
Un drone a endommagé la nuit dernière le toit qui protège le sarcophage du réacteur 4 de Tchernobyl. Aussitôt Zelensky s’est déchaîné contre la Russie, « le seul pays au monde qui attaque de tels sites, occupe des centrales nucléaires et fait la guerre sans se soucier des conséquences. Il s’agit d’une menace terroriste pour le monde entier ».
Le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak, a renchéri, en évoquant… la conférence de Munich : « Nous allons donner beaucoup d’informations à nos partenaires américains sur l’attaque russe, sur la façon dont ils lancent constamment des drones au-dessus de la zone de Tchernobyl, sur les menaces qu’ils font peser sur l’arche de confinement et sur la sécurité nucléaire. » Et d’insister sur la « colère » des Ukrainiens à Munich.
C’est surtout insister sur le fait que les Ukrainiens, après le coup de fil dévastateur de Trump à Poutine, avaient besoin d’un bel argument antirusse à la réunion de Munich.
Maria Zakharova a rappelé que « l’année dernière, avant la conférence de Munich, il y avait eu une provocation sous la forme d’une frappe sur un hôpital pour enfants à Kiev », et que c’est cette provocation que Zelensky « avait invoquée comme prétexte pour sa nouvelle demande d’aide et d’argent ».
Le député ukrainien Artyom Dmytrouk (par ailleurs courageux soutien de l’Eglise orthodoxe persécutée), écrit : « Je n’ai qu’une question à propos de l’incident avec le drone qui a attaqué la centrale nucléaire de Tchernobyl. La télécommande était-elle entre les mains de Zelensky ou de Iermak ? »
Mais bien entendu l’imbécile en chef de la « diplomatie » de l’UE, la Kallas, n’a pas craint d’éructer : « La Russie a de nouveau attaqué de manière irresponsable le site nucléaire de Tchernobyl. De telles attaques contre des sites nucléaires civils sont inacceptables. Cela montre une fois de plus que la Russie ne recherche pas la paix. » On aimerait pouvoir tirer le rideau…


