Le genre du client

« Le genre des voyageurs n’a pas d’importance pour prendre le train, selon la Cour de justice de l’UE »

Tel est le titre du site Euractiv. Conforme à celui du communiqué de la Cour de Justice de l’Union européenne : « RGPD et transport ferroviaire : l’identité de genre du client n’est pas une donnée nécessaire pour l’achat d’un titre de transport ».

En effet, si l’on s’en tient à cet aspect des choses.

Mais ce qui est gravissime dans cet arrêt est que la Cour, qui est censée appliquer le droit européen, ne s’appuie sur aucun texte de loi (sinon le RGPD qui n’en est pas un) pour donner raison au lobby LGBT qui l’a saisie, et justifie son jugement par l’idéologie LGBT, qu’elle fait sienne et place donc au-dessus des lois. (Ce que n’avait pas fait la CNIL qui avait rejeté la demande en 2021.)

La Cour considère qu’une personnalisation de la communication commerciale fondée sur une identité de genre présumée en fonction de la civilité du client ne paraît pas objectivement indispensable afin de permettre l’exécution correcte d’un contrat de transport ferroviaire. En effet, l’entreprise ferroviaire pourrait opter pour une communication reposant sur des formules de politesse génériques, inclusives et sans corrélation avec l’identité de genre présumée des clients, ce qui constituerait une solution praticable et moins intrusive.

Et bien entendu, puisque la dictature européenne est au-dessus des lois nationales, la Cour intime l’ordre aux institutions françaises de régler le litige conformément à son arrêt.

De la férie

Antienne de Benedictus (arrangement de Tobie 13,13-14).

Omnes natiónes vénient a longe, portántes múnera sua, allelúia.

Toutes les nations viendront de loin, apportant leurs présents, alléluia.

Antienne de Magnificat (Isaïe 60,6)

Bréviaire de Saint-Vaast d’Arras, XIIIe siècle.

Omnes de Saba vénient, aurum et thus deferéntes, allelúia, allelúia.

Tous viendront de Saba, apportant l’or et l’encens, alléluia, alléluia.

Le gaz russe

Selon le cabinet norvégien Rystad Energy, les Européens n’ont jamais acheté autant de gaz naturel liquéfié russe que l’année passée : 17,8 millions de tonnes.

Et vlan pour Poutine.

Mais en fait, comme le dit un commentateur, c’est la nouvelle tactique pour priver les Russes de leur gaz : on leur achète tout, et ils gèlent…

Elle s’incruste

Salome Zourabichvili et toujours à Tbilissi. Elle a convoqué des journalistes à son « nouveau bureau présidentiel », dans un immeuble du centre de la capitale, sous les drapeaux de l’UE et de la Géorgie : « Je suis la présidente et je resterai la présidente » (elle a oublié d’ajouter : et fière d’être désormais membre d’un lobby américain anti-géorgien et anti-ukrainien).

Puis elle est repartie.

« Le patriarche moscovite Bartholomée »

Sous ce titre, l’Union des journalistes orthodoxes ukrainiens a publié l’article suivant :

Ces derniers jours, plusieurs personnalités ont qualifié le 7 janvier de « Noël moscovite ». Le chef de l’OVA [administration régionale militaire] de Volyn, Nedotep, a déclaré que seuls les « ennemis qui devraient disparaître comme la Russie » célébraient ce jour-là. Le « métropolite » de Volynie, M. Zinkevich [de l’Eglise du pouvoir], a assuré que ceux qui célèbrent ce jour selon le calendrier julien ne sont pas avec l’Ukraine, mais « avec ceux qui la-la-la-la » (allusion à une chanson grossière sur Poutine). Enfin, M. Porochenko a réprimandé la Rada pour le fait que les députés « fêtaient le Noël moscovite » au lieu de travailler.

On peut dire à ces gens que depuis longtemps les églises de Jérusalem, de Serbie, de Macédoine, de Pologne, de Géorgie et le Saint Mont Athos célèbrent Noël le 7 janvier.

Mais l’argument le plus convaincant serait peut-être le service liturgique de Noël « ancien style » du patriarche Bartholomée pour la communauté russe d’Istanbul. Lors de ce service, les paroissiens ont rencontré Sa Divine Sainteté en costumes nationaux russes et en kokochniks. C’est-à-dire qu’il y a là trois « crimes » à la fois :

– un office selon le calendrier moscovite,

– un service pour les Russes,

–  la propagande de la culture du pays agresseur.

Nous suggérons que les « hiérarques » de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine et les politiciens patriotes n’appellent plus le patriarche Bartholomée autrement que « prêtre de Moscou ».

L’ironie est évidemment que l’Eglise du pouvoir ukrainien ne doit son existence qu’au « tomos » de Bartholomée et à la volonté de Porochenko, lequel aurait sans doute dû se taire car désormais tout le monde sait que les députés, tous peu ou prou zelenskistes, ont célébré le Noël « moscovite » au lieu de travailler (ce jour n’étant plus férié).

« La-la-la-la » est le dernier grand succès de la chanteuse russe genre Tik-Tok Klava Koka (la première vidéo a été vue sur YouTube près de 7 millions de fois). L’allusion concerne en fait la vidéo de 2021 sur une autre chanson (Je quitte le tchat) dont la vidéo est entièrement composée d’images de Poutine comme si c’était lui qui chantait. Ce n’est pas vraiment grossier mais c’est clairement très irrespectueux (et pourtant toléré dans cette « dictature ») : « Je sais qui tu es, je ne t’enverrai plus de photos interdites, lâche-moi, ne me retiens pas, ne me recherche pas, ne m’aime pas… »