Ubukraine

Vitali Klitchko, le maire de Kiev, connu pour ses discours nationalistes et son soutien à l’Eglise du régime, candidat (non déclaré) à la succession de Zelensky, a fait tourner en un film à sa gloire et à la gloire de sa famille, diffusé sur Sky à partir de ce soir : en anglais « Klitschko, Plus qu’un combat », en allemand « Klitschko, Le plus dur combat », une coproduction anglo-allemande. Sur l’affiche on le voit sur un ring de boxe dans une ville dévastée, mais il était champion du monde de boxe il y a un quart de siècle, et il n’est allé au front qu’au tout début de la guerre, le temps d’être pris en photo.

Dans le film, les propos de ses fils interpellent quelque peu et ne collent pas vraiment avec l’affiche. Ainsi quand son fils Max, étudiant à l’université très privée de Amherst dans le Massachusetts (taux d’admission 7%, frais de scolarité du premier cycle 64.000$), dit que son souhait est de devenir basketteur professionnel aux Etats-Unis (il est déjà champion à Amhers), ou quand Yegor, étudiant à la prestigieuse London School of Economics, affirme : « Nous nous battons pour être heureux »… La fille quant à elle étudie la psychologie aux Pays-Bas…

(64.000$, c’est 2,6 millions de hryvnias ukrainiennes. Le salaire mensuel moyen en Ukraine est de 13.000 hryvnias, soit 314 dollars. Mais quand on aime on ne compte pas. Et de toute façon la plupart des enfants de la nomenklatura ukrainienne sont à l’étranger, où ils s’amusent bien, comme ils le montrent sans vergogne sur les réseaux sociaux.)

Saint Alexandre Nevski


C’était hier à Saint-Pétersbourg le point culminant des festivités du 300e anniversaire du transfert des reliques de saint Aleandre Nevski de Vladimir à Saint-Pétersbourg, de par la volonté du tsar Pierre Ier.

Après la divine liturgie en l’église de l’Annonciation, le patriarche Cyrille, accompagné notamment du métropolite Timothée du patriarcat de Jérusalem (et 12 autres évêques), a conduit une procession avec les reliques jusqu’au square Alexandre Nevski, devant le monastère de la Sainte Trinité Alexandre Nevski (où les reliques étaient conservées jusqu’à l’an dernier).

Impressionnant :

(L’intégralité se trouve ici.)

Puis Vladimir Poutine est allé vénérer les reliques :

Ils ont reculé, bien sûr

Le Festival international du film de Toronto a annoncé « mettre en pause » la projection du documentaire Russians at war, avant la première qui devait avoir lieu aujourd’hui, en raison de « menaces significatives pour les opérations du festival et la sécurité du public ».

Vu d’ici, il est impossible de savoir si le Festival s’est simplement couché devant les ukronazis canadiens soutenus par le politiquement correct et devant l’oukase du soi-disant gouvernement ukrainien, ou si les menaces des ukronazis canadiens étaient de réelles annonces d’attaques violentes. Ou un mélange des deux.

Rappelons qu’il s’agit d’un film franco-canadien, et donc que le Festival international du film de Toronto refuse de projeter une œuvre très officiellement cofinancée par l’Etat canadien.

Telle est la censure. Celle, en fait, d’un documentaire qui a le tort d’être… un documentaire sur la guerre en Ukraine. Mais, et cela est très significatif, montrer la réalité telle qu’elle est, c’est considéré comme de la « propagande russe », même si c’est financé par la France et le Canada, pays dont les gouvernements sont parmi les plus russophobes de la planète.

J’apprends que Chrystia Freeland, vice-Premier ministre du Canada, y était allée de sa condamnation du film, déclarant qu’« il ne pouvait pas y avoir d’équivalence morale dans cette guerre » (alors que ce n’est pas du tout le sujet).

Chrystia Freeland est cette personne qui dès le début de la guerre en Ukraine manifestait avec une banderole bandériste, conformément à la tradition familiale, puisque son grand-père avait été le rédacteur en chef de la principale publication nazie en Ukraine avant de se réfugier au Canada.

De la férie

On peut lire au martyrologe romain, ce jour :

A Angers, en Gaule, l’évêque saint Maurille que d’innombrables miracles ont rendu célèbre.

Lu sur le site de la paroisse Saint Maurille en Loire et Layon :

Maurille naquit à Milan, vers l’an 336, dans une riche famille romaine. Élevé par sa mère dans la crainte de Dieu, il devint pendant un temps disciple de Saint Martin. En effet, celui-ci, après s’être établit pendant un temps à Poitiers près de Saint Hilaire, était retourné dans son pays natal, l’Illyrie, pour y combattre l’hérésie de l’arianisme. Chassé par les ariens, il s’était alors retiré dans la solitude non loin de la ville de Milan. C’est là que pendant deux années, le jeune Maurille suivit ses leçons et s’inspira de son exemple.

Vers 360, Martin repartit finalement pour Poitiers et fonde l’Abbaye de Ligugé. Et c’est Ambroise, devenu évêque de Milan en 374, qui continua la formation de Maurille. Après la mort de son père, Maurille quitta Milan pour la Gaule afin de rejoindre Martin, devenu évêque de Tours en 371. L’évêque conféra à Maurille les ordres sacrés et celui-ci exprima son désir d’aller évangéliser.

Envoyé par Martin, Maurille descendit donc le cours de la Loire et arriva dans le pays des Andegaves et s’installa à Calonna, un village colonisé par les romains au confluent de la Loire et du Layon. Là était établit un collège druidique (sur l’actuel Coteau Saint-Vincent) et un temple païen (sur le site de l’actuelle église Notre-Dame).

Maurille s’établit donc d’abord vraisemblablement entre l’Oppidum romain et le temple druidique, dans le lieu de l’actuelle église Saint-Maurille (les Malpavés).

Selon le récit de Saint Mainboeuf (évêque d’Angers au VIIème siècle), A force de persévérance, de prédications réitérées, de mortifications surtout et de prières, non seulement il produisit des fruits merveilleux de conversion ; mais encore, nouvel Élie, il obtint du Seigneur que le feu du ciel descendit sur ce temple païen et le réduisit en cendres. Il construisit sur les ruines du temple une église autour de laquelle vint se grouper tout une population fidèle.

Maurille y fixa sa demeure habituelle et fonda même un monastère (du côté des Malpavés), sur le modèle des établissements de Saint Martin, et en fit le centre de ses prédications. On montre encore aux confins de la paroisse de Saint-Maurille de Chalonnes et de celle de Chaudefonds, un rocher appelé la pierre Saint-Maurille, du haut duquel le serviteur de Dieu annonçait la parole de Dieu aux peuples avides de l’entendre. Et sur une route opposée, sur la voie qui conduit à Montjean, une fontaine longtemps fréquentée comme miraculeuse, rappelle également le souvenir du saint, qui, dit-on, la fit jaillir par une vertu surnaturelle.