Le « Parlement estonien » a adopté par 93 voix contre 7 un amendement constitutionnel disant que « le droit de vote aux élections locales est révoqué pour les ressortissants de pays tiers résidant en Estonie », à savoir pour les quelque 80.000 Russes qui ont toujours vécu dans le pays mais n’ont pas pu acquérir la nationalité estonienne.
« C’est une victoire pour nous tous », s’est exclamé le Premier ministre. A savoir le 1,3 million d’habitants qui restent, dont il faut déduire les 30% de russophones, qui ne sont pas atteints de la russophobie aiguë du gouvernement.
Même le président letton avait des doutes : « Les restrictions des droits fondamentaux qui ne sont pas étayées par des arguments convaincants compromettent notre statut international d’État de droit et, partant, notre sécurité », disait-il le mois dernier. Mais s’il ne signait pas la loi il serait aussitôt accusé de collaboration avec Poutine…