La persécution ukrainienne

Dans une interview à Ukrinform, le chef de la commission parlementaire « pour la politique humanitaire et d’information », Mykyta Potouraev, se plaint que la loi interdisant l’Eglise orthodoxe ukrainienne ne soit toujours pas appliquée. Car, souligne-t-il, c’est « une question de sécurité nationale ».

La période de transition, au terme de laquelle les organisations de l’Eglise doivent être privées par la justice du droit d’exercer leurs activités, prendra fin théoriquement le 24 mai. Mais les décrets d’application de la loi ne sont toujours pas publiés, parce que l’Agence nationale pour la prévention de la corruption a formulé des remarques sur ses dispositions relatives à la propriété…

Potouraev se plaint aussi que le rythme de « transferts » de paroisses vers l’Eglise du pouvoir a considérablement ralenti. Et cela à cause du retard dans l’application de la loi : l’Eglise orthodoxe fait croire aux paroissiens qu’il ne se passera rien…

Addendum 13 mai

On apprend toutefois de la même source (Association des journalistes orthodoxes ukrainiens) que le 9 mai le Premier ministre a signé une résolution autorisant le « service d’Etat de l’Ukraine pour les questions ethniques et la liberté de conscience » de mener des recherches pour identifier l’un des sept signes d’affiliation des entités de l’Eglise orthodoxe ukrainienne à l’Eglise orthodoxe russe afin de pouvoir saisir la justice pour les interdire.


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