La dictature européenne

« L’Europe tient ses promesses : Les ministres des Affaires étrangères de l’UE viennent de décider de prolonger à nouveau les sanctions contre la Russie. Cela continuera à priver Moscou de revenus pour financer sa guerre. La Russie doit payer pour les dommages qu’elle cause. »

Donald Tusk ne parlait pas en l’air : l’UE a les moyens de faire taire la Hongrie. Officiellement « la Hongrie a reçu les garanties de sécurité énergétique » qu’elle demandait. A savoir la promesse que la Commission européenne va « tenir des discussions avec l’Ukraine sur l’approvisionnement en gaz de l’Europe via le réseau de gazoducs ukrainien », selon le propos de Peter Szijjarto…

Les 27, comme un seul homme, je ne veux voir qu’une tête, ont donc reconduit les 2.482 sanctions imposées à ce jour. Ce n’est toutefois qu’un dixième des sanctions internationales qui frappent la Russie.

« Cela continuera à priver Moscou de revenus pour financer sa guerre. » C’est donc que Moscou était déjà privée de revenus pour financer sa guerre. Bizarrement la guerre se poursuit. Et ce sont les pays de l’UE qui s’appauvrissent.

Et l’on prive Moscou de revenus en lui achetant encore plus de gaz que l’année dernière…

La Kallas sans filtre

Kaja Kallas, chef de la diplomatie de l’UE, découvrant et reprenant à son compte le plan de démantèlement de la Russie, et faisant comme si on y était…

La défaite de la Russie n’est pas une mauvaise chose, parce que, alors, vous savez, il peut y avoir vraiment une chance pour la société. Et, vous savez, il y a de nombreuses différentes nations, aujourd’hui, qui font aussi bien partie de Russie. Je pense que si l’on avait plus, comme, des petites nations, ce n’est pas une mauvaise chose si la grande puissance est réellement beaucoup plus petite.

Mère Ubu Commissaire

Hadja Lahbib, qui est belge bien sûr, est « commissaire européen à la Préparation et à la Gestion des crises ». A priori sa compétence, si tant est qu’elle en ait une, ne s’étend pas aux questions de désinformation. Mais il semble que tous les commissaires doivent être mobilisés contre la libre parole qui pose un problème à la dictature de Bruxelles.

Alors Hadja Lahbib s’y met, elle aussi. Et elle le fait par une interview à… Ukrinform, à savoir l’agence de désinformation du gouvernement ukrainien. La désinformation à gros bouillons, énorme, celle qui faisait croire à Ursule que la Russie était sur les genoux dès 2022, que les Russes volaient les machines à laver pour prendre les puces électroniques, etc.

Voici ce qu’a dit Hadja Lahbib à Ukrinform :

« En cas de pandémie, lorsqu’une personne non vaccinée est contaminée, elle propage le virus et touche de plus en plus de personnes. Il en va de même pour la désinformation. Les personnes qui ne sont pas prêtes à distinguer les faits de la désinformation la répandent parmi d’autres personnes, les “contaminant” également. La désinformation est donc très contagieuse, et la “pandémie” est alors très difficile à arrêter. »

Elle déclare qu’en Belgique les services de renseignement ont appris qu’il y avait eu une « infiltration » ennemie, révélant que certains législateurs « sont liés à l’extrême droite, et alors à la Russie ». « Cela signifie que ces menaces sont partout. Les menaces peuvent venir des médias qui cherchent à semer la confusion, à inciter les gens à une révolution contre le système. » Sic.

Ainsi, à Bruxelles, on s’est rendu compte qu’il fallait « adopter ce que nous appelons le bouclier de la démocratie pour protéger toutes les démocraties d’une influence malveillante ».

Elle a indiqué que l’UE devait renforcer le mécanisme de protection civile existant. A savoir la censure, qu’on ose appeler bouclier de la démocratie. Car « le paysage des menaces évolue constamment et nous devons donc nous adapter pour pouvoir répondre aux menaces hybrides. » Elle peut assurément demander aux Ukrainiens comment on censure efficacement les médias : il suffit d’interdire les médias d’opposition, au nom de la démocratie.

La « police de l’environnement »

Ceci est un titre du quotidien Sud-Ouest. On y apprend que les agents de l’Office français de la biodiversité sont une « police », et que c’est pourquoi ils vont faire la leçon aux paysans avec une arme, mais que pour éviter les polémiques les agents doivent porter leur arme « discrètement », dit la ministre Pannier-Nullachier.

Laquelle ministre n’a pas hésité à faire une nouvelle démonstration de son incompétence et de sa bêtise en affirmant que ces agents armés de la police d’intimidation des paysans par principe délinquants ont « des missions qui sont essentielles » comme « s’assurer qu’il n’y a pas de pollution de l’eau que vous buvez » ou « des risques pour les enfants qui se promènent en forêt »… Or ce n’est évidemment pas du tout leur rôle, qui est d’obliger les dangereux paysans à respecter la « biodiversité ».

Trump

Donald Trump a rétabli l’adhésion des Etats-Unis à la « politique de Mexico », qui interdit aux ONG américaines d’utiliser l’argent fédéral pour financer l’avortement à l’étranger, et au « Consensus de Genève pour la promotion de la santé de la femme et le renforcement de la famille ». (Il est significatif que ces deux grandes initiatives pro-vie internationales d’origine américaine n’aient pas de fiche Wikipedia en français…)

Donald Trump a également signé un décret ordonnant aux agences fédérales de reconnaître les limites de l’amendement Hyde sur la distribution de l’argent fédéral au niveau national, ce qui annule deux décrets de Jobidon protégeant l’« accès » à l’avortement et définissant l’avortement comme un « soin de santé ».