Le discours qui s’autodétruit

Léon XIV à l’Elysée :

Je réaffirme « avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain ». (…)

Je constate parfois avec préoccupation les dérives actuelles des sociétés qui risquent de détourner la science et la technologie en entreprises lucratives favorisant les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l’achat d’organes ou l’offre d’une mort programmée. (…)

Comment ne pas voir aussi dans un tel engagement l’expression de la juste laïcité de la Cité terrestre ? Le chrétien impliqué dans la vie publique, et agissant selon la lumière de sa conscience éclairée par la foi, ne peut être considéré comme un prosélyte ou une menace à l’unité de la patrie.

Fort bien. Mais auparavant il avait dit :

Aux célèbres penseurs de la Renaissance, puis du Grand Siècle, feront suite ceux des Lumières, la France apportant alors au monde de véritables conquêtes ; parmi elles, la reconnaissance des Droits de l’homme, inscrits dans la nature de la personne humaine, en particulier la liberté religieuse.

Les Lumières (qu’il souligne), ce sont les Lumières maçonniques. Et les Lumières maçonniques, c’est l’avortement, l’euthanasie, la GPA, les manipulations génétiques, et le laïcisme…

Les enfants de l’élite ukrainienne

Je n’y croyais pas, mais je suis tombé sur l’interview où Vitali Klitschko, le maire de Kiev, explique que ses fils ne peuvent pas aller au front, puisqu’ils n’ont jamais vécu en Ukraine…

C’est dans une interview pour le journal allemand 20 Minuten. En vidéo. Et tel que retranscrit par le journal :

— Certains hommes demandent : « Pourquoi nous, gens ordinaires, devons-nous nous battre ? Où sont les enfants de nos hommes politiques ? Pourquoi devrions-nous mourir alors qu’ils font la fête à l’étranger ? » Que leur répondez-vous ?

— Faites-vous allusion à mes enfants ?

— Aux enfants des hommes politiques en général, mais aussi aux vôtres.

— Mes enfants n’ont jamais vécu en Ukraine. Ils sont nés en Amérique et ont fait leurs études en Europe ou en Amérique.

Le meurtrier de Jarosław

Un Ukrainien a tué un prêtre à coups de couteau, grièvement blessé deux autres prêtres (dont un est mort ce matin) et deux autres personnes, dans un monastère à Jarosław hier en Pologne.

Le premier ministre Donald Tusk a déclaré :

Le meurtrier de Jarosław est entre les mains de la police polonaise. Les procédures sont en cours. L’auteur des faits est un ressortissant ukrainien. Il sera puni avec toute la rigueur de la loi polonaise. Je m’associe à la douleur des proches des victimes de cette attaque brutale.

Ce matin, le parquet annonce qu’il ne peut pas interroger le meurtrier ukrainien en raison de son état mental. Il a été placé en hôpital psychiatrique…

Les autorités de Jarosław ont annoncé dès hier un renforcement des services de police. Pour protéger… les Ukrainiens d’une éventuelle colère polonaise.

Le très médiatique jésuite Lukasz Sosniak (Facebook, YouTube, X, directeur du site internet des jésuites de Pologne) a écrit :

Nous ignorons les motivations de l’agresseur armé d’un couteau à Jarosław, mais il est primordial de ne pas céder à la haine ni aux incitations d’hostilité contre les Ukrainiens. Ce meurtre a été perpétré par un individu spécifique, qui peut lui-même être victime de cette même propagande haineuse.

Pas un mot sur les vraies victimes, pas un mot de simple sympathie, pour ne pas parler de prière, pour ses confrères assassinés et leurs familles… C’est le meurtrier qui est la victime de la haine polonaise…

Le communiqué du primat de Pologne, dans son essence, n’est guère différent ; il est tout de même enrobé d’un peu de piété.

Ah, j’oubliais : plusieurs commentateurs, y compris à la télévision d’Etat, ont affirmé que le crime a pu être téléguidé de Moscou. Et même que le fait que le meurtrier ait un passeport ukrainien ne prouve pas qu’il le soit… (Mais on a découvert qu’il a aussi un passeport allemand – il venait d’Allemagne – et un numéro d’identification sociale polonais.)

Vendredi des quatre temps

Quel est donc celui que représente le Pharisien présumant de sa fausse justice, si ce n’est le peuple juif ? Quelle est celle que désigne la femme pécheresse, suivant les pas du Seigneur et pleurant, si ce n’est la Gentilité convertie ? Elle vint avec un vase d’albâtre, répandit le parfum, se tint en arrière aux pieds du Seigneur, inonda ses pieds de ses larmes, les essuya avec ses cheveux, et elle ne cessa de baiser ces mêmes pieds qu’elle inondait et essuyait. C’est donc nous que cette femme représente, si, après nos péchés, nous retournons au Seigneur de tout cœur, si nous imitons les pleurs de sa pénitence.

Que veut en effet dire ce parfum, si ce n’est la bonne odeur de notre réputation ? C’est pourquoi saint Paul dit : « Nous sommes en tout lieu pour Dieu la bonne odeur du Christ. » Si donc nous faisons des œuvres bonnes, qui répandent dans l’Église l’odeur d’une bonne réputation, que faisons-nous en ce qui concerne le corps du Seigneur, sinon de l’inonder de parfum ?

Mais la femme se tint aux pieds de Jésus : nous nous mettons devant les pieds du Seigneur quand nous nous opposons à ses voies par nos péchés. Mais si nous nous convertissons après nos fautes et embrassons une pénitence sincère, alors nous nous tenons en arrière, à ses pieds, car nous voulons suivre ses pas au lieu de les arrêter.

La femme arrose ses pieds de ses larmes, ce que nous faisons aussi vraiment si, par un sentiment de compassion, nous nous inclinons vers le moindre des membres du Seigneur, si nous prenons part à la souffrance de ses saints dans la tribulation, si, leur tristesse, nous la considérons comme notre tristesse. Nous essuyons donc de nos cheveux les pieds du Seigneur, lorsque nous montrons notre pitié pour ses saints, auxquels nous compatissons par charité, même au moyen de notre superflu, de telle façon que notre esprit souffre dans sa compassion, au point qu’une main généreuse montre le sentiment vif de la douleur.

Celui-là en effet mouille de ses larmes les pieds du Rédempteur, mais ne les essuie pas de ses cheveux, qui compatit, il est vrai, à la douleur de son prochain, mais ne lui vient pas en aide de son superflu. Il pleure, mais il n’essuie pas, celui qui lui présente les paroles de la douleur, mais qui, ne lui présentant pas ce qui lui manque, n’enlève pas du tout la force de la douleur. La femme baise les pieds qu’elle essuie, ce que nous aussi nous faisons véritablement, si nous aimons ardemment ceux que nous soutenons de notre libéralité, de façon que le besoin du prochain ne nous soit pas à charge. Que son indigence, que nous soulageons, ne nous soit pas un fardeau et que, alors que la main présente le nécessaire, notre esprit ne soit pas engourdi loin de l’affection.

Saint Grégoire le Grand, homélie 33 sur les évangiles, leçons des matines.

Un avertissement

De Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères : en fournissant au régime de Kiev une « assistance et un soutien sans limites et de plus en plus multiforme », Londres viole directement « un certain nombre de documents juridiquement et politiquement contraignants, tant bilatéraux que multilatéraux ».

« Le Royaume-Uni se retrouve ainsi sur le point de passer du statut de partie de facto au conflit à celui de partie de jure. Nous adressons au Royaume-Uni la mise en garde la plus ferme possible concernant les conséquences d’une nouvelle escalade. Ils mettent en péril leur propre sécurité. »

Sergueï Riabkov indique que la position de Moscou a été exposée en détail dans une note récemment remise au chargé d’affaires britannique en Russie. « Malheureusement, nous avons beaucoup de mal à percer la couche de leurs propres illusions, délires et préjugés pour expliquer certaines choses élémentaires », a-t-il commenté.