Tuez-la !

Soutien public à l’agression russe et au meurtre de citoyens ukrainiens.
Atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
Violation consciente de la frontière de l’Ukraine dans le but de pénétrer sur son territoire.
Activité commerciale illégale dans les territoires ukrainiens occupés par les envahisseurs russes.
Participation à des activités de propagande anti-ukrainienne de la Russie (pays agresseur) contre l’Ukraine.
Actrice russe.
Date de naissance : 17.08.2010
Passeport : 6083 473871
Informations :
A participé à un événement de propagande anti-ukrainienne à Artek en Crimée occupée.
Le Centre « Myrotvorets » demande aux autorités chargées de l’application de la loi de considérer cette publication sur le site web comme une déclaration concernant la commission par ce citoyen d’actes conscients contre la sécurité nationale de l’Ukraine, la paix, la sécurité de l’humanité et l’ordre public international, ainsi que d’autres infractions.

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Elle s’appelle Iekaterina Temnova. Elle a 14 ans. Elle vient d’être inscrite sur le registre ukrainien Myrotvorets, qui liste les « ennemis de l’Ukraine » à supprimer par tous les moyens (et quand c’est fait, un tampon rouge et rougeoyant de flammes barre la fiche de l’« éliminé »).

La raison de cette inscription est que Iekaterina Temnova a prononcé l’allocution d’ouverture, le 17 mars, d’un des événements qui rythment cette année le 100e anniversaire du camp Artek en Crimée. Or elle est connue comme la vedette d’une série de films intitulés Manyounya, nom de l’héroïne qu’elle incarne, d’après des livres pour enfants.

Iekaterina Temnova est aujourd’hui la plus jeune victime de Myrotvorets. Mais pas la plus jeune au moment de son inscription : ce record est détenu par Faina Savenkova, qui avait 12 ans quand elle fut dénoncée en 2020 pour avoir écrit des textes très remarqués sur le Donbass (une anthologie a été publiée en français en 2023 sous le titre Donbass mon amour, Donbass ma souffrance).

On rappellera que Myrotvorets, ce fleuron de la démocratie ukrainienne qui a une adresse en Pologne et une adresse aux Etats-Unis au siège de la CIA, est un mot qui signifie « pacificateur », artisan de paix (c’est le mot des Béatitudes).

Artek, fondé en 1925 comme un camp d’été de quelques tentes pour enfants malades, devint la plus importante colonie de vacances des « pionniers » soviétiques. Après la chute de l’URSS il devint ukrainien, et périclita, au point qu’il faillit disparaître en 2009. Il redevint russe en 2014, et entre 2014 et 2021 quelque 300 millions d’euros de travaux en ont fait un grand centre ultramoderne de dix camps sur 216 hectares accueillant 3.500 enfants pour des séjours de trois semaines. Se souvenir du propos de Zelensky : « Il n’y a plus rien en Crimée. »


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