Ukraine-Israël : le torchon brûle ?

Zelensky a fait rapatrier les restes du « héros » Andrey Melnyk, qui était inhumé au Luxembourg, et lundi dernier a eu lieu une cérémonie nationale, en quelque sorte de translation des reliques de la « grande figure ukrainienne » (Zelensky dixit), responsable de massacres de Polonais et de juifs en Ukraine par son armée financée par les nazis. L’office funèbre a été célébré par le porte-parole de l’Eglise du pouvoir et par des prêtres de l’Eglise grecque-catholique.

Le ministère israélien des Affaires étrangères ayant protesté, le chef actuel de l’OUN de Melnyk, Bohdan Tchervak, l’a accusé de « provocation flagrante » et de « faire le jeu de la propagande russe »…

Le Mémorial de l’histoire de l’Holocauste, Yad Vashem, a également protesté :

« L’hommage rendu au chef d’un mouvement qui a soutenu l’Allemagne nazie et collaboré avec elle pendant la période de persécution et d’extermination de millions de Juifs sape les fondements moraux nécessaires à la préservation de la mémoire de l’Holocauste. Yad Vashem est profondément préoccupé par de telles commémorations officielles, organisées au détriment de la vérité historique et de la mémoire des victimes de l’Holocauste. »

En réaction, le fameux site Mirotvorets a ajouté à sa liste d’ennemis de l’Ukraine à éliminer le président de Yad Vashem, Danny Dayan. Il est accusé d’« actions délibérées et systématiques visant à attiser la discorde interethnique et interétatique entre Israël et l’Ukraine », ainsi que d’« agression humanitaire contre l’Ukraine » et de « provocations informationnelles ». Et d’ajouter :

« Le Centre “Mirotvorets” demande aux forces de l’ordre de considérer cette publication sur le site comme une déclaration selon laquelle ce citoyen a commis des actes délibérés contre la sécurité nationale de l’Ukraine, la paix, la sécurité de l’humanité et l’ordre juridique international, ainsi que d’autres infractions. »

Généreux benêts

La municipalité de Bordeaux est passée des écolos aux macronistes, mais ils sont toujours aussi stupides. Ils ont décidé de refuser le legs de 53 objets d’art africain, par une Bordelaise qui a longtemps vécu en Afrique, et de restituer ces œuvres à leurs pays d’origine.

La mairie de Bordeaux s’inscrit ainsi dans le sillage de la loi définitivement votée le 9 mai dernier, à l’unanimité des benêts de l’Assemblée, loi voulue et magnifiée par Macron en personne comme « irréversible » pour l’éternité.

Cette loi établit une dérogation au principe d’inaliénabilité pour les œuvres entrées dans le domaine public qui ont fait l’objet, entre 1815 et 1972, d’une « appropriation illicite ».

Déjà il n’est pas évident de déterminer ce qu’est une « appropriation illicite », en dehors des cas manifestes de pillage. Nombre de ces objets ont été achetés. Certes, vu de Paris ou de Bordeaux en 2026, les plus beaux n’ont pas été achetés à leur juste valeur, tant s’en faut, mais vu de la brousse à l’époque, l’évaluation n’était pas la même, il s’en faut.

Ensuite et surtout, ce que les benêts ne veulent pas savoir, c’est qu’une très grande partie de ces objets d’art africain sont sculptés dans des bois tendres, qu’ils étaient des objets cultuels, créés pour une cérémonie précise, ou un ensemble de cérémonies, et ensuite jetés dans un endroit où ils pourrissaient… et où éventuellement des « voleurs » occidentaux les récupéraient. Ou utilisés jusqu’à ce qu’ils tombent en ruine. En réalité, une grande majorité de ces objets ont été sauvés par les Occidentaux. S’ils étaient restés dans leurs pays ils auraient disparu depuis longtemps.

Il est peut-être bien, tout en le sachant, de les restituer, du moins partiellement, mais ce n’est pas du tout un impératif moral.

D’autre part, il est curieux tout de même que la loi se limite à la période 1815-1972, comme s’il n’y avait pas eu de pillages auparavant. Mais si l’on veut bien rendre aux Africains ce qu’ils ont fabriqué autrefois, il n’est pas question de rendre ce que nous avons volé dans le reste du monde, depuis au moins les croisades… Une hypocrisie de plus.

Même pas honte…

Cette sémillante personne qui s’est fait tatouer une tête de mort sur le bras est l’Ukrainienne Oleksandra Oliynykova, et elle doit jouer demain à Rolland Garros contre la Russe Diana Schnaider. Elle a tenu une conférence de presse pour déclarer :

« C’est comme jouer en Allemagne nazie pour des officiers de la Gestapo dans un tournoi organisé par une entreprise qui a construit Auschwitz. »

Sic. Et que reproche-t-elle précisément à la Russe ? D’avoir joué dans UN tournoi financé par Gazprom… (En Russie Gazprom est omniprésent dans le monde du sport et de la culture, et ne fabrique pas de chambres à gaz…)

Mais où sont les nazis ? Lundi dernier, Zelensky a assisté à la cérémonie solennelle de réinhumation des restes d’Andrey Melnyk au cimetière militaire national. Melnyk était le principal concurrent de Bandera et il fit scission, devenant le chef de l’OUN-M (melnykistes), face à l’OUN-B (banderistes). Zelensky a publiquement qualifié ce collaborateur de l’Allemagne hitlérienne de « remarquable Ukrainien », suscitant une vive réaction du ministère des Affaires étrangères d’Israël, et du président polonais, qui propose de retirer à Zelensky la plus haute distinction de l’État polonais, l’Ordre de l’Aigle blanc, qui lui avait été conféré il y a trois ans. Car ce n’est pas la première fois que Zelensky glorifie les « héros » nazis ukrainiens (récemment il a donné à un centre d’opérations spéciales de l’armée, le nom officiel de « Héros de l’UPA », l’armée de Badera, coupable de massacres de grande ampleur de Polonais et de juifs), et c’est en 2022 que la plus longue avenue de Kiev a été renommée Bandera, par le conseil municipal qui chantait le célèbre hymne patriotique « Notre Père est Bandera, l’Ukraine notre mère ».

Oleksandra Oliynykova, si tu balayais devant ta porte ?

Riga, Lettonie

Deux autres vidéos sur le supermarché Mix Markt qui vient de s’ouvrir à Riga, qui propose tous les produits alimentaires typiquement russes, venus de Russie (via l’Allemagne…)…

La vidéo de « Bama TV » et celle de « Nikita Riga » sont l’une et l’autre intégralement en russe, et les dizaines de commentaires sont tous en russe…

La première, mise en ligne hier, a été vue plus de 20.000 fois, la seconde, mise en ligne ce matin, vient de dépasser les 1.300 vues.

Celle de Veronika, mise en ligne hier, a dépassé les 21.000 vues.