Sainte Jeanne d’Arc

Jeanne, le plus beau lis de la terre lorraine, Vierge d’Orléans, Martyre de Rouen, Gloire de la France, Vous qui aimiez tant les Bretons de votre siècle et qui leur étiez si chère.

Vous qui avez été jugée comme une fille sainte et raisonnable par le Breton Philippe de Coatkis, archevêque de Tours, et qui avez reçu de sa bouche, au nom de l’Eglise de France, l’ordre d’accomplir votre mission jusqu’au bout.

Vous qui, les larmes aux yeux, avez embrassé les genoux du frère du Duc de Bretagne, Arthur de Richemont, pour le remercier d’être venu à votre secours avec une armée de douze cent Bretons.

Vous qui avez demandé que soit déployé le drapeau breton, à côté du vôtre, sur la ligne de bataille, à Beaugency, le 18 juin 1429.

Vous qui avez donné une bague d’or à vos compagnons bretons Gildwen Laval et son frère André, en leur demandant de la porter de votre part à leur grand-mère.

Vous qui aimiez tellement les Bretons que vous n’avez jamais trouvé chez eux que des amis, Ô Jeanne, du haut du ciel, quand viendra le jour où toutes les cloches de Bretagne, à la suite de celles de Rome et de France, annonceront que l’Eglise vous a reconnue pour une de ses saintes, puissiez-vous être fière et heureuse de vos Bretons du XXe siècle, comme vous l’étiez des Bretons du XVe que vous avez rencontrés sur votre route.

Les uns et les autres n’ont-ils pas fait l’impossible pour permettre aux Français d’êtres maîtres du sol de France ?

Apprenez-nous nos devoirs envers Dieu et nos devoirs envers la Bretagne, et les liens nécessaires qui doivent joindre ce double amour dans nos cœurs.

Apprenez à nos maîtres que le règne de l’ordre entre les peuples exige d’abord de reconnaître à tout homme le droit de marcher libre sur les traces de ses ancêtres.

Apprenez aux Chrétiens de ce temps que Dieu qui créa les nations dissemblables veut les voir rester ce qu’elles sont.

Et que cette vérité vaut aussi bien  pour les Bretons que pour les gens de France et d’Angleterre.

Apprenez à tous les peuples que celui qui spolie son voisin ou l’opprime dans ses droits les plus sacrés, doit voir tôt ou tard s’appesantir sur lui la malédiction divine.

Jeanne d’Arc, vous qui ne faisiez la guerre que parce que vous aimiez la paix.

Œuvrez pour rétablir la paix entre tous les peuples sur la pierre de la foi chrétienne.

Intercédez pour les vivants et pour les morts.

Séchez les larmes de ceux qui sont en deuil.

Et faites que les Bretons à venir soient comme leur pères, des hommes bons et sans peur.

Abbé Jean-Marie Perrot, mai 1920 (traduit du breton).

L’Ascension du Seigneur

L’antienne de communion, par les moines du Barroux en 1991. Tous les chants de la messe (et les complies) sont ici.

Psállite Dómino, qui ascéndit super cælos cælórum ad Oriéntem, allelúia.
Chantez des psaumes au Seigneur qui s’élève au plus haut des cieux vers l’Orient, alléluia.

Nous croyons que le Christ est monté au ciel, qu’il s’est élevé vers le soleil levant. De même, lorsque nous nous rendons à l’autel, au banquet sacrificiel, nous nous dirigeons vers le soleil levant ; car l’église doit avoir son autel principal orienté vers l’est. Puis nous chantons des psaumes au Seigneur, le cœur rempli d’une sincère action de grâce.
Dom Dominic Johner

L’introït.

• Les deux alléluias.

• L’offertoire.

• L’hymne Optatus votis omnium.

*

Andrei Roublev, 1408.

L’icône canonique.

• Le doxastikon des vêpres.

• Le kondakion.

La dérive allemande

Le chancelier Merz, en conférence de presse avec le chef bandérite ukrainien :

« Nous faisons aujourd’hui le premier pas dans une nouvelle coopération entre nos deux pays, dans la production d’armes à longue portée avec l’Ukraine, entre l’Allemagne et l’Ukraine. Ce sera une coopération au niveau industriel qui pourra avoir lieu aussi bien ici en Allemagne qu’en Ukraine. »

Précision du ministère de la Défense :

« Un nombre considérable de ces armes à longue portée pourrait être produit cette année. Les premières d’entre elles pourront être utilisées par l’armée ukrainienne dans quelques semaines seulement. »

Merz encore :

« Nous ferons tout pour que Nord Stream 2 ne puisse plus être mis en service. »

Parce que nous ne voulons pas de gaz à bon marché, nous voulons que notre économie s’écroule. Et nous savons saboter les gazoducs.

La « propagande russe »

Une Ukrainienne dit qu’hier elle a parlé avec l’un des soldats revenus de captivité en Russie. Il lui a dit que lorsque les Russes ont commencé à leur faire voir les vidéos de propagande censées montrer des scènes de mobilisation forcée dans les rues des villes ukrainiennes, ils se sont esclaffés : « Jusqu’où va leur propagande… Cela ne peut pas arriver en Ukraine. » Et quand ils sont revenus ils ont réalisé que c’était vrai et ils ont été très surpris.

L’homme à qui elle s’adresse confirme le propos : lui-même a subi la même « propagande » en captivité et a constaté que c’était vrai quand il est revenu.

On découvre alors que l’Ukrainienne est la personne du gouvernement qui gère aujourd’hui le problème. Elle prétend que c’est un phénomène récent (ce qui est évidemment faux), dû au fait que « la masse critique de ceux qui voulaient défendre leurs foyers sont allés les défendre », et que sa tâche maintenant « est de rendre cette période d’adaptation, pour ceux qui ne veulent pas rejoindre l’armée, aussi humaine que possible ». Sic. Mais dans les vidéos que l’on voit, les « recruteurs » qui kidnappent les passants pour les envoyer à la mort sont de plus en plus violents, parce que la résistance est de plus en plus forte.

Poutine selon Lagarde

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, pourtant russophobe professionnelle :

« Poutine est incroyablement minutieux. Il accorde beaucoup d’importance au temps. C’est un homme très cultivé et bien informé. Quand vous lui parlez, il n’a jamais de documents devant lui, pas de protocole, rien. Il connaît tout par cœur. Pour lui parler, pour traiter avec lui, du moins à l’époque, je devais moi aussi connaître par cœur tout ce que je voulais dire. Et je pense que pour discuter avec lui, il faut tout savoir, car il sait tout de vous. »

(« A l’époque » : quand elle était directrice du FMI, entre 2011 et 2019.)