Un enfant déconcertant

Un juge britannique a annulé les autorisations de ne pas pratiquer de réanimation ou de ne pas administrer de traitements sur un garçon de quatre ans.

Parce que ce garçon, « dont on s’attendait à ce qu’il meure peu après qu’on lui ait retiré son respirateur artificiel », a « déconcerté » les attentes médicales.

Il devait mourir, parce que la médecine et la justice, y compris la Haute Cour, en avaient décidé ainsi, mais il a décidé de ne pas mourir.

Le juge a constaté que l’enfant déconcertant « respire par lui-même » et n’utilise plus de sonde urinaire.

Et même… qu’il est rentré chez ses parents…

Le juge estime que ce cas « très inhabituel » soulève des « questions difficiles » pour la Cour…

L’Eglise Titanic

Ceci est le logo des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) qui se tiendront à Séoul en 2027. Pour quiconque est doté d’une intelligence normale, ce logo n’a aucune signification, et n’a donc rien de chrétien.

Mais au Vatican on est plus intelligent que ceux qui sont dotés d’une intelligence normale. On nous explique donc que c’est « une croix inspirée de l’art traditionnel coréen » : on est prié de voir que le trait rouge et le trait bleu forment une croix, et que le rond jaune représente le Christ… (Mais on ne nous dit pas ce que représentent les gribouillis noirs.)

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Ceux qui n’ont toujours pas compris que l’Eglise de Rome n’a plus grand-chose à voir avec la tradition chrétienne devraient lire cet article de Stefano Fontana. Il explique que les nouveaux « consulteurs » du « dicastère pour la doctrine de la foi » n’ont rien de catholique : « un nombre important de consulteurs sont favorables à un changement de la doctrine de l’Église sur la contraception, l’homosexualité, le mariage, l’amour conjugal, la théologie du corps, et à un changement substantiel de la morale catholique en général ».

Chacun d’entre nous, en entendant l’expression « Dicastère pour la doctrine de la foi », imagine quelque chose qui ressemble à l’ancien Saint-Office. Bien sûr, nous savons tous qu’il ne s’appelle plus ainsi, ni même Congrégation, mais nous imaginons qu’il a gardé quelque chose de la tradition et de l’autorité, quelque chose lié à la défense de la doctrine, à la dénonciation des déviations, à la mise en garde des fidèles contre les falsifications de la vérité tant dans le domaine de la loi naturelle que dans celui de la vérité révélée. (…)

Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, et ceux qui le pensent encore se trompent. Le sens de cette ex-Congrégation a été modifié, transformé aujourd’hui en un stimulant pour la recherche théologique vouée au changement.

De la férie

Dans le calendrier romain on fait mémoire de saint Cyprien et sainte Justine.

Dans le calendrier byzantin, c’est la fête de la « métastasis » de saint Jean l’Evangéliste.

Les deux calendriers mentionnent saint Nil, fondateur du monastère de Grottaferrata.

Saint Nil (910-1004) était d’une famille grecque de Calabre. Devenu moine basilien, il fonda plusieurs monastères et vécut aussi en ermite, et ayant fui les Sarrasins, quelques mois avant sa mort il fonda dans le Latium le monastère de Grottaferrata, qui est aujourd’hui le dernier monastère grec catholique d’Italie, lié à l’Eglise grecque-catholique italo-albanaise. Le monastère est connu pour ses anciens manuscrits patristiques et liturgiques (dont trois de la main de saint Nil lui-même). Il n’a hélas plus aujourd’hui que quelques moines, comme on le voit et l’entend dans mes vidéos. Voici un document de 1987 où ils étaient un plus nombreux. C’est un extrait de la liturgie des présanctifiés, pendant le carême.

L’enfer se promène à Toulouse

La « gardienne des ténèbres », construite pour le Festival de l’Enfer de Clisson qui se déroule dans un « Sanctuaire » satanique, sera le clou du spectacle Le Gardien du Temple en octobre à Toulouse.

Gardienne des Ténèbres, Lilith aura un rôle clé lors de l’opus 2 de l’opéra urbain Le Gardien du Temple, du 25 au 27 octobre 2024 à Toulouse.

Construite cette année par la compagnie La Machine pour le festival de musiques heavy metal Hellfest à Clisson (où elle réside), Lilith se rendra à Toulouse à l’automne.

Elle rejoindra ainsi Astérion le Minotaure et Ariane la Grande Araignée, les protagonistes du précédent opus de l’opéra urbain Le Gardien du Temple, pour une nouvelle aventure dans le dédale des rues du centre-ville toulousain.

La Gardienne des Ténèbres est une femme-scorpion qui contrôle le passage entre notre monde et celui des enfers. Missionnée par Hadès, Lilith erre de ville en ville à la recherche d’âmes damnées.

C’est lors de l’une de ses prochaines missions, à Toulouse, que sa route croisera celle d’Astérion et d’Ariane, lors du 2e opus de l’opéra urbain du Gardien du Temple.

Le « directeur artistique » de la compagnie La Machine, François Delarozière, se dit « surpris » qu’il y ait des réactions négatives et veut « rassurer la communauté catholique sur nos intentions : on raconte vraiment une histoire qui parle d’amour, de mort, de vie, d’au-delà, avec les grands mythes qui ont traversé des siècles »… Et il ajoute : « On a tous le droit de dire ce qu’on veut et ce qu’on pense, mais on n’a pas le droit de censurer ou d’interdire. » Comme s’il était persécuté, alors que personne évidemment ne tentera d’interdire cette ignominie. Il se pose d’emblée en victime d’une persécution fantasmée alors que c’est lui le persécuteur.

Ah oui, il y a eu une réaction de l’archevêque, si l’on veut… Par allusion…

Des nuages sombres s’accumulent sur notre monde. L’actualité nous renvoie beaucoup de réalités négatives qui suscitent des inquiétudes légitimes, et favorisent cette atmosphère de désespérance qui règne dans notre société, et se manifeste dans une certaine culture, de plus en plus fascinée par l’obscur, le ténébreux. Après avoir échangé avec le Conseil épiscopal et un certain nombre de chrétiens du diocèse, il m’a semblé important de poser un acte spirituel qui protège notre ville de Toulouse et notre diocèse de ces menaces ténébreuses et de la désespérance.

Non seulement il ne dit pas ouvertement de quoi il s’agit, mais il se garde bien d’employer les mots « satanique », « diabolique », « enfer », alors même que la présentation officielle est explicite…

L’« acte spirituel » que va « poser » l’évêque est une consécration au Sacré-Cœur. Ça changera un peu de l’initiative Eglise verte, du Cri de la terre, ou de la journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création…

Rappel

Anders Åslund, un prophète parmi tant d’autres (ils étaient légion dans nos médias), le 25 mars 2022 :

Permettez-moi de mettre mon grain de sel :

1. Je pense que l’Ukraine va gagner cette guerre.

    2. Je ne pense pas que ce sera une guerre longue de plusieurs mois, mais peut-être d’un mois de plus.

    3. Je pense que les Russes démoralisés vont retourner en courant à la maison, ou à l’étranger.

    4. Je ne pense pas que Poutine peut survivre à cette folie politique.

    Le Suédois Anders Åslund (qui vit à Washington) est, contrairement à tant de perroquets des plateaux de télévision, un authentique « expert » (mondialiste) de l’Ukraine et de la Russie : il a été conseiller économique du président russe Elstine, puis du président ukrainien Koutchma, puis du président du Kirghizistan Akayev, puis du Premier ministre letton Dombrovskis. Cela c’était jusqu’en 2014. Alors il est devenu conseiller du ministère ukrainien de l’Economie. En 2016 il est devenu membre du conseil de surveillance de la banque ukrainienne Kredyt Dnipro, puis directeur non exécutif des chemins de fer d’Ukraine (2018-2020).

    Il a été un membre éminent de l’Atlantic Council et il est président de l’assemblée internationale des conseillers du Centre de recherches économiques et sociales (CASE), think tank pour l’Europe centrale et orientale, fondé à Varsovie en 1991 pour « favoriser l’évolution vers des sociétés plus inclusives, durables, respectueuses de l’environnement et technologiquement avancées »…