J’avais remarqué que, dans la persécution judiciaire de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, de nombreuses audiences étaient reportées, puis encore reportées, puis de nouveau reportées, parce que tel ou tel juge était malade, et que tel et tel s’était récusé… Le fait est désormais dénoncé par le chef du « service d’État ukrainien pour l’ethnopolitique et la liberté de conscience », Viktor Yelensky. Car cela retarde indéfiniment l’interdiction effective de l’Eglise.
Il espère que la pression publique « ne permettra pas aux juges de tomber indéfiniment malades ou de se récuser ».
Citant l’exemple de la Laure des Grottes de Kiev, où les moines se trouvent toujours, il se plaint que « le juge est “désespérément” malade ».
De plus, dit-il, dans les autres affaires, « un nombre incroyable de fois les juges se sont récusés et ont reporté les audiences »…
Le revers de la médaille est que, lorsque les juges sont « en bonne santé », ce sont des militants contre l’Eglise orthodoxe, ou simplement des juges qui veulent se faire bien voir du régime. De ce fait, par exemple, la dernière audience dont j’ai eu connaissance est celle qui a décidé que le métropolite Arsène devait rester en prison préventive, où il est depuis neuf mois pour avoir prévenu les fidèles, dans un sermon, qu’il y avait des barrages de militaires qui risquaient de compliquer l’accès au sanctuaire…