« Nous les Algériens », dit le maire de Melun

Kadir Mebarek, le maire de Melun, ne veut pas qu’on dise qu’il est un « élu de la diversité ». L’expression est réductrice et relève d’une idéologie obsolète : « Je suis un élu français, un élu de la République », dit-il.

Mais voici ce qu’il dit devant la « communauté algérienne » de Melun, après avoir annoncé l’ouverture d’un consulat d’Algérie dans la banlieue de la ville, à Dammarie-les-Lys (sic), en présence du consul :

« Sur la question de l’élection [sans autre précision : il s’agit de l’élection présidentielle algérienne de la semaine dernière], je pense que c’est un moment très important pour la communauté, pour l’Algérie au sens large, mais pour notre communauté, ici. Nous, les Algériens ici en France, on est une communauté qui est relativement ostracisée, y compris par rapport à nos frères tunisiens ou marocains, on nous trouve toujours des poux dans la tête, on est toujours les mauvais garçons ou les mauvaises filles… On a des dizaines et des dizaines d’occasions de montrer que l’Algérien est une personne de qualité. Vous l’avez dit tout à l’heure, ayons le bon comportement pour montrer que nous, Algériens, on a toute notre place dans cette société. Une des façons de le montrer va être de participer à cette élection [algérienne], de montrer que la communauté algérienne en France, elle est motivée, engagée pour participer à la démocratie dans notre pays [l’Algérie]. Mais pas que. Et là c’est le maire de Melun qui parle. Cet engagement à participer aux élections algériennes, il faut également qu’il se traduise localement, et faire que nous autres Algériens, notre communauté, ne laissons pas les autres décider pour nous. L’engagement que M. le consul nous a invité à faire, à aller voter aux élections présidentielles, moi, en tant que maire de Melun, j’invite chacun de mes compatriotes [algériens] à garder l’élan, et à le faire dans quelque temps pour les élections françaises. »

Ryan Wesley Routh

Le deuxième homme qui aurait voulu assassiner Donald Trump mais qui n’a pas eu le temps de tirer, celui-ci, s’appelle Ryan Wesley Routh. Son geste est clairement motivé par son soutien à l’Ukraine et sa conviction (très fondée) que Trump élu lâcherait Zelensky et sa clique.

Dès le 14 mars 2022 il s’envolait pour l’Ukraine, écrivant à Zelensky : « Je suis un Américain venant combattre avec vous en Ukraine. Je m’envole pour Cracovie et prendrai un quelconque moyen de transport pour Kiev pour vous rencontrer et combattre jusqu’à la mort. Nous devons inciter tout civil dans le monde à venir se joindre au combat, je serai un exemple. Attaquez Moscou maintenant. »

On le verra en effet beaucoup à Kiev, comme ici le 30 avril suivant : « S’il vous plaît, le monde, nous avons besoin de tout le monde ici, c’est le bien contre le mal », etc.

On le verra aussi dans un clip de soutien au bataillon nazi Azov au moment où celui-ci « défend » Marioupol, c’est-à-dire détruit la ville. Et il ne cessera de clamer qu’il veut faire venir toujours plus de mercenaires. En 2023 le New York Times lui donne la parole, et le mois dernier encore il appelait sur Facebook à rejoindre l’armée ukrainienne. Si bien que tant la « Légion internationale pour la défense de l’Ukraine » que le bataillon Azov démentent solennellement que Routh ait été l’un des leurs. Mais il ne l’a jamais prétendu : il leur a seulement fait une publicité soutenue depuis le début de la guerre…

Dmitri Medvedev remarque malicieusement :

Je me demande ce qui se passerait s’il s’avérait que le nouveau tireur ayant raté Trump, Routh, qui a recruté des mercenaires pour l’armée ukrainienne, a lui-même été engagé par le régime néo-nazi de Kiev pour cette tentative d’assassinat.

Un autre commentaire :

Parité

Ce n’était pas un secret qu’il y avait de l’eau dans le gaz à la Commission européenne entre Ursule et le censeur en chef Thierry Breton, mais il paraissait acquis qu’il allait encore sévir cinq ans. L’annonce de sa « démission » ce matin a donc été une surprise. Comme je ne sais rien des derniers remugles du panier de crabes bruxellois, je n’en dirai donc rien. Mais immédiatement des voix se sont élevées pour qu’à sa place soit nommée une femme, afin de tendre vers la stupide et grotesque « parité » qu’Ursule a tant de mal à établir. Or, moins de trois heures plus tard (étrange célérité…), Macron annonçait que son remplaçant sera l’actuel gay démissionnaire du Quai d’Orsay.

Une insupportable claque à la nécessité de parité ? Que nenni. Macron a plusieurs longueurs d’avance sur l’idéologie obsolète de la parité homme-femme. Nous n’en sommes plus là. Sous le règne LGBT, l’idéal serait de nommer un trans, dans un sens ou dans l’autre, mais il n’en avait pas sous la main. Alors il a pris le blafard et triste petit gay qui devait trouver une porte de sortie.

Au moins le Séjourné séjournant à Bruxelles ne représentera plus la France, puisqu’il devra prêter serment, comme tous ses collègues, de ne pas défendre les intérêts de son pays.

Saints Corneille et Cyprien

Fresque de l’église Saint-Georges de Staro-Nagoritchino, Macédoine, 1316-1318, par Eutychius et (ou) Michel Astrapas, peintres père et fils de Thessalonique.

Fin de la longue lettre de saint Cyprien à Démétrien qui défendait la religion romaine polythéiste.

Pendant qu’il en est temps encore, assurez donc votre avenir. Nous vous offrons et notre affection et nos conseils. La haine nous est interdite : pour plaire à Dieu, nous ne devons jamais rendre le mal pour le mal. Nous vous exhortons à profiter de la grâce divine et du temps qu’elle vous accorde, pour expier vos fautes. Oui, sortez de la nuit profonde et ténébreuse de la superstition et marchez vers la lumière sans tache de la religion véritable. Vous le voyez, nous ne sommes pas jaloux de vos intérêts ; nous ne vous cachons pas les bienfaits de Dieu ; nous répondons à vos haines par la bienveillance et, en échange des tourments et des supplices dont vous nous accablez, nous vous montrons le chemin du salut. Croyez et vivez. Vous nous persécutez sur la terre, eh bien ! partagez avec nous le bonheur éternel.

Quand vous aurez quitté cette vie, il sera trop tard pour vous repentir. Alors la pénitence demeurera sans effet. C’est ici qu’on se sauve ou qu’on se damne pour toujours ; c’est ici qu’on assure son salut éternel, en persévérant dans la foi et dans le service de Dieu. Que personne ne se laisse arrêter par ses péchés ou par son âge : tant que nous sommes dans ce monde, le repentir n’arrive jamais trop tard. Le Dieu des miséricordes nous ouvre sou sein, et tout homme qui recherche et comprend la vérité trouve auprès de lui un accès facile. Fussiez-vous au terme de votre vie, implorez le pardon de vos péchés ; priez le Dieu unique et véritable ; confessez-lui vos fautes, et vous obtiendrez votre pardon La miséricorde divine n’est jamais insensible à la foi et au repentir, et, même à notre dernière heure, elle rions ouvre les portes de l’éternelle Patrie.

C’est le Christ qui nous accorde cette grâce : c’est lui, en effet, qui, armé de, sa croix, a vaincu la mort ; c’est lui qui a racheté les croyants aux prix de tout son sang ; c’est lui qui a réconcilié l’homme avec Dieu son père, et qui, par la régénération spirituelle, a fait succéder la vie à la mort. Suivons-le tous, selon l’étendue de nos forces ; recevons l’empreinte de son signe sacré ; il nous ouvre le chemin de la vie ; il nous ramène au Paradis. En nous élevant à la dignité de fils de Dieu, il nous fait citoyens du Ciel. C’est là que nous vivrons toujours avec lui ; c’est là que, régénérés par son sang, nous trouverons le bonheur éternel. Là, chrétiens, nous partagerons la gloire du Christ ; nous serons heureux avec Dieu le père, et, plongés dans un bonheur infini, nous rendrons à Dieu d’éternelles actions de grâces. Quelle joie pour nous, quelle reconnaissance de nous voir revêtus d’immortalité, après avoir vécu sous l’empire de la mort !

17e dimanche après la Pentecôte

Psautier d’Ingeburge, femme de Philippe Auguste, début du XIIe siècle.

Voilà donc le divin Maître qui interroge les Juifs, et ils ne répondent point, parce qu’ils ne veulent pas être ses disciples ; si maintenant il nous interrogeait, que répondrions-nous ? Cette interrogation mit les Juifs en défaut, qu’elle profite aux chrétiens ; loin de se troubler, qu’ils s’instruisent. Ce n’est point pour s’instruire que le Seigneur nous interroge, mais il interroge en docteur. Ces malheureux Juifs devaient lui répondre : « C’est à vous de nous l’apprendre. » Ils aimèrent mieux se taire dans un dépit orgueilleux, que s’instruire par une humble confession.

Que le Maître nous parle donc, et voyons ce que nous répondrons à cette question. « Que vous semble-t-il du Christ ? De qui est-il Fils ? » Répondons ce que répondirent les Juifs, mais sans nous arrêter où ils s’arrêtèrent. Rappelons-nous cet Evangile que nous croyons : « Livre de la génération de Jésus-Christ, Fils de David » (Matth. 1, 1). Que la question que l’on nous adresse ne nous fasse point oublier que le Christ est Fils de David, ainsi que nous le rappelle saint Paul. Courage donc, ô chrétien ; « Souviens-toi que le Christ Jésus, Fils de David, est ressuscité d’entre les morts » (II Tim. 2, 8). Que l’on nous interroge donc, et répondons. « Que vous semble-t-il du Christ ? De qui est-il Fils ? » Que toutes les bouches chrétiennes redisent eu plein accord : « De David ».

Que le Maître continue, et nous dise : « Comment donc David, parlant par l’Esprit-Saint, l’appelle-t-il son Seigneur ? « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Asseyez-vous à ma droite jusqu’à ce que je réduise vos ennemis à vous servir de marchepied. » Comment pourrons-nous répondre, si vous ne nous l’apprenez ? Maintenant que nous l’avons appris, nous disons : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu ; toutes choses ont été faites par vous. » Voilà le Seigneur de David. Mais à cause de l’infirmité de notre chair, parce que nous n’étions qu’une chair sans espoir : « Le Verbe s’est fait chair et a demeuré parmi nous » ; voilà le Fils de David.

Assurément, Seigneur, ayant la nature divine, vous n’avez pas cru qu’il y eût usurpation à vous dire semblable à Dieu ; aussi êtes-vous le Seigneur de David ; mais, vous vous êtes abaissé jusqu’à prendre la forme de l’esclave (Phil. II, 7) : voilà le Fils de David. Aussi, dans votre question, quand vous demandez : « Comment est-il son Fils ? » vous n’avez point nié que vous fussiez son Fils, mais seulement demandé comment cela pouvait se faire. David l’appelle son Seigneur, dites-vous ; de quelle manière donc est-il son Fils ? Sans le nier, je vous demande comment, pour eux, avec cette Ecriture qu’ils lisaient sans la comprendre, s’ils eussent voulu à cette demande se rappeler cette manière, ils eussent répondu : « Pourquoi nous interroger ? Voilà que la Vierge concevra et mettra au monde un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie : Dieu avec nous » (Isaïe 7, 14). Donc, la Vierge concevra, et cette Vierge, de la race de David, mettra au monde un fils, qui sera Fils de David. Car Joseph et Marie étaient de la maison, et de la famille de David. Donc, cette Vierge enfanta, en sorte que son Fils est le Fils de David. Mais au Fils qu’elle a mis au monde, « on donnera le nom d’Emmanuel, ou Dieu avec nous ». Voilà comment nous avons le Seigneur de David.

Saint Augustin, commentaire du psaume 109.