Les baptêmes de Tbilissi

Un nouveau « baptême de masse » a eu lieu le 23 novembre à Tbilissi, en même temps que les festivités du 20e anniversaire de la consécration de la cathédrale de la Sainte-Trinité, en la fête de saint-Georges, patron de la Géorgie.

Plus de 700 enfants sont ainsi devenus les filleuls du patriarche de Sa Sainteté le catholicos-patriarche Ilia II de Géorgie.

Pour relancer la natalité, le patriarche, qui est très aimé dans le pays, avait décidé en 2008 qu’il serait le parrain du troisième enfant de chaque famille (et des suivants). Le baptême de samedi était le 70e baptême de masse. Le patriarche a aujourd’hui plus de 48.000 filleuls.

Après la divine liturgie du 20e anniversaire de la cathédrale.

L’Eglise Titanic

L’archevêché de Malines-Bruxelles annonce de nouvelles dispositions « liturgiques » obligatoires suite à la nomination de Rebecca Alsberge « déléguée épiscopale ».

Lorsque la « déléguée épiscopale » participe à une « eucharistie » « en paroisse », elle « entre en procession à côté de celui (sic) qui préside la célébration », et à la procession de sortie elle « salue avec lui les paroissiens ». C’est elle qui fait le sermon, et la « prière eucharistique » est modifiée, de sorte que le nom de la « déléguée épiscopale » est cité après celui du pape et de l’archevêque…

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Après plusieurs années d’enquête de sa commission liturgique, Mgr Shawn McKnight, évêque de Jefferson City dans le Missouri, avait interdit, le 24 octobre, un certain nombre de cantiques « insuffisants quant à la saine doctrine » (à savoir hérétiques), dont celui qui est le plus populaire dans les messes LGBT.

Face aux réactions, Mgr McKnight a battu en retraite. Il a annulé son décret et opte désormais pour un « processus synodal », par un nouveau document intitulé « Promouvoir la participation active à la liturgie par la musique sacrée », qui prévoit un « consultation plus complète des parties concernées au sein du diocèse ».

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Le lobby LGBT New Way Ministry (qui a les faveurs appuyées du pape) a remis le 15 novembre, lors d’une cérémonie publique, son « Bridge building award » (le prix du bâtisseur de ponts) à Mgr John Stowe, évêque de Lexington dans le Kentucky, pour ses « efforts LGBTQ+ ».

L’évêque a déclaré :

« En ce moment, il est devenu évident que la synodalité n’est pas venue comme une révolution à grand bruit, mais plutôt comme le doux souffle de l’Esprit qui nous appelle à la communauté, à la participation et à la mission. Croyez-moi quand je dis que je partage votre frustration de voir que les choses n’avancent pas plus vite dans notre Église, que le langage LGBTQ, utilisé par Rome et pas encore employé par les évêques américains, n’a pas trouvé sa place dans les documents alors qu’il y figurait dans des versions antérieures, qu’il n’y a pas eu d’évolution perceptible dans notre langage théologique dépassé pour décrire l’orientation ou les relations homosexuelles, ou dans le rôle des femmes, ou dans la compréhension de la réalité de la dysphorie de genre – et chacun d’entre nous a une liste plus longue de ce qui n’a pas encore été abordé. »

Nava Mau et le pape

L’acteur qui se fait appeler Nava Mau et se dit « femme transgenre » était l’un des militants LGBT reçus par le pape le 13 août dernier. Il revient sur cette rencontre sur Instagram.

« Nava Mau »…

Cette année a été remplie de moments qui ne semblaient pas réels, qui ne le sont toujours pas, et celui-ci ne figurait absolument pas sur ma carte de bingo. Jamais je n’aurais imaginé être assise à côté du pape dans sa résidence, et encore moins m’entretenir avec lui pendant une heure aux côtés de six défenseurs des droits des LGBTQ venus du monde entier.

Je lui ai parlé de mon éducation, de mon travail avec les survivants de la violence et de la façon dont la communauté a été ma foi. Je lui ai parlé de Baby Reindeer (Mon petit renne) et de ce que cela signifiait pour des millions de personnes à travers le monde de connaître désormais une femme transgenre qui s’émancipe, qui s’assume et qui est aimée. Je lui ai parlé de ma grand-mère, qui était ma meilleure amie et qui aurait été la plus fière de moi. Elle était là avec nous ce jour-là.

J’ai malheureusement perdu toutes les autres photos du voyage, mais ces deux jours m’ont incontestablement replongé dans l’esprit des communautés qui luttent pour la survie, la dignité et la justice. Oui, ces deux jours étaient sacrés. Le pape nous a quittés en nous disant qu’il nous souhaitait tout l’amour et le bonheur que nous désirions, et que nous devions continuer à nous battre. Je n’oublierai jamais sa bénédiction.

J’ai rencontré des activistes d’Ouganda et du Ghana qui représentent les communautés LGBTQ dans la résistance contre les lois qui vont jusqu’à punir notre existence de la peine de mort. Alors que nous assistons à une recrudescence des attaques politiques contre les personnes queer et trans aux États-Unis, je suis frappée par leur courage inébranlable. Leur détermination et leur foi devraient nous guider tous, car nous ne serons pas libres tant que tout le monde ne le sera pas. Nous devons mener ce combat ensemble.

Zaloujny sans son képi

Le 25 septembre 2022, Valeri Zaloujny, commandant en chef des forces armées ukrainiennes, déclarait :

Nous avons détruit l’armée professionnelle russe, il est temps de mettre fin à l’armée amateur.

Deux ans plus tard, Valeri Zaloujny, relevé de ses fonctions et envoyé ambassadeur à Londres :

L’OTAN n’est pas prête pour une guerre d’usure avec la Russie car les arsenaux de missiles et de drones des pays de l’alliance ne sont pas comparables aux capacités russes.

Cette dernière phrase, contrairement à la première, n’est pas une citation exacte. C’est le résumé que font les agences russes d’une interview de Zaloujny à l’Ukrainska Pravda. Il y précise que les Russes lancent aujourd’hui plus de 3.000 drones et missiles par mois et que le nombre est en augmentation constante, qu’aucun pays européen ne peut se mesurer à cela et qu’en cas de guerre directe la défense aérienne de ces pays serait « complètement épuisée en deux ou trois mois ».