La persécution estonienne

Le « Parlement estonien » a adopté par 93 voix contre 7 un amendement constitutionnel disant que « le droit de vote aux élections locales est révoqué pour les ressortissants de pays tiers résidant en Estonie », à savoir pour les quelque 80.000 Russes qui ont toujours vécu dans le pays mais n’ont pas pu acquérir la nationalité estonienne.

« C’est une victoire pour nous tous », s’est exclamé le Premier ministre. A savoir le 1,3 million d’habitants qui restent, dont il faut déduire les 30% de russophones, qui ne sont pas atteints de la russophobie aiguë du gouvernement.

Même le président letton avait des doutes : « Les restrictions des droits fondamentaux qui ne sont pas étayées par des arguments convaincants compromettent notre statut international d’État de droit et, partant, notre sécurité », disait-il le mois dernier. Mais s’il ne signait pas la loi il serait aussitôt accusé de collaboration avec Poutine…

Maria Zakharova sur Macron

Extrait de propos de Maria Zakharova sur Macron :

J’ai l’impression qu’il fait ses déclarations bizarres, controversées, douteuses, même sur l’Otan, dans un seul but : être constamment en vue.

A mon avis, il pense que peu importe ce qu’il dit et comment il le dit. L’important c’est qu’il y ait des journaux faisant leurs gros titres de son nom. L’important c’est que tous les médias internationaux parlent de lui.

J’ai entendu les évaluations de politologues français. Selon eux, Macron cherche ainsi à se paver la voie pour accéder au pouvoir au sein de la Commission européenne ou de l’Union européenne, simplement en augmentant sa cote de popularité par tous les moyens.

Je suis d’ailleurs encline à croire qu’il est en effet si égoïste qu’il est prêt à tout mettre en jeu, à savoir l’histoire de la France, le bien-être des Français, la sécurité de la France, uniquement pour ses ambitions de carrière. Napoléon avait des ambitions pour son pays, en revanche, les ambitions de Macron ne concernent que lui-même.

Je ne veux pas entrer dans les détails de sa vie privée, de ses bizarreries, mais il est évident que c’est un homme ayant de gros problèmes psychologiques.

Peut-être que pour lui c’est un moyen d’échapper à ses problèmes personnels. Je pense qu’il s’agit d’une part, d’ambition colossale et non fondée du souhait de poursuivre une carrière politique à l’échelle mondiale et d’autre part, de problèmes psychologiques qui ne lui permettent pas de penser de manière structurée et de construire des chaines logiques.

Lavrov sur Rutte

Propos de Sergueï Lavrov sur Mark Rutte, au cours d’une grande interview hier soir à la télévision russe. (La traduction intégrale en anglais de ses propos se trouve sur le site du ministère russe des Affaires étrangères).

Je voudrais dire quelques mots sur le Groenland. Une chose honteuse s’est produite. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a déclaré avant de rencontrer Trump à la Maison Blanche qu’il ne voulait pas que les Américains entraînent l’OTAN dans le débat sur le Groenland. Qu’est-ce que cela signifie ? Un homme chargé de protéger les intérêts des États membres (le Danemark, qui possède actuellement le Groenland, est membre de l’OTAN) et d’empêcher les atteintes à leur intégrité territoriale a déclaré qu’il ne se laisserait pas entraîner dans le débat malgré sa responsabilité. Dans le même temps, M. Rutte n’a aucun scrupule à déclarer son soutien indéfectible à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, qui n’est pas et ne sera jamais membre de l’OTAN. Il refuse de protéger l’intégrité territoriale du Danemark, mais il est prêt à défendre l’Ukraine. Il est ridicule et pathétique.

Les sanctions, ça marche

Le PIB nominal de la Russie a franchi pour la première fois la barre des 200.000 milliards de roubles en 2024 [2.205 milliards d’euros], après avoir presque doublé depuis 2020, a déclaré le Premier ministre Mikhaïl Michoustine devant le Parlement.

Il a ajouté que les investissements fixes ont augmenté de près de 7,5 % en un an.

La Russie est sous le coup de 28.595 sanctions (moins quelques-unes sur le plan financier, semble-t-il, après l’accord de Ryad).

Près de Koursk

Voici l’intérieur de l’église Saint-Dimitri de Kazatchya Loknya, au nord-est de Soudja, après que l’armée russe a libéré le village occupé pendant des mois par l’armée ukrainienne. On pourra voir davantage d’images de la dévastation sacrilège ici. Un soldat dit : « L’armée ukrainienne avait installé un camp ici. Ils vivaient ici, mangeaient, stockaient des provisions. On voit par terre des nouilles ukrainiennes, du boudin… et derrière eux il y avait les icônes des apôtres Paul et Jacques… » Un autre ajoute : « Ils n’ont pas la foi. Nous ne combattons pas seulement une armée, mais des démons. »

C’était un bref retour à la période soviétique, quand cette église servait d’entrepôt…

Et quelque part sur la route…