Les sanctions, ça marche

Le nombre de particuliers ayant des comptes de courtage à la Bourse de Moscou (MOEX) a augmenté de 471.000 en février pour atteindre 35,98 millions, avec l’ouverture de 66,33 millions de comptes, a indiqué le service de presse de la bourse.

En février, 3,86 millions de personnes ont effectué des transactions, tandis que les investissements des particuliers en obligations ont atteint un record de 224,7 milliards de roubles (2,5 milliards de dollars), selon la bourse.

Ils gardent leur cathédrale jour et nuit

Hier, les paroissiens de la cathédrale du Saint-Esprit de l’Eglise orthodoxe ukrainienne de Tchernivtsi ont fait une grande procession autour du sanctuaire pour marquer les 15 jours de leur occupation des lieux pour empêcher les sbires du pouvoir de s’en emparer.

Le 16 février, la cathédrale était soi-disant « transférée » à l’Eglise du pouvoir. Mais pendant ce temps-là 4.506 fidèles, à l’intérieur de la cathédrale, manifestaient leur volonté de rester dans l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Dehors, des manifestants avec drapeaux ukrainiens et drapeaux de Bandera criaient « Mort aux voleurs ! » Sic.

Le 19 février il apparaissait par des messages sur les réseaux sociaux que la cathédrale allait être attaquée dans la soirée. Alors les paroissiens et le clergé se sont réunis en masse dans la cathédrale. Et depuis lors ils y restent 24 heures sur 24. Jusqu’au carême, qui a commencé lundi, il y avait la célébration de la divine liturgie deux fois par jour, et le psautier est récité non-stop jour et nuit.

Guerre par procuration

Dans son interview hier sur Fox News, où il est apparu avec une croix de cendre sur le front, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a déclaré :

Il est très clair depuis le début que le président Trump considère qu’il s’agit d’un conflit prolongé et dans l’impasse.  Et franchement, c’est une guerre par procuration entre des puissances nucléaires – les États-Unis, qui aident l’Ukraine, et la Russie – et elle doit prendre fin.  Et personne n’a la moindre idée ou le moindre plan pour y mettre fin.  Le plan des Ukrainiens jusqu’à présent et de leurs alliés au Capitole et des personnes à qui vous parlez dans d’autres pays est de continuer à leur donner tout ce dont ils ont besoin aussi longtemps qu’il le faudra.  Ce n’est pas une stratégie.

Réaction de Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin :

Nous sommes d’accord avec cela. C’est effectivement le cas. Nous en avons parlé à plusieurs reprises, en déclarant qu’il s’agit fondamentalement d’un conflit entre la Russie et l’Occident collectif. Et l’Occident collectif, bien sûr, cela fait principalement référence aux États-Unis. Le propos correspond parfaitement aux positions que notre président et notre ministre des Affaires étrangères ont exprimées à plusieurs reprises. Et oui, nous sommes d’accord qu’il est temps de mettre fin à ce conflit et à cette guerre.

Trump et le mercredi des Cendres

La Maison Blanche a publié hier ce message du président et de la première dame des Etats-Unis :

En ce mercredi des Cendres, nous nous joignons à la prière des dizaines de millions de catholiques américains et d’autres chrétiens qui entament la période sacrée du Carême, un temps d’anticipation spirituelle de la passion, de la mort et de la résurrection de notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ.

Pendant le Carême, les chrétiens passent 40 jours et 40 nuits à prier, à jeûner et à faire l’aumône pour approfondir leur foi et renforcer leur croyance en l’Évangile. Aujourd’hui, les disciples du Christ portent des croix de cendres sur le front, un rappel sacré de notre mortalité et de notre besoin permanent de la miséricorde infinie et de l’amour rédempteur du Christ.

Alors que nous contemplons solennellement la souffrance et la mort de Jésus-Christ sur la croix en ce Carême, préparons nos âmes à la gloire à venir du miracle de Pâques.

Nous vous souhaitons une période de Carême riche et pleine de prières. Que Dieu tout-puissant vous bénisse et qu’il continue de bénir les États-Unis d’Amérique.

« La Maison Blanche célèbre le début du Carême avec une messe du mercredi des Cendres ce matin dans la salle du Traité indien. Tous ceux qui le souhaitent sont les bienvenus », avait fait savoir Mary Margaret Olohan, correspondante de la Maison Blanche.

Le secrétaire d’Etat Marco Rubio, lors de son interview sur Fox News :

Jeudi après les Cendres

La messe est celle des martyres Perpétue et Félicité, l’office est celui de la férie, avec l’évangile de la guérison du serviteur du centurion selon saint Matthieu. Voici un extrait du commentaire de saint Jean Chrysostome, traduction Jeannin, 1865.

« Et le centenier lui répondit : Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison. » Ecoutons ces paroles, nous autres qui devons recevoir Jésus-Christ. Car il ne nous est pas impossible encore aujourd’hui de le recevoir chez nous. Ecoutons ce centenier, mes frères, imitons sa foi, et estimons autant que lui la gloire de recevoir Jésus-Christ. Car lorsque vous retirez chez vous un pauvre qui meurt de froid et de faim, vous y retirez, et vous nourrissez Jésus-Christ même.

« Mais dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri. » Ces paroles nous font voir que ce centenier, aussi bien que le lépreux, avait une haute idée de la toute-puissance du Fils de Dieu. Car il ne dit pas : Priez ou demandez, mais « commandez ». Et craignant ensuite que l’humilité de Jésus-Christ ne l’empêchât de consentir à sa demande, il ajoute : « Car moi qui ne suis qu’un homme soumis à la puissance d’un autre, et qui ai des soldats sous la mienne, je dis à l’un : Va, et il va ; viens, et il vient ; et à mon serviteur, fais cela, et il le fait. » Mais vous direz peut-être que nous ne devons pas tirer une preuve de la divinité de Jésus-Christ des paroles de cet homme, mais considérer seulement si Jésus-Christ les a approuvées. Je reconnais que ce que vous dites est très raisonnable, et c’est aussi ce que je vous prie d’examiner. Car si nous examinons avec soin ce qui se passe, nous remarquerons aisément, au sujet du centenier, ce que nous avons vu à propos du lépreux. Nous voyons que ce lépreux dit à Jésus-Christ : « Seigneur, si vous le voulez, vous pouvez me guérir. » Et cependant ce n’est pas tant la parole de cet homme qui nous assure de la toute-puissance de Jésus-Christ, que la réponse même du Sauveur, qui bien loin de reprendre la pensée que le lépreux avait de lui, la confirma au contraire en disant : « Oui, je le veux, soyez guéri. » Car ce « Oui, je le veux » eût été superflu si Jésus-Christ n’eût voulu appuyer la vérité de cette parole : « Si vous le voulez, vous pouvez. » Nous pourrons voir ici la même chose dans le centenier. Il s’est servi d’une expression par laquelle il attribuait à Jésus-Christ plutôt la puissance d’un Dieu que celle d’un homme, et néanmoins non-seulement Jésus-Christ ne l’en reprit pas, mais il l’approuva, et il releva sa foi avec de grandes louanges. Car l’évangéliste ne se contente pas de dire simplement que Jésus-Christ loua le centenier ; mais ce qui est sans comparaison davantage, il dit qu’il « l’admira ». « Jésus entendant ces paroles fut dans l’admiration. »

Et il ne fut pas seulement dans l’admiration de la foi de cet homme, mais il la proposa comme un modèle à tout le peuple qui l’environnait. Voyez-vous, mes frères, combien Jésus-Christ loue partout ceux qui reconnaissaient sa toute-puissance. Le peuple admirait sa manière de parler, parce qu’il « enseignait comme ayant autorité », et Jésus-Christ ne rejeta point cette pensée qu’ils avaient de lui, mais descendant avec eux de la montagne, il voulut la confirmer par la guérison du lépreux. Ce lépreux dit à son tour : « Seigneur, si vous le voulez, vous pouvez me guérir. » Et Jésus-Christ ne réfuta point ses sentiments, mais les confirma en le guérissant, et en se servant même de ses propres termes : « Je le veux, soyez guéri. » De même le centenier ayant dit : « Dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri », Jésus-Christ admira sa foi, et dit à ceux qui le suivaient : « Je vous dis en vérité que je n’ai pas trouvé une si grande foi dans Israël même. »