Fañch

Une chambre civile du tribunal de Lorient s’est prononcée lundi en faveur de l’utilisation du tilde dans le prénom breton Fañch. En juin 2023, le maire de Lorient avait accepté la déclaration de naissance de Fañch, mais le procureur de la République, qui n’avait rien d’autre à faire, avait fait retirer le tilde, pour faire respecter la fameuse circulaire de 2014 qui liste les signes autorisés. Le parquet, qui n’a rien d’autre à faire, va sans doute faire appel du jugement.

Jeudi, la cour d’appel d’Angers doit rendre sa décision sur une affaire semblable. Le parquet d’Angers, qui n’avait rien d’autre à faire, avait demandé au juge des affaires familiales d’ordonner carrément la suppression du prénom Fañch de l’acte de naissance et « d’attribuer à l’enfant un autre prénom avec l’accord des parents ou à défaut sans leur accord ». Sic : la République peut donc très démocratiquement attribuer un prénom à un enfant sans l’accord des parents… Les parents avaient fait appel.

Démocratie ubukrainienne

Hier, le Parlement ukrainien n’a pas réussi à voter une résolution de « soutien à la démocratie » disant que Zelensky « doit exercer ses pouvoirs jusqu’à ce que le président nouvellement élu de l’Ukraine prenne ses fonctions ».

Alors on est allé chercher quelques députés manquants, et on a fait voter une autre résolution, qui dit la même chose mais autrement. Le texte affirme simplement que la loi martiale, imposée à cause de l’agression russe, ne permet pas d’organiser des élections, et que le président Zelensky et le Parlement sont légitimes.

Et 268 députés ont voté ce texte…

Poutine aux Américains : venez en Russie !

Donald Trump a décidé que les Américains allaient se rembourser de leurs dépenses en Ukraine en exploitant les minerais ukrainiens. Mais après une réponse enthousiaste, Zelensky rechigne à signer l’accord, puisque, dit-il, l’Ukraine n’est pas à vendre (sic), et que d’ailleurs il ne doit rien aux Américains (re-sic).

On sait que la majorité des ressources ukrainiennes se trouve dans les territoires contrôlés par la Russie, et donc que Zelensky n’y aura jamais accès.

Alors Poutine dit aux Américains qu’ils peuvent venir…

« Nous sommes prêts à attirer des partenaires étrangers dans nos nouveaux territoires historiques qui ont été restitués à la Russie. Il y a là certaines réserves. Nous sommes prêts à travailler avec nos partenaires, y compris Américains, dans les nouvelles régions. » Car la Russie a déjà tout ce qu’il lui faut, et bien au-delà.

Alors que dans le nouveau paquet de sanctions de l’UE il y a surtout l’interdiction d’importation d’aluminium, Poutine a ajouté que la Russie et les États-Unis pourraient également envisager de travailler ensemble sur la production d’aluminium : « Par exemple, dans la région de Krasnoïarsk, à l’époque soviétique, il était prévu de construire une nouvelle centrale hydroélectrique et de créer des installations supplémentaires de production d’aluminium. » Si les entreprises américaines travaillent en Russie, « elles réaliseront un bénéfice décent et les quantités correspondantes d’aluminium seront livrées sur le marché intérieur à des prix tout à fait acceptables. Il y a beaucoup à réfléchir à ce sujet. »

Pitoyables « résistants »

Quelques exemples des Américains orphelins de Jobidon qui tentent de résister à la politique de Trump contre les perversions idéologiques.

Le gouverneur du Wisconsin demande que dans le budget de l’Etat le mot « père » soit remplacé par « parent », et « mère » par « personne inséminée » puis « parent qui donne naissance à l’enfant ».

L’association athlétique inter-écoles du New Jersey refuse de modifier sa politique de soutien à la participation de « trans » (d’hommes qui « s’identifient comme femmes ») aux compétitions féminines.

Le juge fédéral Royce Lamberth qui avait déjà bloqué le transfert de trois « prisonnières transgenres » (trois hommes qui se disent femmes) dans une prison pour hommes vient de bloquer le transfert de neuf autres soi-disant « prisonnières transgenres ». Cela « démontre que le recours des plaignantes au huitième amendement a des chances de succès », claironne-t-il. Sauf qu’il va sans doute se faire virer, puisque les juges fédéraux dépendent du Président…

Mardi de la Sexagésime

Psautier de saint Louis, à l’usage de la Sainte Chapelle.

La lecture des matines raconte la fin du déluge : Noé ouvre la fenêtre de l’arche, envoie un corbeau qui ne revient pas, puis une colombe, qui revient : Noé la prend avec la main et la fait rentrer. Il envoie une deuxième fois la colombe, qui revient avec un rameau d’olivier, puis une troisième fois, et elle ne revient pas. Noé ouvre le toit et voit que la terre a séché.

Voici ce qu’en dit saint Hilaire dans ce Traité des mystères que j’ai déjà cité deux fois. Le passage commence après plusieurs lignes perdues sur l’envoi du corbeau et le premier envoi de la colombe.

Ce que préfigure le second envoi est bien clair. La colombe revient portant un rameau d’olivier couvert de feuilles ; il ne faut plus la prendre avec la main, elle revient en volant. Cela fut accompli lorsque les soixante-dix disciples envoyés en mission pour prêcher l’Évangile, après avoir reçu le Saint-Esprit, reviennent en portant la gloire de s’être soumis les esprits impurs, – car le Saint-Esprit rapportait les fruits de la miséricorde divine, dont l’olivier est la figure – et lorsque l’abandon postérieur du Seigneur par les disciples l’empêcha de trouver dès ce moment un lieu de repos. La colombe revint à Noé avec des fruits pour figurer dans ce second retour les fruits rapportés par l’Esprit Saint dans la soumission des démons et l’impossibilité où le mettait l’abandon du Seigneur par les disciples de trouver dès lors un lieu de repos. Le troisième envoi préfigure son habitation chez le croyant, car une fois envoyé, le Saint-Esprit demeure éternellement dans l’âme des fidèles.