La culture de mort galope en Amérique latine. La Colombie prend la tête ce mois-ci, avec l’injonction de sa Cour constitutionnelle au ministère de la « Santé », lui demandant d’« adapter la réglementation relative au droit de mourir dans la dignité pour les enfants et les adolescents », afin de « garantir que les mineurs atteints de déficience intellectuelle ne soient pas exclus de la possibilité de présenter des demandes d’euthanasie ».
Mois : mars 2025
En Ecosse, l’avortement sacro-saint
Sara Spencer, étudiante sage-femme américaine en Ecosse, a été suspendue pour avoir dit qu’elle était contre l’avortement sur un forum Facebook.
Elle répondait à cette question : « Les sages-femmes ont-elles quelque chose à voir avec les avortements, et peuvent-elles refuser d’y participer en raison de leurs convictions ? »
« On a le droit de refuser de participer, la loi protège le droit statutaire à l’objection de conscience. Je m’opposerai toujours personnellement à participer à tuer un enfant à naître. »
Dénoncée pour cette prise de position, elle a été convoquée par la direction de son service de santé et a été envoyée à l’université d’Edimbourg, où l’on a ouvert une enquête sur son aptitude à exercer, pour a) avoir jeté le discrédit sur la profession ou l’université ; b) s’être comportée d’une manière « préjudiciable à la sécurité, à la dignité, au bien-être et à la réputation personnelle et/ou professionnelle d’autrui » ; c) avoir fait un usage abusif des médias sociaux ; et d) s’être comportée d’une manière ne répondant pas aux attentes du code professionnel de l’étudiant.
Pour finir elle a bénéficié d’un non-lieu. La direction du service de santé a protesté, puis s’est écrasé après intervention de l’université. Mais ses professeurs ont continué de critiquer Sara Spencer et ses croyances pro-vie « inappropriées ».
Sara Spencer demande quant à elle à la direction du service de santé de reconnaître explicitement et publiquement son droit à l’objection de conscience, à la liberté d’expression et à la protection de sa foi, et d’assurer qu’il n’y aura pas de discrimination à l’avenir contre les étudiants et les professionnels qui expriment des opinions pro-vie.
Ouvre-moi les portes du repentir
L’un des plus célèbres chants du carême byzantin, par le patriarche Néophyte de l’Eglise orthodoxe bulgare, mort il y a un an. Avant d’être évêque il était chantre, chef de chœur (diplômé de l’Académie de théologie de Moscou) et professeur de musique byzantine.
Слава Отцу и Сину и Святому Духу !
Покаяния отверзи ми двери, Жизнодавче !
Утреннюет бо дух мой ко храму святому Твоему,
храм носяй телесный весь осквернен ;
но яко Щедр, очисти благоутробною Твоею милостию.
И ныне и присно и во веки веков. Аминь.
На спасе́ния стези́ наста́ви мя, Богоро́дице,
сту́дными бо окаля́х ду́шу грехми́
и в ле́ности все житие́ мое́ ижди́х ;
но Твои́ми моли́твами изба́ви мя от вся́кия нечистоты́.
Поми́луй мя, Бо́же, по вели́цей ми́лости Твое́й и по мно́жеству щедро́т Твои́х очи́сти беззако́ние мое́.
Мно́жества соде́янных мно́ю лю́тых помышля́я, окая́нный,
трепе́щу стра́шнаго дне су́днаго ;
но наде́яся на ми́лость благоутро́бия Твоего,
я́ко Дави́д вопию́ Ти : поми́луй мя. Бо́же,
по вели́цей Твое́й ми́лости.
***
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.
Ouvre-moi les portes du repentir Toi qui donnes la vie
Car vers ton temple saint se lève mon esprit
portant tout souillé le temple du corps
Mais purifie-moi, compatissant, dans la miséricorde de ton amour.
Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen.
Conduis-moi sur le chemin du salut, Mère de Dieu
Car dans les fautes infâmes j’ai souillé mon âme
dans la négligence j’ai dépensé ma vie
Par tes prières délivre moi de toute impureté.
Aie pitié de moi, Dieu, dans ta grande miséricorde. Dans l’abondance de tes compassions efface mon péché.
Malheureux considérant le nombre de mes fautes
je crains le jour terrible du Jugement
Mais confiant dans l’amour de ta miséricorde
je T’appelle comme David : Aie pitié de moi, Dieu,
selon ta grande miséricorde.
*
Autre traduction.
« Ouvre-moi les portes du repentir, ô Donateur de vie, car mon esprit se tourne dès l’aurore vers Ton Saint Temple, malgré la souillure du temple de mon corps. Mais ô Toi qui es clément, purifie-moi par Ta compatissante miséricorde. »
« Conduis-moi sur les voies du salut, ô Mère de Dieu, car par des péchés honteux j’ai souillé mon âme et dans la négligence j’ai dépensé toute ma vie. Par tes prières, délivre-moi de toute impureté. »
« À la vue de la multitude de mes actes mauvais, je tremble, misérable, à la pensée du jour terrible du jugement, mais espérant en Ta miséricorde et Ta compassion, comme David je te clame : aie pitié de moi selon Ta grande miséricorde. »
Mercredi des Cendres
Commentaire de l’évangile par saint Augustin, leçons des matines (Du sermon du Seigneur sur la montagne, 12).
Il est manifeste que ces préceptes dirigent toute notre intention vers les joies intérieures ; de peur qu’en cherchant la récompense, nous nous conformions à ce siècle et perdions la promesse d’une béatitude d’autant plus solide et plus ferme qu’elle est plus intérieure, en laquelle Dieu nous a choisis pour devenir conformes à l’image de son Fils. Mais, en ce chapitre, il faut surtout remarquer que ce n’est pas seulement dans l’éclat de la pompe des choses corporelles, mais même aussi dans le négligé de la tenue de deuil, qu’il peut y avoir de la jactance, et cela avec d’autant plus de péril que l’on se couvre du prétexte du service de Dieu.
Celui-là donc qui se fait remarquer par un culte immodéré du corps et du vêtement ou par l’éclat d’autres choses est facilement convaincu d’être trop attaché aux pompes du siècle et ne trompe personne par un faux air de sainteté. Quant à celui qui, dans sa profession de vie chrétienne, attire l’attention des regards des hommes par le port inusité de vêtements grossiers et souillés, et fait cela volontairement, sans le subir par nécessité, il faut voir, d’après ses autres œuvres, s’il fait cela par mépris de soins superflus, ou par quelque motif d’ambition. Car le Seigneur nous a commandé de prendre garde aux loups, sous la peau de brebis : C’est à leurs fruits, dit-il que vous les reconnaîtrez.
Lorsqu’on aura commencé en effet, par quelques épreuves, de leur retirer, ou de leur refuser ce qu’ils ont obtenu ou ce qu’ils désirent obtenir par cette apparence, on verra nécessairement si l’on a affaire à un loup dans la peau d’une brebis, ou à une brebis dans sa propre peau. Cependant le chrétien ne doit point, par superflu dans sa toilette, caresser les regards des hommes, pour cette raison que des hypocrites usurpent l’usage d’un habit modeste, limité au nécessaire, pour tromper les naïfs ; car les brebis ne doivent pas se dépouiller de leurs peaux, pour ce motif que parfois les loups s’en couvrent.
Chantage lituanien…

La maison d’édition lituanienne Sofoklis retire de la vente le livre de JD Vance et exige que les Etats-Unis reprennent leurs livraisons d’armes à l’Ukraine…
La censure et le chantage ridicule… Ça ne s’arrange pas là-haut…