Hallucinant

Cherchant à savoir à quoi correspond la commande « image mise en avant » sur cette plateforme et ce que cela donne, je choisis, pour voir, « générer une image mise en avant avec l’IA ». Et voici ce que j’obtiens pour le texte sur la famille selon le ministère de la Santé du Vermont : deux jeunes femmes noires avec deux enfants…

(Je ne sais pas si les paires de lesbiennes sont désormais représentatives des familles du Vermont, mais en tout cas il n’y a quasiment pas de noirs dans cet Etat.)

Ni fils ni fille, ni foyer

Le ministère de la Santé du Vermont, aux Etats-Unis, demande de ne plus utiliser les mots « fils » ou « fille », mais seulement « enfant », qui est plus « inclusif ».

Explication :

« Le langage que nous utilisons est important ! De nombreuses familles et de nombreux élèves se préparent à la nouvelle année scolaire. L’équité dans la salle de classe est un élément essentiel d’un environnement d’apprentissage productif et sain. Lorsque l’on parle de la famille, il est important d’utiliser des termes qui couvrent les nombreuses versions de ce à quoi la famille peut ressembler. Abonnez-vous à notre bulletin mensuel sur l’équité en matière de santé pour obtenir d’autres conseils ! »

C’est pourquoi il ne faut pas parler à quelqu’un de son fils et de sa fille : premièrement vous ne savez pas si l’enfant est légalement son fils ou sa fille, deuxièmement vous ne savez pas a priori de quel genre est cet enfant.

De même vous ne devez pas parler des « membres du foyer », mais des « membres de la famille », car tous les membres de la famille ne vivent pas forcément dans le même foyer (« divorcés, incarcérés, demi-frères et sœurs, etc. »).

En Argentine

Le ministre argentin de la Justice Mariano Cuneo Libarona a suscité un énorme tollé en disant… une évidence :

« Nous rejetons la diversité des identités sexuelles qui ne correspondent pas à la biologie, ce sont des inventions subjectives. Le genre seul, c’est fini. Pour nous les valeurs c’est la famille, qui est le centre de la société et de l’éducation. »

Le ministre était auditionné par la commission parlementaire sur les Femmes et la diversité. Son propos a été dénoncé de façon virulente par les lobbies LGBT, mais aussi par les organisations de défense des droits de l’homme, y compris Amnesty International, et par plusieurs parlementaires appelant à la démission du ministre.

Toutefois le porte-parole de la Présidence l’a défendu, et de façon intelligente – et cinglante :

« Nous ne voulons aucune discrimination, mais nous voulons que quiconque se perçoit comme il se perçoit n’exige pas que les autres reconnaissent cette auto-perception. »

Remous moldaves

Le parti au pouvoir en Moldavie « prend ses distances » avec le propos de son député Șoimaru qui annonçait hier que l’Eglise orthodoxe de Moldavie allait être supprimée dès l’automne prochain, comme l’Eglise orthodoxe ukrainienne.

Le Parti d’Action et de Solidarité affirme qu’il n’existe aucune initiative législative ou gouvernementale qui menace l’Eglise, et que sa position « a été et reste la promotion de la bonne entente entre tous les citoyens de la République de Moldavie, indépendamment de la religion, de la culture, de la langue ou de l’appartenance ethnique ».

Plus surprenante (vu d’ici) est la réaction d’Adèle Răileanu, du parti socialiste, député du Bloc communiste et socialiste :

« Nous ne pouvons pas permettre que l’on s’attaque aux choses qui définissent cette nation. Comment les dirigeants du pays peuvent-ils justifier leurs appels à l’unité et à la bienveillance lorsque leurs propres membres lancent des attaques contre l’Église et la foi ? »

Les « évangéliques » et le Saint Suaire

Le site américain Orthodox Reflexions publie souvent des articles intéressants, parfois excessifs (on dirait « intégristes » chez nous), la plupart du temps trop longs… Le dernier paru explique fort bien, grâce à la tradition des icônes, pourquoi les évangéliques rejettent violemment toute idée d’une authenticité du Saint Suaire. En voici une traduction.

Le Suaire de Turin a refait parler de lui récemment lorsqu’une nouvelle étude, publiée dans la revue Heritage, a daté l’origine du tissu à 2.000 ans. Cela ne prouve pas de manière concluante que le suaire est bien le drap mortuaire du Christ. Cependant, cette étude place le tissu au bon endroit, au bon moment, pour qu’il soit authentique.

Ce ne sont pas tous les catholiques romains, et certainement pas tous les chrétiens orthodoxes, qui acceptent le Suaire comme une véritable relique de la résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ. Cependant, qu’ils acceptent ou rejettent le Suaire, les discussions entre catholiques romains et orthodoxes sont le plus souvent civiles. Il n’y a pas d’enjeux particulièrement importants d’un côté comme de l’autre. Si le Suaire est réel, il s’agit d’une relique authentique de plus, originaire de Jérusalem, qui s’est retrouvée en Italie à la suite des Croisades. Il n’y a là rien de nouveau. Si le Suaire est un faux, ce n’est qu’une fraude pieuse de plus dans une histoire vieille de 2 000 ans, déjà jalonnée de tant d’autres. La foi de chacun n’est pas en jeu.

Cependant, de nombreux évangéliques sur l’espace en ligne n’ont pas pris les derniers résultats des tests sur le Suaire avec autant de sérénité. Presque immédiatement, les apologistes évangéliques se sont mis à attaquer violemment l’authenticité du Suaire. L’intensité de cette réaction a quelque peu surpris de nombreux orthodoxes et catholiques romains. Ils ont souvent posé la question suivante : « Pourquoi sont-ils comme ça ? ». L’explication la plus courante est celle d’un parti pris anticatholique. (J’utiliserai cette expression dans le sens d’anti-romain et d’anti-orthodoxe dans ce cas-ci.) Il y a certainement du vrai dans cette explication. L’évangélisme est souvent réactif à l’égard de tout ce qui est perçu comme « catholique », qu’il s’agisse d’art, d’un calice, de vêtements, d’écrits patristiques du premier siècle ou même de l’architecture des églises. « Catholique = mauvais » pourrait bien être la devise officielle de l’évangélisme.

Mais dans le cas du Suaire, le simple sectarisme anticatholique n’explique pas tout. Le Suaire présente un défi qui peut réellement détruire l’évangélisme. Un fait dont beaucoup d’entre eux sont parfaitement conscients à un certain niveau, même s’ils refusent de l’exprimer clairement.

Attendez, quoi ? L’authenticité du Suaire pourrait-elle menacer l’existence même de l’évangélisme ? Absolument. Deux raisons majeures viennent immédiatement à l’esprit.

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