Ubukraine

Dmytro Loubinets, commissaire du Parlement européen aux droits de l’homme :

« Si les Ukrainiens russophones ne passent pas à l’ukrainien, la Russie viendra les forcer à parler russe. »

*

Iryna Verechtchouk, directrice adjointe du cabinet de Zelensky (et vice-Premier ministre 2021-2024) :

« Nous devons tous comprendre que la guerre est de longue durée. Il y aura, ou non, une trêve. Il y aura, ou non, des accords de paix, mais la Russie restera notre ennemi pendant des décennies, voire des siècles. Nous devons reconfigurer notre conscience et la conscience publique, afin de riposter à chaque minute, et si, et quand. Nous serons prêts. La guerre sera terminée et ne se répétera pas si la Russie sait que notre société est prête à résister, que nous comprenons tous notre rôle et notre place, que nous sommes prêts à riposter et que chaque maison tirera, et que le sol brûlera sous eux, ils n’avanceront pas. Ils comprendront qu’ils sont ici pour mourir et être fait prisonniers. C’est notre stratégie, et nous l’enseignons dès l’école. Oui, nos enfants doivent se préparer, ils doivent savoir ce qu’est la guerre, car nous la vivons tous. »

*

Mikhaïl Podolyak, conseiller de Zelensky :

« Nous ne devons pas permettre aux Etats-Unis de se retirer de cette guerre, car le soutien militaire américain est extrêmement important tant pour l’Europe que pour l’Ukraine. »

*

Oleksiy Gontcharenko, député, au Conseil de l’Europe (où il est président de la commission sur les migrations) :

« S’il vous plaît, nous devons comprendre que l’Europe est attaquée en ce moment-même, les barbares sont aux portes, nous avons besoin d’une radio pour l’Europe, nous avons besoin de chars pour l’Europe, nous avons besoin de missiles pour l’Europe, nous avons besoin de drones pour l’Europe, nous avons besoin de soutien à l’armée ukrainienne qui fait aujourd’hui d’énormes efforts, dans une situation très difficile, surtout quand le soutien américain vacille. Mais l’armée ukrainienne continue de soutenir les murs de l’Europe. Mais nous avons besoin de soutenir tous ceux qui se battent en ce moment. »

Obscène

Lu sur Euractiv :

Légende de la photo :

Au pied de la colline de Gediminas, qui surplombe le centre historique de Vilnius, une cérémonie rythmée par des fanfares militaires et des troupes en uniforme sonne le retour de l’Allemagne dans les pays Baltes.

Il paraît que c’est une excellente nouvelle. Pour mémoire, la dernière fois que l’Allemagne était présente militairement dans les pays Baltes, le chancelier s’appelait Adolf Hitler. C’était le bon temps ?

La messe interdite à Charlotte

Mgr Michael Martin, évêque de Charlotte (Caroline du Nord), en application de Traditionis Custodes, interdit toutes les messes traditionnelles dans son diocèse à partir du 8 juillet prochain, au motif qu’elles sont célébrées dans des églises paroissiales.

Il n’y aura plus qu’un seul lieu de culte pour la messe traditionnelle (et uniquement la messe, uniquement dominicale), dans une chapelle sans nom au milieu de nulle part, à 35 km de Charlotte.

La chapelle n’a pas de nom parce qu’elle est le lieu de rassemblement d’une secte protestante locale appelée Freedom connections (les connexions de la liberté). Il semble qu’elle appartienne au diocèse, se trouvant sur le terrain d’une maison de retraite appelée Curlin Commons, du nom d’un ancien évêque de Charlotte. L’évêque précise que dans sa bonté sans bornes il va faire des travaux pour rénover la chapelle et la rendre apte à la célébration de la messe, sans rien demander aux fidèles.

Ce qui est curieux est que le site internet de Freedom connections ne dit pas un mot de tout cela, et annonce son « culte dominical » de tous les dimanches de juillet, août, septembre… de 11h à midi…

Mgr Michael Martin est évêque depuis l’an dernier : sa nomination est donc passée par le préfet Prevost.

Mgr Martin a déjà mis au pas le séminaire fondé en 2016 par son prédécesseur Mgr Jugis, qui était bienveillant envers la liturgie traditionnelle et avait permis que les séminaristes, qui devaient parler latin, suivent le bréviaire de 1962. Il y avait une cinquantaine de séminaristes, quand celui du plus grand diocèse voisin de Raleigh n’en a que 14. Il était temps de mettre fin à cette incongruité.

Toutefois après Traditionis Custodes Mgr Jugis avait supprimé quatre des neuf messes traditionnelles du diocèse…

De la sainte Vierge le samedi

Miráre utrúmlibet, et élige quid ámplius miréris, sive Fílii benigníssimam dignatiónem, sive Matris excellentíssimam dignitátem. Utrímque stupor, utrímque miráculum. Et quod Deus féminæ obtémperet, humílitas absque exémplo : et quod Deo fémina principétur, sublímitas sine sócio. In láudibus vírginum singuláriter cánitur, quod sequuntur Agnum quocumque íerit. Quibus ergo láudibus júdicas dignam, quæ étiam præit ? Disce, homo, obedíre ; disce, terra, subdi ; disce, pulvis, obtemperáre. De Auctóre tuo loquens Evangelísta : Et erat, inquit, súbditus illis. Erubésce, supérbe cinis ! Deus se humíliat, et tu te exáltas ? Deus se homínibus subdit, et tu dominári géstiens homínibus, tuo te præpónis Auctóri ?

Étonne-toi de ce que tu veux, et choisis ce qui va t’étonner le plus : ou bien la condescendance si bienveillante du Fils, ou bien la transcendance si excellente de la mère. Double stupeur, double merveille : d’une part, humilité sans précédent, Dieu obéit à une femme ; et d’autre part, sublimité sans égale, une femme commande à Dieu. A la louange de ceux qui sont vierges, on chante à titre unique : « Ceux-là escortent l’Agneau partout où il va. » De quelles louanges juges-tu digne celle qui même le précède ? Homme, apprends à obéir ; terre, apprends à te soumettre ; poussière, apprends à obtempérer. L’évangéliste, parlant de ton Auteur, dit : « Et il leur était soumis. » Rougis, cendre orgueilleuse ! Dieu s’abaisse, et toi, tu t’élèves ? Dieu se soumet aux hommes, et toi, t’efforçant de dominer les hommes, tu te préfères à ton Auteur ?

Saint Bernard, De laudibus Virginis Matris, sermon 1, leçon des matines.

Lavrov et l’Ukraine

Les gazettes qui font état du refus de Serguei Lavrov de mener des négociations avec l’Ukraine au Vatican ne citent que le début de son propos, parce qu’elles refusent de connaître la situation ukrainienne, notamment en matière religieuse.

Serguei Lavrov s’exprimait dans le cadre d’une conférence intitulée « Les terres historiques du sud de la Russie : identité nationale et autodétermination des peuples ».

Au sujet de la proposition du Vatican (appuyée par Donald Trump), il a dit qu’il était contre « le gaspillage d’efforts pour élaborer des options qui ne sont pas tout à fait réalistes ». Parce que le Vatican n’est pas le lieu pour évoquer les causes profondes du conflit, ce qui doit être au cœur du règlement de paix, comme le répètent sans cesse les dirigeants russes :

« Imaginer le Vatican comme lieu de négociations : je dirais que c’est un peu inélégant, que des pays orthodoxes aillent discuter de questions liées à l’élimination des causes profondes sur un sol catholique. »

Car, a-t-il souligné, l’une de ces causes profondes est la persécution permanente de l’Eglise orthodoxe ukrainienne et la volonté acharnée du régime de Kiev d’éradiquer cette Eglise.

Or le Vatican est lié à l’Eglise grecque-catholique ukrainienne, qui soutient l’Eglise du pouvoir contre l’Eglise orthodoxe dont elle approuve ouvertement l’interdiction.

Il résulte du propos de Lavrov (c’était déjà le cas dans son discours du 20 mai) que les Russes n’admettront pas et ne permettront pas la suppression de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, et il le dit au moment même où commence concrètement le processus.