Bartholomée et la Géorgie

Le Service des Renseignements extérieurs de la Fédération de Russie indique que, selon ses informations, le patriarche de Constantinople Bartholomée souhaite placer l’Église orthodoxe géorgienne (EOG) sous son influence, profitant du décès du Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie, Elie II. « Il souhaite promouvoir au poste vacant un représentant de l’EOG sur lequel il pourrait s’appuyer. Bartholomée envisage comme candidats à ce poste le métropolite d’Europe occidentale Abraham (Garmelia) et le métropolite de Potis et de Khob Grigori (Berbichashvili). Dans son entourage immédiat, il les présente comme les exécutants les plus aptes à accomplir sa volonté. »

Comme je l’ai signalé, les obsèques d’Elie II, présidées par Bartholomée, ont été une vraie claque pour lui. Car une délégation d’évêques de l’Eglise orthodoxe ukrainienne avait été invitée, mais il n’y avait aucun représentant de l’Eglise du pouvoir ukrainien fabriquée par Bartholomée et Porochenko en 2018, et considérée par le patriarche de Constantinople comme la seule Eglise orthodoxe en Ukraine.

Cette délégation ukrainienne a ensuite été reçue officiellement par les dirigeants de l’Eglise géorgienne (ainsi que la délégation russe).

Le patriarche par intérim, nommé par le patriarche Elie dès 2017, est le métropolite Shio Mujiri. Il est considéré comme le successeur naturel d’Elie II. Mais il est considéré comme « pro-russe ». C’est pourquoi Bartholomée veut absolument que soit élu un candidat selon ses vœux…

(Le métropolite Shio avait fait parler de lui dans nos gazettes en 2021, quand la marche LGBT de Tbilissi avait été attaquée par des contre-manifestants. Il avait juste dit que pour éviter les violences il serait bon de « proscrire toute insulte à la religion et aux sentiments nationaux »…)

L’apartheid assumé

Les députés israéliens ont définitivement adopté en troisième lecture le projet de loi prévoyant que toute personne « qui cause intentionnellement la mort d’une (autre) dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État d’Israël, sera condamnée à mort ou à la prison à perpétuité. », et précise que pour les Palestiniens de Cisjordanie la peine capitale est la sanction par défaut si l’homicide est qualifié de « terroriste », ce qui sera automatique puisque tous les Palestiniens sont qualifiés de « terroristes ».

« Israël » est le seul Etat au monde où le code pénal cible explicitement une ethnie.

Depuis décembre, le ministre Ben Gvir et les autres fous furieux de son parti arboraient cet élégant pin’s…

(Au fait, cela fait maintenant bien longtemps qu’on n’a pas vu son alter ego Smotrich, et ils ne sont pas du genre à rester discrets…)

Ah bon…

Léon XIV dimanche : l’attitude de Jésus révèle le visage de Dieu, « un Dieu qui refuse la guerre, que personne ne peut invoquer pour justifier la guerre, qui n’écoute pas la prière de ceux qui font la guerre et rejette celle-ci en disant : “Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang”. »

Il va falloir embaucher du monde pour procéder à nombre de décanonisations. Quelques exemples :

Michel, Georges, Demetrios, Procope, Artemios, Julien, Guillaume, Maurice, Edouard, Etienne, Henri, Louis, Jeanne d’Arc, Jean de Capistran, Pie V…

Mardi saint

Les chants propres de la messe.

Introït (Galates 6 et psaume 66, c’est aussi celui du Jeudi saint).

Nos autem gloriári opórtet in Cruce Dómini nostri Jesu Christi : in quo est salus, vita et resurréctio nostra : per quem salváti et liberáti sumus.
Deus misereátur nostri, et benedícat nobis : illúminet vultum suum super nos, et misereátur nostri.

Pour nous, il faut nous glorifier dans la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; c’est en lui qu’est notre salut, notre vie et notre résurrection ; c’est par lui que nous avons été sauvés et délivrés.
Que Dieu ait pitié de nous et nous bénisse ; qu’il fasse briller son visage sur nous et qu’il ait pitié de nous.

Graduel (psaume 34)

Ego autem, dum mihi molésti essent, induébam me cilício, et humiliábam in jejúnio ánimam meam : et orátio mea in sinu meo convertétur.
℣. Júdica, Dómine, nocéntes me, expúgna impugnántes me : apprehénde arma et scutum, et exsúrge in adiutórium mihi.

Mais moi, quand ils me tourmentaient, je me revêtais d’un cilice, et j’humiliais mon âme par le jeûne, et ma prière retournait dans mon sein.
℣. Jugez Seigneur, ceux qui me font du mal ; combattez ceux qui me combattent. Prenez vos armes et votre bouclier, et levez-vous pour me secourir.

Offertoire (psaume 139)

Custódi me, Dómine, de manu peccatóris : et ab homínibus iníquis éripe me.

Seigneur, préservez-moi de la main du pécheur, et délivrez-moi des hommes injustes.

Communion (psaume 68)

Advérsum me exercebántur, qui sedébant in porta : et in me psallébant, qui bibébant vinum : ego vero oratiónem meam ad te, Dómine : tempus benepláciti, Deus, in multitúdine misericórdiæ tuæ.

Ceux qui étaient assis à la porte parlaient contre moi, et ceux qui buvaient du vin me raillaient par leurs chansons. Mais moi, je vous adresse, Seigneur, ma prière. Voici le temps favorable, ô Dieu, selon la grandeur de votre miséricorde.