Une chambre civile du tribunal de Lorient s’est prononcée lundi en faveur de l’utilisation du tilde dans le prénom breton Fañch. En juin 2023, le maire de Lorient avait accepté la déclaration de naissance de Fañch, mais le procureur de la République, qui n’avait rien d’autre à faire, avait fait retirer le tilde, pour faire respecter la fameuse circulaire de 2014 qui liste les signes autorisés. Le parquet, qui n’a rien d’autre à faire, va sans doute faire appel du jugement.
Jeudi, la cour d’appel d’Angers doit rendre sa décision sur une affaire semblable. Le parquet d’Angers, qui n’avait rien d’autre à faire, avait demandé au juge des affaires familiales d’ordonner carrément la suppression du prénom Fañch de l’acte de naissance et « d’attribuer à l’enfant un autre prénom avec l’accord des parents ou à défaut sans leur accord ». Sic : la République peut donc très démocratiquement attribuer un prénom à un enfant sans l’accord des parents… Les parents avaient fait appel.
