2e dimanche après l’Epiphanie

L’antienne de communion résume l’évangile des Noces de Cana, et la réaction du maître d’hôtel est plutôt pittoresque, avec une rare expressivité dans le plain chant : son étonnement, tout en haut du mode, comme en voix de fausset, montre son irritation de ne pas comprendre ce qui vient de se passer.

La voici par les moniales d’Ozon, en 1960 (elles sont aujourd’hui au Pesquié, en Ariège, avec la néo-liturgie badigeonnée de grégorien).

Dicit Dóminus : Implete hýdrias aqua et ferte architriclíno. Cum gustásset architriclínus aquam vinum factam, dicit sponso : Servásti bonum vinum usque adhuc. Hoc signum fecit Jesus primum coram discípulis suis.

Le Seigneur dit : Remplissez d’eau ces urnes et portez-en au maître du festin. Dès que le maître du festin eut goûté l’eau changée en vin, il dit à l’époux : tu as gardé le bon jusqu’à ce moment. Tel fut le premier miracle que fit Jésus devant ses disciples.

Parabole net zéro

A Nottingham, en Angleterre, on a construit une école ultramoderne pour 240 enfants, dans un nouveau quartier très cher. Une école certifiée « net zéro » : zéro émission de gaz à effet de serre, zéro « carbone »… Application parfaite de l’idéologie écoloclimatique régnante. Mais la même idéologie est celle qui demande de ne pas avoir d’enfants… Et de fait il n’y a aucun enfant inscrit dans cette école… Logique. Logique de mort. Mais de mort décarbonée.

L’incendie de l’île d’Amsterdam

Un incendie s’est déclaré mercredi sur l’île française d’Amsterdam, des Terres australes et antarctiques. Les seuls habitants sont les membres du personnel tournant de la station scientifique, qui ont été évacués. Aux dernières nouvelles le feu s’approche des bâtiments de la station, qui risque fort de disparaître dans les flammes avec toutes ses installations.

L’origine de l’incendie est inconnu. Mais l’AFP conclut ainsi une de ses dépêches :

Elle est l’île la moins au sud des Australes, qui comprennent également Crozet et Kerguelen. Son climat est donc plus tempéré et il n’y a pas d’eau sur l’île, favorisant une végétation plus sèche « plus propice » aux incendies.

Mais cette « végétation plus sèche » et anarchique est récente, et cet incendie, comme tant d’autres ces temps-ci, est le fruit de l’idéologie pseudo-écologique. En 1871, une famille de La Réunion s’était installée sur l’île pour élever des bovins. Mais les conditions de vie étaient trop dures, et la famille est repartie six mois plus tard, laissant sur place leurs cinq bêtes. Il faut croire que les conditions de vie, sur une île australe et « sans eau », n’étaient pas si défavorables pour les bovins, puisqu’un siècle plus tard ils étaient environ 2.000… Alors, pour « préserver l’environnement » (car contrairement au castor, la vache, même retournée à l’état sauvage, n’a pas droit au titre d’« ingénieur des écosystèmes »), on éradiqua une bonne partie du troupeau et on cantonna les survivants dans une parcelle close. Puis en 2007 on décida de supprimer toutes les bêtes, afin que les terres puissent être « recolonisées par les plantes endémiques ». Cela a peu à peu fonctionné… jusqu’à ce que tout crame.

J’avais signalé en juillet 2022 ce phénomène spectaculaire de l’incendie dans les monts d’Arrée, où les terrains appartenant à l’Etat avaient entièrement brûlé, et où les terrains de l’élevage de bœufs Angus étaient restés intacts, le feu s’arrêtant net à la clôture.

Nombre de feux sont dûs à l’idéologie pseudo-écolo, celle-là même qui est désormais au pouvoir et qui interdit au paysan de démanteler un barrage de castor. Elle interdit aussi de nettoyer les taillis sous prétexte de préserver la « biodiversité », et les broussailles qui naguère étaient enlevées sont aujourd’hui les allume-feu de la nature. Ainsi que les très précieuses « plantes endémiques » des terres australes qu’il faut absolument préserver sans qu’on sache pourquoi.

Pas d’hommes dans les compétitions féminines

Les députés américains ont adopté une loi « sur la protection des femmes et des filles dans les sports », qui interdit la participation d’hommes dans les compétitions féminines. Le texte a été adopté par 218 voix contre 206, soit tous les députés républicains présents et deux démocrates.

« Nous savons, d’après les Écritures et la nature, que les hommes sont des hommes, que les femmes sont des femmes et que les hommes ne peuvent pas devenir des femmes. Il est triste de devoir dire cela », a dit le président de la Chambre, Mike Johnson, après le vote.

Le projet de loi « a du sens pour environ 99 % des Américains », a déclaré Daniel Meuser, député de Pennsylvanie. « L’idée que nous ayons besoin d’un tel projet de loi est inquiétante en soi. Pensez-y : Nous débattons de la question de savoir si les garçons ou les hommes doivent rivaliser avec les filles ou les femmes dans le domaine de l’athlétisme. Soyons clairs : ce n’est pas acceptable, et il n’est pas acceptable de forcer les femmes à partager un vestiaire avec un homme biologique, en les obligeant à se doucher et à se changer ensemble. Ce n’est pas une exagération. C’est ce qui se passe, et c’est traumatisant pour les femmes et les jeunes filles de voir un homme se promener nu dans leur vestiaire. Cette expérience sociale idéologique ratée perturbe le tissu même de ce que le titre IX a été conçu pour protéger. »

Le député de l’Idaho Mike Simpson a déclaré que le texte « relève tellement du bon sens que je ne peux pas croire que quelqu’un ait voté contre ».

Le projet de loi est maintenant transmis au Sénat où il n’est pas sûr d’obtenir les 60 voix requises.

Le vote a eu lieu quelques jours après la prestation de serment du député démocrate « Sarah » McBride, du Delaware, première personne « transgenre » à être élue à la Chambre des représentants des États-Unis. Une femme député a aussitôt déposé une proposition de loi pour interdire aux hommes biologiques l’accès aux toilettes et autres endroits réservés aux femmes. Le président de la Chambre Mike Johnson a immédiatement pris la disposition suivante : « Toutes les installations pour homme ou pour femme du Capitole et des bâtiments administratifs de la Chambre des représentants (comme les toilettes et les vestiaires) sont réservées uniquement aux personnes de ce sexe biologique. »

Covington, Kentucky : haro sur la tradition

L’évêque de Covington (nord du Kentucky), Mgr John Iffert, supprime les Missionnaires de saint Jean Baptiste, constitué de deux prêtres et des laïcs, voués à la messe traditionnelle.

La décision a été prise « à la lumière de la lettre apostolique Traditionis Custodes et en réponse au dénigrement constant de la forme actuelle du rite romain par les membres de l’association et au manque de leadership clérical approprié pour l’association ». Bien sûr, il ajoute que les deux prêtres restent incardinés dans le diocèse de Covington et « conservent tous les droits et obligations liés à leur état vocationnel », autrement dit qu’ils doivent rester et célébrer la néo-liturgie…

Le « dénigrement constant » est clairement une calomnie. La petite congrégation s’est installée dans le diocèse en 2011 sous les auspices du précédent évêque, Mgr Roger Foys, qui en 2015 louait leur « merveilleux, merveilleux ministère », leur « amour du Seigneur et leur joie dans le Seigneur, ainsi qu’une merveilleuse révérence, dont on ne voit pas beaucoup d’exemples ».

L’organisation Christ is King Action ministries souligne que la suppression de ce groupe est « l’interruption soudaine et injuste d’un ministère qui a fait preuve d’une fidélité inébranlable envers l’Église », et que la « réconciliation réussie d’une communauté catholique entièrement indépendante avec l’Église » était l’une de leurs réalisations les plus remarquables.

Le 28 août dernier, Mgr Iffert célébrait une messe pour le lobby LGBT « Les catholiques embrassent tous les enfants de Dieu – un ministère pour les familles favorisées ». Sic.