✝︎ Maïté ✝︎

Extraits d’un article de Breizh-Info :

La France vient de perdre une figure emblématique de sa culture gastronomique. Maïté, de son vrai nom Marie-Thérèse Ordonez, s’est éteinte dans la nuit du 20 au 21 décembre à l’âge de 86 ans, des suites d’une maladie neurodégénérative. Celle que des millions de Français ont connue à travers La Cuisine des Mousquetaires laisse derrière elle un héritage culinaire riche et authentique, loin des standards aseptisés d’aujourd’hui. Maïté, c’était une voix forte, une bonne humeur communicative et surtout un amour indéfectible pour le terroir.

Son style, parfois abrupt mais toujours sincère, faisait d’elle une personnalité unique. Elle n’avait rien d’un modèle diététique et assumait pleinement une cuisine de caractère, bien loin des préoccupations modernes de « healthy » ou de « vegan ». Pour Maïté, manger était avant tout une célébration, un art de vivre enraciné dans la convivialité.

Au-delà du spectacle, Maïté était une véritable ambassadrice de la gastronomie française. Elle défendait avec ferveur les produits locaux et les recettes traditionnelles, devenant une porte-voix pour les saveurs de sa Gascogne natale.

Maïté, c’était plus qu’une cuisinière. Elle incarnait un certain art de vivre, celui d’une France fière de ses traditions, où le partage et la générosité étaient au cœur de chaque repas. À une époque où le « politiquement correct » tend à aseptiser les personnalités publiques, elle reste une figure de liberté, assumant son style sans concession.

Il se trouve que j’ai vu une fois Maïté, pendant plusieurs heures, il y a bien longtemps, à une Fête du Livre organisée par la Mairie de Toulon quand Jean-Marie Le Chevallier était le maire. Je peux témoigner que Maïté ne jouait pas un rôle à la télévision, qu’elle était exactement la même dans la vraie vie, et c’est assez rare pour être souligné.


En savoir plus sur Le blog d'Yves Daoudal

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire