4e dimanche après Pâques

La liturgie de ce dimanche est très proche de celle de dimanche dernier : l’évangile évoque la tristesse des apôtres, il y a une semaine parce que Jésus leur annonce son Ascension, aujourd’hui parce qu’il annonce la Pentecôte, quand il ne sera plus là. Or tout cela baigne dans les chants de la joie pascale, joie de la Résurrection qui est début et prémices des joies éternelles.

La collecte, qui est une des plus belles de l’année par le rythme de son parallélisme final et de ses assonances, nous fait demander qu’au milieu des mundanas varietates, de tout ce qui change tout le temps en ce monde (dont parle aussi saint Jacques au début de l’épître), nos cœurs soient fixés là où sont les vraies joies :

ibi nostra fixa sint corda
ubi vera sunt gaudia.

La joie s’installe dès l’introït : Cantate Domino canticum novum alleluia. Et l’on peut mettre deux points après canticum novum : ce chant nouveau que nous chantons au Seigneur, c’est « Alléluia ».

Par les moines du Barroux en 1994 :

Cantáte Dómino cánticum novum, allelúia : quia mirabília fecit Dóminus, allelúia : ante conspéctum géntium revelávit justítiam suam, allelúia, allelúia, allelúia.
Salvávit sibi déxtera eius : et bráchium sanctum ejus.

Chantez au Seigneur un cantique nouveau, alléluia ; car le Seigneur a opéré des merveilles, alléluia, Il a révélé sa justice aux yeux des nations, alléluia, alléluia, alléluia.
Sa droite et son saint bras l’ont fait triompher.

Eurovision et collabos

Certes, la Russie est interdite d’Eurovision, pour la raison que l’on sait. Mais l’influence russe peut se cacher là où on ne l’attend pas. Ainsi l’agence de communication ukrainienne Top Lead a-t-elle publié le 13 mai un visuel indiquant pour qui ne pas voter aux demi-finales pour « éviter de soutenir indirectement la Russie ».

Il y a la candidate irlandaise, parce que l’auteur de la chanson est « russe » (ce qui est faux : les auteurs sont norvégiens, avec des noms norvégiens, comme la chanteuse d’ailleurs, dont on ne sait pourquoi elle représente l’Irlande). Il y a le candidat autrichien, parce que « l’artiste reconnaît s’être inspiré d’une femme russe ». Sic. Il y a le candidat arménien, parce qu’il s’est produit en Russie depuis 2022. Il y a la candidate géorgienne, parce qu’elle est favorable au parti au pouvoir, dit « pro-russe » alors qu’il n’a pas de relations diplomatiques avec la Russie. Il y a le rappeur estonien Tommy Cash, parce qu’il « promeut la nostalgie de l’URSS, n’a pas condamné la Russie et sa performance est dirigée par les Russes ».

Renseignement pris, Tommy Cash a bel et bien condamné « l’agression russe ». Mais son père est russe et il parle russe, le péché originel est bien là.

Cela dit, Top Lead a raté un gros poisson. Car le candidat qui fait scandale aujourd’hui chez les Baltes est le groupe letton Tautumeitas : il vient de donner une interview en… russe ! « Il est inacceptable que des interviews en russe soient diffusées sur des médias publics financés par les contribuables, en particulier dans le contexte du concours Eurovision », a déclaré le président du Conseil national des médias de Lettonie.

A propos de la Lettonie, on remarque aussi que le Théâtre russe de Riga a organisé un débat sur le thème : « Est-il éthique de jouer les œuvres de Tchékov et la musique de Tchaïkovski ? ». En coopération avec le programme de recherche de l’Etat letton « Vecteurs de cohésion sociale »… (Plus du tiers des Lettons sont russophones.)

Donetsk…

Telles sont les dernières estimations de la Banque mondiale concernant le coût de « reconstruction de l’Ukraine » (en milliards de dollars). On voit qu’en dehors de la région de Kiev, les régions concernées sont essentiellement celles qui sont… sous contrôle russe. Et les Russes n’ont pas attendu pour reconstruire. La région la plus détruite serait celle de Donetsk. Manifestement à cause de la destruction de Marioupol. Mais Marioupol est déjà reconstruite, et en outre on continue d’y construire de nouveaux quartiers…

Ou alors on veut reconstruire la ville de Donetsk ?

(26 septembre 2023.)

Beurk

« Soyez fiers. Fiers de ceux que vous aimez. Fiers de qui vous êtes. Fiers de qui vous devenez. Car votre parcours est votre force. N’oubliez jamais : l’Europe est votre alliée. Je suis votre alliée. Cette semaine et toutes les semaines. Soyez fiers. Toujours. »

La fierté de remuer son sexe dans l’anus du voisin, toujours première valeur de l’UE.

Saint Pascal Baylon

Apud Villam Regálem, in Hispánia, sancti Paschális, ex Ordine Minórum, Confessóris, miræ innocéntiæ et pæniténtiæ viri; quem Leo Papa Décimus tértius cæléstem eucharisticórum Cœtuum et Societátum a sanctíssima Eucharístia Patrónum declarávit.

A Vila-Real, en Espagne, saint Pascal, de l’Ordre des Frères Mineurs, confesseur, homme d’une innocence et d’une pénitence admirables. Le pape Léon XIII l’a déclaré patron céleste des congrès eucharistiques et des confréries du Très Saint Sacrement.

Le martyrologe dit aussi :

Eódem die sanctæ Restitútæ, Vírginis et Mártyris; quæ, in Africa, Valeriáno imperánte, a Próculo Júdice várie torta, et in navículam pice et stupa refértam, ut in mari comburerétur, impósita, tandem, cum in incensóres, immísso igne, flamma converterétur, in oratióne spíritum Deo réddidit. Ipsíus corpus cum eádem navícula, Dei nutu, ad Ænáriam ínsulam, prope Neápolim, in Campánia, devéctum est, et a Christiánis magna veneratióne suscéptum; ac póstmodum in ejus honórem Constantínus Magnus Basílicam in ipsa urbe Neápoli erigéndam curávit.

Le même jour, sainte Restitute, vierge et martyre. Sous l’empereur Valérien, elle fut tourmentée de bien des manières en Afrique par le juge Procule, puis exposée sur la mer dans une barque pleine de poix et d’étoupes, pour être brûlée au milieu des eaux; mais quand on y eut mis le feu, les flammes se retournèrent contre ceux qui les avaient allumées, et Restitute, en priant, rendit son âme à Dieu. Son corps, avec la barque, aborda miraculeusement à l’île d’Enaria (aujourd’hui Ischia), près de Naples, en Campanie, et les Chrétiens le reçurent avec de grandes marques de piété. Dans la suite, Constantin le Grand fit bâtir à Naples une basilique en son honneur.

La basilique :

La Mère de Dieu entre saint Janvier et sainte Restitute (1322) :

Le baptistère (IVe siècle) :