De la férie

L’antienne de Benedictus aux laudes de ce jour est une citation de la première épître de saint Paul à Timothée, dont certains exégètes pensent que c’était un cantique de la toute première liturgie. C’est en tout cas un saisissant résumé de l’économie christique du salut.

Maniféste magnum est pietátis sacraméntum, quod manifestátum est in carne, justificátum est in spíritu, appáruit Angelis, prædicátum est Géntibus, créditum est in mundo, assúmptum est in glória, allelúja.

Manifestement, il est grand, le mystère de piété qui s’est manifesté dans la chair, a donné sa justification dans l’esprit, est apparu aux Anges, a été prêché aux Gentils, cru dans le monde et élevé en gloire, alléluia.

Novo-Tikhvine

Sublime divine liturgie ce matin au monastère Novo-Tikhvine de Iekaterinbourg, chant byzantin épuré sur le texte slavon. (Dimanche après la Nativité.)

Pendant l’hymne des chérubins, à partir de 1h11’50, l’immense lustre tourne, faisant danser dans la pénombre de l’église les lumières rouges (les séraphins) et bleues (les chérubins)…

Le monastère célèbre la fête de saint Basilisc de Sibérie, dont le tombeau se trouve dans cette église dédiée à saint Alexandre Nevski. (On le voit au premier plan à 4′ et à 2h31.)

Les deux célébrants principaux sont l’évêque Serge d’Alapaïevsk et l’évêque Méliton de Nijni Taguil (les deux autres éparchies de la métropole de Iekaterinbourg).

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Présentation d’un livre qui vient tout juste de paraître, publié par le monastère :

Le vénérable Basilisc a vécu à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, mais par ses prières, il était l’égal des anciens ascètes. Il a passé près de cinquante ans dans les forêts de Mordovie, de Briansk et de Sibérie, vivant dans le jeûne et le silence. Pour son zèle dans la prière, ainsi que pour sa profonde humilité, sa douceur et sa simplicité, il a reçu de Dieu de nombreux dons spirituels, ainsi que des visions merveilleuses : il a porté dans ses bras l’Enfant Jésus, s’est tenu devant le Seigneur crucifié et a touché avec crainte ses blessures, il a contemplé la Mère de Dieu. Et bien que les exploits du saint et toute sa vie aient été extrêmement élevés, chaque chrétien orthodoxe, en lisant sa vie remplie d’exemples étonnants de foi et de prière, d’amour et d’humilité, y trouvera quelque chose d’utile et d’inspirant.

Le livre publie en russe les enseignements du starets Basilisc, consignés par son disciple, le révérend Zosime.

La Sainte Famille de Jésus Marie Joseph

L’antienne du Magnificat, aux vêpres du premier dimanche après l’Epiphanie, reprenant le même évangile que la fête qui l’a supplanté en 1921, à l’abbaye d’Ozon en 1960.

Fili, quid fecísti nobis sic ? Ego et pater tuus doléntes quærebámus te. Quid est quod me quærebátis ? nesciebátis quia in his, quæ Patris mei sunt, opórtet me esse ?

Fils, pourquoi as-tu agi ainsi avec nous ? Moi et ton père t’avons cherché avec tristesse. Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne savez-vous pas que je dois m’occuper des affaires de mon Père ?

Russophobie ordinaire

La direction du Mai musical de Florence a « temporairement reporté » (sic) deux spectacles de la danseuse Svetlana Zakharova et du violoniste Vadim Repin prévus les 20 et 21 janvier. Décision prise dans un contexte « de tensions internationales créant une atmosphère peu propice au succès du spectacle ».

L’institution florentine obéit ainsi à l’injonction de l’ambassade d’Ukraine en Italie qui avait envoyé des lettres de protestation à la direction du théâtre et à la mairie de Florence.

Il est à noter que le très russophobe « Robert Lansing Institute for Global Threats and Democracies Studies (RLI) » avait publié un long article intitulé « Derrière le rideau de l’art : la performance de Zakharova et Repin à Florence dans le cadre de la stratégie russe de propagande de guerre ».

Svetlana Zakharova est la prima ballerina du Bolchoï, et Vadim Repin (qui est son mari) est le plus grand violoniste russe actuel.

Wokisme aggravé

On avait déjà eu l’invention de l’absurde « féminicide », désormais universellement adopté par les médias. Voici donc le « femmage ».

C’est toute une société qui se retrouve au même niveau de bêtise que cet évêque qui au concile de Mâcon contestait que la femme (femina) puisse être un homme (homo).