Zelensky tel quel

Zelensky ne va pas à la cérémonie d’investiture de Donald Trump parce que, dit-il, il est trop occupé par les « affaires intérieures » de l’Ukraine.

Or en 2024 il est allé 35 fois à l’étranger. Et trois fois au cours des deux premières semaines de janvier. Mais alors il n’y avait aucune affaire intérieure préoccupante en Ukraine…

Selon Donald Trump junior, Zelensky a demandé trois fois à être invité, et il a reçu un triple refus…

Saints Fabien et Sébastien

Le pape saint Fabien et le soldat Sébastien, martyrs en 250 et en 303, sont les deux premiers noms du martyrologe de ce jour.

Le dernier est saint Euthyme :

In Palæstína natális sancti Euthýmii Abbátis, qui zelo cathólicæ discíplinæ et virtúte miraculórum, témpore Marciáni Imperatóris, in Ecclésia flóruit.

En Palestine, l’anniversaire de saint Euthyme abbé ; célèbre par son zèle pour la discipline catholique et par l’éclat de ses miracles, il fut, au temps de l’empereur Marcien, une des gloires de l’église.

Saint Euthyme est le premier cité dans le calendrier byzantin. De même que saint Antoine fut à l’origine du mouvement monastique en Egypte, il le fut en Palestine. C’est du reste lors de la vigile de la fête de saint Antoine, donc le soir du 16 janvier, qu’il réunit ses disciples pour leur donner ses dernières instructions, et leur annoncer sa mort, trois jours plus tard. Il avait 95 ans. Le zèle dont parle la notice latine est celui qu’il eut pour maintenir la foi de Chalcédoine alors que le siège de Jérusalem était occupé par un monophysite. On connaît l’anecdote de l’impératrice Eudoxie, monophysite, voulant redevenir catholique et envoyant des émisssaires à saint Syméon le Stylite, qui lui fit répondre : « Pourquoi chercher au loin à puiser l’eau, alors que tu as près de toi la source. Tu as l’homme-de-Dieu Euthyme, suis ses enseignements et tu seras sauvée ! » Et elle s’installa près de la laure d’Euthyme.

Tropaire :

Réjouis-toi, stérile désert, rayonne d’allégresse, toi qui n’as pas connu les douleurs, car l’homme des désirs spirituels a multiplié tes enfants, les faisant croître dans la foi, les nourrissant de tempérance pour la perfection des vertus. Christ Dieu, par ses prières pacifie notre vie.

Fresque du protaton de Karyès, Athos, XIIIe siècle.

2e dimanche après l’Epiphanie

L’antienne de communion résume l’évangile des Noces de Cana, et la réaction du maître d’hôtel est plutôt pittoresque, avec une rare expressivité dans le plain chant : son étonnement, tout en haut du mode, comme en voix de fausset, montre son irritation de ne pas comprendre ce qui vient de se passer.

La voici par les moniales d’Ozon, en 1960 (elles sont aujourd’hui au Pesquié, en Ariège, avec la néo-liturgie badigeonnée de grégorien).

Dicit Dóminus : Implete hýdrias aqua et ferte architriclíno. Cum gustásset architriclínus aquam vinum factam, dicit sponso : Servásti bonum vinum usque adhuc. Hoc signum fecit Jesus primum coram discípulis suis.

Le Seigneur dit : Remplissez d’eau ces urnes et portez-en au maître du festin. Dès que le maître du festin eut goûté l’eau changée en vin, il dit à l’époux : tu as gardé le bon jusqu’à ce moment. Tel fut le premier miracle que fit Jésus devant ses disciples.

Parabole net zéro

A Nottingham, en Angleterre, on a construit une école ultramoderne pour 240 enfants, dans un nouveau quartier très cher. Une école certifiée « net zéro » : zéro émission de gaz à effet de serre, zéro « carbone »… Application parfaite de l’idéologie écoloclimatique régnante. Mais la même idéologie est celle qui demande de ne pas avoir d’enfants… Et de fait il n’y a aucun enfant inscrit dans cette école… Logique. Logique de mort. Mais de mort décarbonée.

L’incendie de l’île d’Amsterdam

Un incendie s’est déclaré mercredi sur l’île française d’Amsterdam, des Terres australes et antarctiques. Les seuls habitants sont les membres du personnel tournant de la station scientifique, qui ont été évacués. Aux dernières nouvelles le feu s’approche des bâtiments de la station, qui risque fort de disparaître dans les flammes avec toutes ses installations.

L’origine de l’incendie est inconnu. Mais l’AFP conclut ainsi une de ses dépêches :

Elle est l’île la moins au sud des Australes, qui comprennent également Crozet et Kerguelen. Son climat est donc plus tempéré et il n’y a pas d’eau sur l’île, favorisant une végétation plus sèche « plus propice » aux incendies.

Mais cette « végétation plus sèche » et anarchique est récente, et cet incendie, comme tant d’autres ces temps-ci, est le fruit de l’idéologie pseudo-écologique. En 1871, une famille de La Réunion s’était installée sur l’île pour élever des bovins. Mais les conditions de vie étaient trop dures, et la famille est repartie six mois plus tard, laissant sur place leurs cinq bêtes. Il faut croire que les conditions de vie, sur une île australe et « sans eau », n’étaient pas si défavorables pour les bovins, puisqu’un siècle plus tard ils étaient environ 2.000… Alors, pour « préserver l’environnement » (car contrairement au castor, la vache, même retournée à l’état sauvage, n’a pas droit au titre d’« ingénieur des écosystèmes »), on éradiqua une bonne partie du troupeau et on cantonna les survivants dans une parcelle close. Puis en 2007 on décida de supprimer toutes les bêtes, afin que les terres puissent être « recolonisées par les plantes endémiques ». Cela a peu à peu fonctionné… jusqu’à ce que tout crame.

J’avais signalé en juillet 2022 ce phénomène spectaculaire de l’incendie dans les monts d’Arrée, où les terrains appartenant à l’Etat avaient entièrement brûlé, et où les terrains de l’élevage de bœufs Angus étaient restés intacts, le feu s’arrêtant net à la clôture.

Nombre de feux sont dûs à l’idéologie pseudo-écolo, celle-là même qui est désormais au pouvoir et qui interdit au paysan de démanteler un barrage de castor. Elle interdit aussi de nettoyer les taillis sous prétexte de préserver la « biodiversité », et les broussailles qui naguère étaient enlevées sont aujourd’hui les allume-feu de la nature. Ainsi que les très précieuses « plantes endémiques » des terres australes qu’il faut absolument préserver sans qu’on sache pourquoi.