Andorre est avec le Vatican le dernier Etat en Europe où l’avortement soit toujours strictement interdit.
Alors Macron, le « co-prince », est allé sur place pour « souhaiter » que ça change, prétextant une « demande » des femmes andorranes… (Les seules demandes sont celles de l’ONU, de la France et des lobbies. Il n’y a jamais eu de procès et les femmes qui veulent avorter vont en France ou en Espagne, avec une aide du gouvernement…)
« Je souhaite que ce débat progresse et qu’il permette de répondre à une demande que j’entends. Votre gouvernement a fait une proposition d’avancer. Elle me paraît proportionnée. »
« Le gouvernement s’efforce de trouver une solution mûrement réfléchie et négociée sans compromettre notre système politique », a déclaré le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot Zamora, qui il y a un mois a dit espérer « dépénaliser » l’avortement d’ici un an.
Macron avait déjà évoqué le sujet lors de sa première visite en 2019, comme le veut l’obsession de la culture de mort.
Le problème, jusqu’ici, est que l’autre co-prince est un évêque. Depuis fin mai 2025 c’est Josep-Lluís Serrano Pentinat. Son prédécesseur avait dit qu’il « abdiquerait » si l’avortement était dépénalisé. D’où le désir de « ne pas compromettre notre système politique »…
Mais l’actuel évêque co-prince n’a encore rien dit publiquement, semble-t-il. Et la signature d’un seul co-prince suffit : la loi sur les unions civiles de personnes de même sexe a été signée par Chirac en 2005, celle sur la PMA par Macron en 2019. Et depuis 1993 Andorre est un Etat « non confessionnel ».
Le projet de loi devait être présenté en automne 2025, puis au premier trimestre 2026…
Il pose un autre problème : il faudra une modification de la Constitution, qui dans son article 8 « reconnaît le droit à la vie et protège totalement celle-ci dans ses différentes périodes »…