La haine ukrainienne

Le producteur de l’émission télévisée de cuisine tournée à l’église du réfectoire de la laure supérieure des Grottes de Kiev, Akim Galimov, écrit sur sa page Facebook que tous ceux qui critiquent cette émission font partie d’une opération montée par Moscou.

Cette critique, dit-il, est « une opération spéciale du Kremlin », soigneusement préparée, visant à perturber la célébration du 6e anniversaire du Tomos de l’Eglise du pouvoir. (Il souligne ainsi que la soi-disant Eglise orthodoxe d’Ukraine n’a que six ans d’existence…)

« Mes amis, tout cela constitue une nouvelle attaque de grande envergure dirigée contre l’Ukraine », écrit-il sans rire.

Alors il s’adresse au ministre de la Culture, lui reprochant à demi-mot de ne pas avoir encore pris le contrôle de toutes les églises : « Le patriarcat de Moscou utilise encore des centaines de nos monuments, où il peut faire tout ce qu’il veut, sauf diffuser des récits sur l’Ukraine » (puisque les prêtres sont alors poursuivis en justice). « Et c’est là notre tâche stratégique : le chasser de notre pays. Ils sont partout, et maintenant ils commencent à sentir la marée du pouvoir. Que devons-nous faire ? Rester fermement sur notre terre et faire ce que nous avons à faire : battre cette saleté par tous les moyens. C’est ce que nous faisons. »

Akim Galimov, 39 ans, a déjà reçu cinq prix ukrainiens pour ses documentaires. Les deux derniers sont intitulés « Rascisme, une histoire médicale » (« rascisme » et une contraction de « fascisme russe »), et « L’Ukraine de l’avenir »…

On notera qu’il est journaliste diplômé de l’université d’Etat Limonov de Moscou.


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