Ce 20 mai s’ouvre la première enquête menée par le « Service d’État ukrainien pour l’ethnopolitique et la liberté de conscience » contre l’Eglise orthodoxe ukrainienne au titre de la loi interdisant cette Eglise.
C’est donc parti, comme prévu, pour l’éradication de l’Eglise orthodoxe ukraininenne, puisque apparemment tout le monde trouve cela normal et conforme au droit international et à la « liberté de conscience »…
L’enquête vise la métropole de Kiev, donc directement le primat de l’Eglise orthodoxe.
La loi définit sept critères d’affiliation d’une organisation religieuse ukrainienne à une organisation religieuse étrangère interdite en Ukraine (à savoir l’Eglise orthodoxe russe). Un seul de ces critères suffit pour interdire l’organisation religieuse ukrainienne en question.
Le troisième critère stipule qu’une affiliation est avérée si les statuts de l’organisation étrangère incluent l’organisation ukrainienne dans sa structure. Or, le chapitre X des statuts du Patriarcat de Moscou mentionne explicitement l’Eglise orthodoxe ukrainienne, qui ne peut évidemment rien y changer.
Frapper la métropole de Kiev permettra de prendre les mêmes mesures d’interdiction de toutes les organisations qui lui sont liées d’une façon ou d’une autre, donc toutes les structures de l’Eglise, toutes les paroisses et tous les monastères.
Ce 20 mai, cela fait aussi exactement un an que Zelensky n’est plus président de l’Ukraine selon la Constitution ukrainienne.
Mais tout le monde considère toujours Zelensky comme le président légitime, et tout le monde considère qu’il a le droit d’interdire l’Eglise orthodoxe de son pays…
Addendum
Serguei Lavrov ce matin :
« Je voudrais assurer à tous ici que la Russie n’abandonnera pas les Ukrainiens orthodoxes et qu’elle veillera à ce que leurs droits légitimes soient respectés et que l’orthodoxie canonique retrouve le rôle central dans la vie spirituelle des personnes vivant sur le sol ukrainien. »



