La toujours perfide Albion

Le porte-parole du Premier ministre britannique déclare que Londres soutient Kiev « dans tous les scénarios » et ne suspendra pas les livraisons d’armes même si les parties s’entendent sur un cessez-le-feu.

Il ne pourra donc pas y avoir de cessez-le-feu, puisque pour Poutine (et Trump en est d’accord) l’arrêt des livraisons d’armes est une condition impérative du cessez-le-feu.

Mais le Royaume-Uni est d’un bellicisme acharné depuis le début de la guerre, comme on l’a vu avec Boris Johnson faisant capoter les négociations d’Istanbul et se rendant fréquemment à Kiev pour inciter les Ukrainiens à poursuivre à tout prix les combats contre la Russie jusqu’au dernier Ukrainien.

On apprend aussi que les forces spéciales britanniques ont été mises en alerte, y compris les réservistes, afin de s’assurer que l’équipement est opérationnel pour un déploiement en Ukraine dans le cadre d’une mission de « maintien de la paix » après le cessez-le-feu…

Ces « preuves » contre Poutine qui disparaissent

Parmi les financements américains à l’étranger auxquels Donald Trump a mis fin, il y a celui du Centre international pour la poursuite du crime d’agression contre l’Ukraine (ICPA), siégeant à La Haye, qui « réunissait des preuves pour poursuivre Poutine », comme dit sobrement l’agence Reuters. Et le « procureur spécial » américain est sur le départ.

Mais ce qui met la gauche américaine en fureur est que ce même arrêt de financement a conduit immédiatement à la fin du programme du laboratoire de recherche humanitaire de l’université Yale sur les soi-disant « déportations de masse d’enfants ukrainiens » (« plus de 30.000 »), qui sont le motif du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova, la commissaire russe aux droits de l’enfant.

Ce programme a coûté 26 millions de dollars. Sic. Un spécialiste dit à Reuters, mélangeant sciemment les gouvernements Biden et Trump : « Ils ont pris 26 millions de dollars de l’argent des contribuables américains utilisés pour des données sur les crimes de guerre et les ont jetés dans la déchiqueteuse, y compris les dossiers sur tous les enfants ». Ainsi, « 26 millions de dollars de preuves de crimes de guerre ont été effacés ».

On ne voit évidemment pas en quoi l’arrêt d’un financement se solderait immédiatement (a fortiori dans une université) par la suppression de tous les fichiers…

Sauf si tout était bidon et que la nouvelle politique américaine risquait de le dévoiler.

Indépendante et impartiale

Dans son nouveau rapport, la Commission d’établissement des faits des Nations unies sur l’Ukraine contient des accusations contre l’armée russe de torture de prisonniers de guerre ukrainiens et de disparitions forcées de civils. Mais elle est totalement muette sur les exactions de l’armée ukrainienne, alors même que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a déjà admis en décembre dernier que les Ukrainiens avaient torturé la quasi-totalité des prisonniers de guerre russes.

Interrogé sur cette étonnante partialité d’une commission « indépendante », un des responsables a répondu que c’était « à cause du manque de financement ». Et c’est aussi par faute de moyens que le rapport ne signale même pas les innombrables cas de mobilisation forcée en Ukraine.

La commission « doit choisir les sujets » car il est impossible d’enquêter « sur tous les sujets en même temps », mais elle « veille toujours scrupuleusement à maintenir son impartialité et son indépendance ». Et en toute impartialité elle choisit uniquement les accusations contre les Russes…

L’argent dans des chaussettes

Les douaniers ont arrêté au hasard une voiture au péage du Capitou, à Fréjus, sur l’A8. Ils y ont trouvé plus de 100.000 € dans des chaussettes. Le conducteur a été interpellé et en comparution immédiate condamné à un an de prison dont deux mois ferme, avec confiscation du véhicule et une amende de 100.000€.

J’avoue que je ne savais pas qu’avoir de l’argent dans des chaussettes pouvait conduire illico en prison sans même d’enquête sur sa provenance. Et franchement je trouve cela hallucinant.

Jeudi de la deuxième semaine de carême

Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de lin, et faisait chaque jour une chère splendide.

Il y avait aussi un mendiant, nommé Lazare, qui était couché à sa porte, couvert d’ulcères.

(La femme du riche ; Un ami.)

Il arriva que le mendiant mourut, et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham.

Le riche meurt et les démons emportent son âme.

Lazare est assis dans le sein d’Abraham.

Le riche s’écrie : Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare afin qu’il trempe l’extrémité de son doigt dans l’eau, pour rafraîchir ma langue.

Aquarelles d’Herrade dite de Landsberg, abbesse du couvent augustinien du mont Sainte-Odile (Hohenbourg) en Alsace de 1167 à 1195.