Sainte Rose de Lima

Gregorio Vásquez, 1680.

Extrait d’une lettre de sainte Rose.

Le Seigneur notre Sauveur éleva la voix et dit, avec une incomparable majesté : « Tous doivent savoir qu’après l’épreuve vient la grâce; tous doivent connaître que, sans le poids des afflictions, on ne peut parvenir au sommet de la grâce ; tous doivent comprendre que la mesure des charismes augmente avec l’accroissement des peines. Les hommes doivent se garder d’errer ou de se tromper. C’est la seule véritable échelle du paradis, et hors de la croix on ne trouve pas de chemin pour monter au ciel. » Lorsque j’entendis ces paroles, un élan très fort m’emporta, comme pour me faire venir au milieu de la rue, afin que je dise, avec de grands cris, à tous les gens de tout âge, sexe et condition : « Écoutez, peuples, écoutez, tout le monde. Sur l’ordre du Christ, en employant les paroles orties de sa bouche, je vous en avertis : nous ne pouvons acquérir la grâce si nous ne souffrons pas d’afflictions; il faut que les peines s’accumulent les unes sur les autres pour obtenir de participer intimement à la nature divine, à la gloire des fils de Dieu, à la parfaite félicité de l’âme. »

Le même aiguillon me poussait à prêcher la beauté de la grâce divine ; j’en étais prise d’angoisse et cela me faisait inspirer et haleter. Il me semblait que mon âme ne pouvait plus rester enfermée dans la prison du corps, mais qu’elle devait, après avoir rompu ses liens, s’en aller dans le monde entier, avec une agilité sans entrave, parfaite, et toujours plus grande, en disant : « Si les mortels pouvaient connaître l’importance de la grâce divine, combien elle est belle, noble et précieuse ; combien de richesses elle recèle, combien de trésors, d’allégresse et de délices ! Sans aucun doute ils s’appliqueraient, de toute leur activité et de tous leurs soins, à se procurer peines et afflictions ! Tous, à travers le monde, rechercheraient, au lieu de richesses, ennuis, maladies et tourments, pour acquérir l’inestimable trésor de la grâce. C’est là le butin et le profit ultime de la patience. Personne ne se plaindrait de la croix ni des peines qui pourraient advenir, si l’on connaissait la balance où elles sont pesées pour la rétribution des hommes. »

Moldavie

Il y aura le 20 octobre en Moldavie un référendum sur l’intégration européenne. On en connaît déjà le résultat. En effet, pour participer à la campagne, un parti doit être dûment enregistré, selon une résolution adoptée le 16 août par la commission électorale. Le bloc Victoire qui s’est constitué en avril, regroupant quatre partis pro-russes, voit sa demande d’enregistrement rejetée. De toute façon, pour être enregistré, un parti doit dire d’abord s’il est pour ou contre l’intégration européenne…

Certains analystes moldaves font remarquer que cela viole plusieurs dispositions de la Constitution. Mais comme le gouvernement Sandu viole régulièrement la Constitution (et d’abord sur la neutralité, voir par exemple la vidéo ci-dessous), on ne voit pas ce que ça change.

Un député du parti au pouvoir, Basile Șoimaru, annonce quant à lui la prochaine interdiction de l’Eglise orthodoxe de Moldavie : « Je vais être un peu radical, mais le moment viendra où nous aussi, comme l’Ukraine, nous renoncerons à la Métropolie de Moldavie, qui est en fait de Russie. La question sera résolue dès cet automne. »

La marche forcée de la Moldavie vers son avenir euro-américain se heurte toutefois à quelques problèmes : la Transnistrie, qui a fait sécession depuis 1991, et la Gagaouzie, qui affirme de plus en plus son autonomie pro-russe sous la houlette d’Evghenia Guțul.

Et à voir la réaction de ce paysan moldave découvrant des soldats américains dans son champ, il ne semble pas que le tropisme euro-otanien soit partagé par tous…

Russes

Ce graphique résume les études du Centre Levada depuis qu’il les réalise, donc en 1992, en demandant aux Russes : « De manière générale, dans quelle mesure êtes-vous satisfait de la vie que vous menez actuellement ? »

Le trait bleu : « Assez satisfait + satisfait pour l’essentiel ».

Le trait vert : « En partie satisfait, en partie non satisfait ».

Le trait rouge : « Pas satisfait du tout + pas satisfait pour l’essentiel ».

Le trait gris : « J’ai du mal à répondre ».

Attachement

Je constate non sans étonnement que mes compatriotes sont encore attachés à la Bretagne…
De façon générale, ce qui frappe est évidemment que nulle part on ne trouve de gens attachés « à l’Europe » (sauf très bizarrement dans la région de Budapest… On sait que la capitale hongroise est violemment anti-Orban, mais quand même…).

Source de données : Université de Gothenburg

Source de la carte : Anders Sundell

Vu sur Fdesouche.