Terrorisme

L’opération israélienne au bipeur piégé, qui a fait 12 morts dont deux enfants et près de 3.000 blessés au Liban, est très clairement un acte de terrorisme, et de grande ampleur.

Bizarrement, je ne vois le mot dans aucune gazette écrite ou audiovisuelle…

Addendum

Peu après, une deuxième vague d’explosions de matériels de communication sans fil a fait 32 morts et des centaines de blessés.

Toujours la Géorgie

Les Américains ont annoncé lundi de nouvelles sanctions contre la Géorgie, pour punir le gouvernement et le Parlement géorgiens d’avoir mis en place une loi sur l’influence étrangère. Autrement dit les Etats-Unis se dénoncent eux-mêmes comme ceux que vise la loi, comme ceux qui interfèrent dans les affaires géorgiennes.

Le prétexte, ce sont les manifestations contre cette loi. Les sanctions visent d’abord deux hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur associés « à la répression brutale de manifestants pacifiques et d’opposants politiques ». Sic. Et en tout plus de 60 responsables subissent des restrictions en matière de visas.

Antony Blinken a ajouté : « Nous restons préoccupés par les violations des droits de l’homme et les actions antidémocratiques en Géorgie, et nous continuerons d’envisager des actions supplémentaires en réponse à ces violations. »

En clair, les élections du mois d’octobre seront l’occasion pour les Etats-Unis de refaire en Géorgie le coup de 2014 en Ukraine.

Mais le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze n’a pas l’intention de laisser faire, comme il l’a déjà dit ouvertement. Et hier, à la sortie d’une réunion avec l’ambassadeur américain, il a dit qu’avec les nouvelles sanctions on arrive à « un point critique ». « Une autre décision de ce type entraînerait probablement une révision significative de la position de la Géorgie sur les relations entre la Géorgie et les États-Unis. »

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D’autre part, l’ancien Premier ministre géorgien Bidzina Ivanichvili, aujourd’hui président d’honneur du parti au pouvoir Rêve géorgien, a déclaré lors d’une réunion électorale à Gori, samedi dernier, que la Géorgie avait été coupable d’avoir fait la guerre à l’Ossétie du Sud en 2008, que le conflit avait été « provoqué par le régime criminel de Saakachvili » avec une aide « extérieure ». En clair : des Etats-Unis.

« Nous savions pertinemment qu’il s’agissait d’une provocation bien planifiée de l’extérieur contre les peuples géorgien et ossète, dont le but était de diviser notre unité, de détruire nos relations et de nous faire vivre dans des conditions de confrontation artificielle et sans fin. Nous trouverons certainement la force de nous excuser pour les flammes qui ont enveloppé nos frères et sœurs ossètes en 2008 sur ordre du Mouvement national traître. »

Cette déclaration n’est pas une surprise dans la mesure où le gouvernement géorgien a annoncé le mois dernier la constitution d’une commission parlementaire sur les événements de 2008, affirmant d’emblée que Saakachvili avait agi selon des instructions « venues de l’extérieur », ce qui constituait « une trahison bien planifiée ». Mais elle fait du bruit, suscitant la colère de l’opposition, et un vif intérêt en Ossétie du Sud, en Russie, et aussi en Abkhasie (l’autre territoire disputé).

(Pour la « communauté internationale », l’Ossétie du Sud fait partie intégrante de la Géorgie. Elle a proclamé son indépendance en 1992. En 2008 la Géorgie a lancé une opération militaire pour reconquérir le territoire. Mais elle s’est heurtée à l’armée russe qui l’a repoussée. C’était comme une préfiguration de l’Ukraine au Donbass. Le même Saakachvili, en 2014, sera à Kiev lors de la révolution de Maïdan et deviendra gouverneur d’Odessa… Il y aura aussi une certaine Eka Zgouladze, épouse Glucksmann – lequel était alors « conseiller spécial » de Saakachvili -, Géorgienne « première vice-ministre des Affaires intérieures de l’Ukraine » (sic) après avoir occupé le même poste en Géorgie…)

Commission russophobe

Ursule a donc présenté hier ses nouveaux commissaires, sous réserve qu’ils soient acceptés par le Parlement européen. Comme elle l’avait annoncé, comme elle l’avait décidé, il y a désormais un commissaire à la Défense. Ce qui est évidemment contraire aux traités européens, la défense étant du domaine des Etats membres. Mais qui se soucie encore des traités ? Pas ceux-là manifestement qui se piquent d’être les sourcilleux gardiens d’un état de droit que leur dictature bafoue en permanence.

Et le titulaire du poste est Andrius Kubilius, ancien Premier ministre lituanien, hystériquement russophobe et va-t-en guerre : « Nous n’investissons pas suffisamment dans la sécurité de l’Ukraine et dans notre propre défense », disait-il juste avant sa nomination.

On sait d’autre part que le « haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité » va être Kaja Kallas, l’Estonienne qui a poussé la russophobie à son comble.

C’est donc une Commission européenne encore plus fanatiquement antirusse qui va se mettre en place. Pour renforcer le rideau de fer édifié par un Occident aussi délirant que décadent. Pour une UE toujours pire.

Les tropaires de repentir

Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous. N’ayant aucune défense à te présenter, nous t’offrons cette supplication, pécheurs que nous sommes, à toi, notre Maître : aie pitié de nous.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.

Seigneur, aie pitié de nous ; en toi nous avons mis toute notre confiance. Ne t’irrite pas contre nous jusqu’à l’extrême, ne te souviens pas de nos fautes. Mais jette encore les yeux sur nous dans ta miséricorde et délivre-nous de nos ennemis. Car tu es notre Dieu et nous sommes ton peuple, nous sommes tous l’œuvre de tes mains, et c’est ton Nom que nous invoquons.

Et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Ouvre-nous la porte de la miséricorde, Mère bénie de Dieu. En espérant en toi nous ne nous égarerons pas. Que par ton intercession nous soyons délivrés de toute adversité, car tu es le salut du peuple chrétien.

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Ces « tropaires de repentir » figurent dans les « prières usuelles » byzantines, parce qu’elles font partie intégrante des « prières du soir », ainsi que des complies et de l’office de minuit.

Cela seul montre le fossé qu’il y a entre les liturgies traditionnelles et la néo-« liturgie » ex-latine, qui a effacé la notion de repentir au point de supprimer le mot dans sa « traduction » de la sainte Ecriture. « Traduction » que le pape impose dans les messes traditionnelles, ce qui implique qu’elles ne le sont plus tout à fait.

J’en profite pour signaler la toute récente réédition de l’excellent « Livre de prière » des éditions Apostolia, qui donne les prières du matin et les prières du soir dans la tradition byzantine (un concentré de la spiritualité des pères), et aussi, ce sont plus des trois quarts du livre, l’ordinaire de tous les offices, ainsi que le calendrier liturgique (avec les tropaires de tous les jours…), l’Acathiste, la Paraclisis, le Grand Canon de saint André de Crète, et plus encore… Près de 600 pages, joliment relié, pour un prix modique.

Chœur du monastère Sretenski de Moscou, dans l’ancienne cathédrale du monastère.

Помилуй нас, Господи, помилуй нас; всякаго бо ответа недоумеюще, сию Ти молитву яко Владыце грешнии приносим: помилуй нас.

Слава Отцу и Сыну, и Святому Духу

Господи, помилуй нас, на Тя бо уповахом; не прогневайся на ны зело, ниже помяни беззаконий наших, но призри и ныне яко благоутробен, и избави ны от враг наших; Ты бо еси Бог наш, и мы людие Твои, вси дела руку Твоею, и имя Твое призываем.

и ныне и присно, и во веки веков. Аминь

Милосердия двери отверзи нам, благословенная Богородице, надеющиися на Тя да не погибнем, но да избавимся Тобою от бед: Ты бо еси спасение рода христианскаго.