Pas si welcome, en fait…

La branche italienne du lobby international Refugees welcome (bienvenue aux réfugiés) a remporté l’appel d’offres (sic) de la municipalité de Rome visant à convaincre les familles de la capitale italienne d’héberger des « migrants » chez elles. (En fait c’était la seule organisation candidate…)

Pour cela, Refugees welcome Italia a été dotée d’une subvention de près de 400.000 euros sur trois ans.

Au cours des trois premiers mois de l’opération, seulement trois familles ont répondu à l’appel.

Ils sont des milliers à revendiquer l’accueil des « migrants » par des manifestations dans les rues, mais quand il faut les accueillir concrètement, bien sûr il n’y a plus personne.

Ubukraine

La loi interdisant l’Eglise orthodoxe ukrainienne a été votée en août 2024. Mais, malgré les persécutions permanentes, l’Eglise orthodoxe ukrainienne est toujours là. Et son éradication n’avance guère. Dernier épisode en date (on ne l’apprend qu’aujourd’hui mais la décision date du 6 avril…) : une cour d’appel a annulé les conclusions de « l’expertise en sciences religieuses » menée par le Service d’État ukrainien pour l’ethnopolitique et la liberté de conscience sur les statuts de l’Eglise (visant à « prouver » qu’elle dépend de Moscou). La cour d’appel constate une substantielle violation de procédure qui remet en cause l’impartialité de l’expertise. Et elle juge illégaux les actes du chef du Service en question, Viktor Yelensky, qui a approuvé les conclusions alors qu’une demande de récusation était en instance.

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Valery Zaloujny, ancien commandant en chef des armées ukrainiennes, aujourd’hui ambassadeur d’Ukraine à Londres, en tête dans les sondages, a déclaré à la télévision :

« Quand je serai sur mon lit de mort, je ferai jurer à mon fils, avant de mourir, qu’il reprendra les territoires occupés. Et il me jurera aussi que s’il n’y parvient pas, il me jurera qu’il obligera son fils à le faire, et il lui jurera que son fils reprendra tout ce qu’on nous a pris jusqu’à présent. »

C’est beau comme l’antique. Sauf que Zaloujny… n’a pas de fils. 

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La Suède aussi fait du piratage maritime. Sur demande de l’Ukraine (dont les demandes sont des ordres quand il s’agit de nuire à la Russie), elle a détourné un bateau russe (sous pavillon guinéen) qui transportait des céréales de Crimée. Des céréales « volées à l’Ukraine », selon la clique de Zelensky.

Puisque l’archéologue Boutiaguine, accusé de « piller la Crimée », a échappé à la justice ukrainienne, il fallait bien trouver autre chose…

(En 2014, le référendum en Crimée sur la réunification avec la Russie s’est soldé par 96,77% de oui avec une participation de 83,1%.)

Sainte Catherine de Sienne

Lettre à Maître André Vanni, peintre (traduction Emile Cartier, 1886).

Très cher Fils dans le Christ, le doux Jésus, moi, Catherine, la servante et l’esclave des serviteurs de Jésus-Christ, je vous écris dans son précieux sang, avec le désir de vous voir constant et persévérant dans la vertu, et non pas comme la feuille qui cède au vent. Vous devez être comme un arbre profondément enraciné dans la vallée de l’humilité véritable, afin que le vent de l’orgueil ne puisse pas renverser votre âme, qui est un arbre d’amour; car Dieu l’a créée par amour; elle vient de l’amour et ne peut vivre que d’amour, du saint amour de Dieu, et non de l’amour-propre et sensuel, qui lui donne la mort et leur ôte la vie de la grâce, en la plaçant sur la montagne de l’orgueil, où elle est exposée a tous les vents contraires qui l’agitent, qui font tomber ses fruits et brisent ses rameaux. Et si elle ne se fortifie en prenant les moyens nécessaires, l’arbre sera renversé. Quelquefois souffle tout a coup le vent des tentations honteuses et des mouvements du cœur, qui agite continuellement l’arbre et le dépouille de ses feuilles, c’est-à-dire de ses saintes pensées et de ses paroles charitables pour le prochain; ce sont ces feuilles qui protègent les fruits. Il y a aussi un autre vent qui entre dans le cœur des hommes et qui sort par la bouche c’est celui des persécuteurs du monde qui, lorsque les cœurs sont corrompus, souffle les murmures, les injures, les mépris et les outrages de parole et d’action. Ce vent fait tomber l’arbre de la patience et brise les branches des autres vertus. L’arbre est renversé, si on ne le soutient pas par l’amour de Dieu et du prochain : il souffre de la violence du vent, parce qu’il est placé sur la hauteur; s’il était placé dans la vallée entre deux montagnes, cela ne lui arriverait pas; les vents frapperaient les hautes montagnes sans l’atteindre, il n’en entendrait que le bruit.

Comment donc transplanter cet arbre dans la vallée et la terre de l’humilité? Le voici. C’est par une vraie connaissance de nous-mêmes, par la haine et le mépris de la sensualité; nous ne pourrons pas être humbles autrement. Mais alors nous serons entre deux grandes montagnes, entre la vertu de force et la vertu de patience, qui reçoivent les assauts de tous les vents contraires; et même, plus les vents sont contraires, plus l’âme se fortifie et montre sa force par l’épreuve de sa patience. Alors les vertus se conservent et se nourrissent par la doctrine et l’édification qu’on donne au prochain. L’âme porte les fleurs odoriférantes de ses saintes pensées en jugeant sainement les choses, en voyant en elle et dans le prochain la volonté de Dieu, qui ne veut que notre bien, et non celle des hommes; en mortifiant son jugement, en tuant sa volonté, en maintenant et en nourrissant l’arbre de la charité du prochain avec un ardent désir du salut des hommes, et en jouissant de. cette nourriture pour l’honneur de Dieu. Oh! qu’il est beau, l’arbre de notre âme! Lorsqu’il est bien planté, il se pare de l’humilité de l’Agneau sans tache qui nous a donné la vie, et il s’éclaire d’un soleil de grâce et de miséricorde; et cette miséricorde, tous nos mérites n’auraient pu l’obtenir. Mais, parce que Dieu s’est humilié jusqu’à l’homme en nous donnant le doux et tendre Verbe, parce que le Verbe, le Fils de Dieu, s’est abaissé dans sa patience jusqu’à la mort honteuse de la Croix, nos actions et nos vertus acquièrent des mérites par son humilité et par la vertu de son précieux sang répandu avec tant d’amour.

Vous voyez donc qu’il n’y a pas d’autres moyens de persévérer et de croître dans la vertu. Aussi je vous prie, mon très cher Fils dans le Christ, le doux Jésus, d’apprendre de ce doux Agneau sans tache à vous abaisser toujours par une humilité sincère, afin que vous conserviez et que vous augmentiez votre vertu, dans quelque état que vous vous trouviez. Car pour celui qui est humble, toutes ses œuvres spirituelles et temporelles lui profitent pour le ciel, parce qu’il les fait avec la grâce. Ses œuvres temporelles lui donnent la vie, parce qu’il les fait, le regard fixé sur Dieu; ses œuvres spirituelles répandent le parfum de la vertu devant Dieu et devant les hommes du monde: et s’il est appelé à commander, il répand la bonne odeur de la sainte justice; car celui qui est humble n’est pas injuste envers son prochain; il ne le méprise pas, mais il l’aime comme lui-même. Je vous prie donc, mon très cher Fils, dans votre position présente, de rendre toujours la justice au petit comme au grand, au pauvre comme au riche; rendez également à chacun ce qui lui est dû, ainsi que le veut la justice accompagnée de la miséricorde. Je suis certaine que la bonté de Dieu vous le fera faire; et je vous y invite autant que je le sais et que je le puis. Soyez dans ce doux Avent et dans cette sainte fête prés de la crèche de l’humble Agneau. Vous y trouverez Marie adorant son Fils; cette pauvre voyageuse, qui possède la richesse du Fils de Dieu, n’a pas de langes convenables pour l’envelopper, et de feu pour le réchauffer, lui, le Feu divin, l’Agneau sans tache; et ce sont des animaux qui s’inclinent sur le corps de l’Enfant pour le réchauffer de leur souffle. Ne faut-il pas rougir de l’orgueil , des délices des hommes et des richesses du monde, en voyant un Dieu si humilié? Visitez donc le saint lieu pendant cet Avent, afin de pouvoir renaître à la grâce; et afin de pouvoir mieux le faire et recevoir ce divin Enfant, confessez vous et disposez-vous, s’il est possible, à la sainte Communion. Je finis. Demeurez dans la sainte et douce dilection de Dieu. Doux Jésus, Jésus amour.

Sainte Catherine de Sienne par Andrea Vanni, vers 1400, basilique Saint-Dominique de Sienne.

Un silence éloquent

Voilà plus de 24 heures que Macron a fait de la dépénalisation de l’avortement « une priorité en Andorre ».

Et le co-prince catalan, l’évêque d’Urgell Josep-Lluís Serrano Pentinat, n’a toujours pas fait le moindre commentaire.

Il doit toujours être sous le charme de son co-prince parisien, sans doute. Ou alors le discours de Macron avait reçu son assentiment, donc celui de Rome (on sait que le cardinal Parolin suit personnellement l’affaire)…

Saint Pierre martyr

Martyrologe romain :

Saint Pierre, de l’Ordre des Frères Prêcheurs, martyr, qui souffrit pour la Foi Catholique le 8 des ides d’avril (6 avril).

Pierre de Vérone fut le premier martyr dominicain et le premier saint de son ordre, canonisé en 1253 un an après sa mort. Voir notamment ici et .

Dans le martyrologe de ce jour on lit aussi cette mention pittoresque :

Dans l’île de Corfou, sept voleurs, qui, convertis au Christ par saint Jason, parvinrent à la vie éternelle par la voie du martyre.

Le synaxaire orthodoxe raconte ceci, pour la fête des « saints Jason, Sosipater et leurs compagnons ».

L’apôtre Jason était originaire de Tarse (Asie Mineure). Il fut le premier chrétien de la ville. L’apôtre Sosipater était originaire de Patras, en Achaïe. On pense qu’il s’agit du même Sosipater que celui mentionné dans les Actes 20, 4. Tous deux devinrent disciples de saint Paul, qui les appelait même ses « frères » (Rm 16, 21). Saint Jean Chrysostome (Homélie 32 sur Romains) affirme qu’il s’agit du même Jason que celui mentionné dans les Actes 17, 5-9. Saint Jason fut ordonné évêque dans sa ville natale de Tarse, et saint Sosipater à Iconium. Ils voyagèrent vers l’ouest pour prêcher l’Évangile, et en 63, ils atteignirent l’île de Kerkyra [Corfou] dans la mer Ionienne, près de la Grèce.

Là, ils construisirent une église au nom du protomartyr Étienne et baptisèrent de nombreuses personnes. Le gouverneur de l’île l’apprit et les fit jeter en prison, où ils rencontrèrent sept voleurs : Saturninus, Iakischolus, Faustianus, Januarius, Marsalius, Euphrasius et Mammius. Les apôtres les convertirent au Christ. Pour avoir confessé le Christ, les sept prisonniers moururent en martyrs dans un chaudron rempli de goudron, de cire et de soufre en fusion.

Le gardien de la prison, après avoir été témoin de leur martyre, se déclara chrétien. Pour cette raison, on lui coupa la main gauche, puis les deux pieds et enfin la tête. Le gouverneur ordonna que les apôtres Jason et Sosipater soient fouettés et à nouveau enfermés en prison.

Lorsque la fille du gouverneur de Kerkyra (Corfou), la jeune fille Kerkyra, apprit comment les chrétiens souffraient pour le Christ, elle se déclara chrétienne et distribua tous ses bijoux aux pauvres. Le gouverneur, furieux, tenta de persuader sa fille de renier le Christ, mais sainte Kerkyra resta ferme face aux tentatives de persuasion et aux menaces. Alors, le père furieux imagina un terrible châtiment pour sa fille : il ordonna qu’elle soit placée dans une cellule de prison avec le brigand et meurtrier Murinus, afin qu’il puisse souiller la fiancée du Christ.

Mais lorsque le brigand s’approcha de la porte de la cellule, un ours l’attaqua. Sainte Kerkyra entendit le bruit et chassa la bête au nom du Christ. Puis, par ses prières, elle guérit les blessures de Murinus. Puis sainte Kerkyra l’éclaira de la foi du Christ, et saint Murinus se déclara chrétien et fut exécuté.

Le gouverneur ordonna de brûler la prison, mais la sainte vierge resta en vie. Puis, sur l’ordre de son père furieux, elle fut suspendue à un arbre, asphyxiée par une fumée âcre et transpercée de flèches. Après sa mort, le gouverneur décida d’exécuter tous les chrétiens de l’île. Les martyrs Zénon, Eusèbe, Néon et Vitalis, après avoir été éclairés par les saints Jason et Sosipater, furent brûlés vifs.

Les habitants de Corfou, fuyant la persécution, se réfugièrent sur une île voisine. Le gouverneur prit la mer avec un détachement de soldats, mais fut englouti par les vagues. Le gouverneur qui lui succéda ordonna de jeter les apôtres Jason et Sosipater dans un chaudron de goudron bouillant. Lorsqu’il les vit sains et saufs, il s’écria en pleurant : « Ô Dieu de Jason et Sosipater, aie pitié de moi ! »

Une fois libérés, les apôtres baptisèrent le gouverneur et lui donnèrent le nom de Sébastien. Avec son aide, les apôtres Jason et Sosipater construisirent plusieurs églises sur l’île et agrandirent le troupeau du Christ par leur prédication fervente. Ils y vécurent jusqu’à un âge avancé.

La basilique « des saints apôtres Jason et Sosipater » est la plus ancienne église de Corfou (autour de l’an mil).