Antoine Armand déjà grotesque

Dimanche soir :

« Je veux saluer l’action de Bruno Le Maire… Je mesure la chance d’hériter d’un tel bilan. »

Mardi matin :

« On a un des pires déficits de notre histoire. Donc sur ce plan-là, la situation est grave. »

Juste après ce propos, il annonce qu’il est ouvert à collaborer avec tous les partis, « pour peu qu’ils soient dans l’arc républicain »… : « Ça veut dire que le Rassemblement national, face auquel nous avons fait un front républicain, n’y appartient pas. Il faut être clair là-dessus ».

Mardi après-midi :

Communiqué de Bercy : « Antoine Armand, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie recevra l’ensemble des représentants des groupes parlementaires. »

Priorité britannique

Fin juillet, le nouveau gouvernement britannique a annoncé que quelque 10 millions de retraités pauvres ne recevront plus d’allocation de chauffage.

Une retraitée disait à la BBC :

« Keir Starmer, avant d’être élu, parlait d’une dame de 84 ans qui devait choisir entre se chauffer et manger. Il a dit que c’était honteux. La première chose qu’il fait quand ils arrivent au pouvoir, c’est de supprimer l’allocation de chauffage pour l’hiver. »

Choisir entre se chauffer et manger : « heat or eat ». C’est le choix que devront faire des millions de retraités britanniques cet hiver.

Rachel Reeves, ministre des Finances, a expliqué qu’elle avait découvert un « trou noir » dans les finances publiques et qu’elle « devait agir » pour « réparer le gâchis ».

Hier, le ministre britannique de la Défense a déclaré que son gouvernement a l’intention d’envoyer pour 3 milliards de livres (3,6 milliards d’euros) d’aide militaire à l’Ukraine « cette année, l’année prochaine et jusqu’à la victoire de l’Ukraine ».

« Je suis fier que ce gouvernement travailliste ait renforcé son soutien à l’Ukraine », a-t-il ajouté, avec devant et derrière lui le slogan du gouvernement : « Le changement commence »…

Pas de « Childfree » en Russie

Le président de la Douma d’Etat russe, Viatcheslav Volodine, indique que les amendes pour diffusion de propagande de l’idéologie « Childfree » (Sans enfant par choix) « atteindront jusqu’à 400.000 roubles pour les citoyens, jusqu’à 800.000 roubles pour les fonctionnaires et jusqu’à 5 millions de roubles pour les personnes morales » (3.870, 7.740 et 48.000 €) si la proposition de loi est votée. Ces amendes, précise-t-il, sont basée sur celles qui visent la diffusion de propagande LGBT et de « réassignation sexuelle ».

Elvira Aitkoulova, membre de la commission de l’éducation de la Douma d’État, qui est l’un des auteurs de la proposition (approuvée par le gouvernement), souligne que le texte qui va bientôt être voté, conforme aux souhaits du président Poutine, « vise à protéger les enfants contre les informations encourageant le choix volontaire de ne pas avoir d’enfants sans lien avec des conditions médicales ou des croyances religieuses ». Car les partisans de cette idéologie, « diffusant des idées sur le rejet volontaire de la maternité, favorisent une atmosphère propice à ce comportement social destructeur et à la dépopulation ».

Suisse-Ubu

Trois personnes ont été interpellées en Suisse après la première utilisation hier de la capsule Sarco de « suicide assisté ». (La première avait été annoncée pour juillet, mais finalement la candidate avait été recalée pour cause de « détérioration de sa santé mentale »)

Dès l’annonce de l’événement, la police du canton de Schaffhouse, le service médico-légal, et le parquet cantonal « sont intervenus sur les lieux du crime ». La capsule a été saisie et le corps du suicidé assisté a été transporté à la morgue pour autopsie.

Le parquet a ouvert une procédure pénale pour « incitation et complicité au suicide ». « Le ministère public enquête également pour savoir si d’autres infractions pénales ont été violées. »

Pourtant l’incitation et la complicité au suicide sont parfaitement légales en Suisse, puisque au moins deux organisations vivent de ce commerce. Sans doute la capsule Sarco doit-elle être considérée comme une concurrence déloyale (la société « Exit Switzerland » qui a mis au point la capsule n’a aucun lien avec l’organisation suisse Exit)…

Selon le ministre de la Santé, le dispositif n’est « pas conforme au droit ». Parce que, « d’une part, la capsule ne remplit pas les exigences de la législation sur la sécurité des produits et ne peut donc pas être mise sur le marché ». En effet, si par hasard elle ne tuait pas comme promis, ce serait embêtant. Et, « d’autre part, l’utilisation d’azote dans la capsule n’est pas compatible avec l’article sur le but de la loi sur les produits chimiques ». On a le droit de tuer avec d’autres produits, mais pas avec de l’azote…