De la férie

Avant 1960, à la fin des laudes et des vêpres des féries du temps pascal la « commémoration de la Croix » remplace le « suffrage de tous les saints ». L’antienne est différente aux laudes et aux vêpres.

Aux laudes

Ant. Crucifíxus surréxit a mórtuis, et redémit nos, allelúja, allelúja.
Le Crucifié est ressuscité des morts, et il nous a rachetés, alléluia, alléluia.

Aux vêpres

Ant. Crucem sanctam súbiit, qui inférnum confrégit; accínctus est poténtia, surréxit die tértia, allelúja.
Il a été attaché à une croix qu’Il a sanctifiée, Celui qui a brisé l’enfer ; Il s’est revêtu de puissance, Il est ressuscité le troisième jour, alléluia.

Puis on dit le verset et l’oraison.

℣. Dícite in natiónibus, allelúja.
℟. Quia Dóminus regnávit a ligno, allelúja.

℣. Dites parmi les nations, alléluia.
℟. Que le Seigneur règne par le bois, alléluia.

Orémus.
Deus qui pro nobis Fílium tuum Crucis patíbulum subíre voluísti, ut inimíci a nobis expélleres potestátem: concéde nobis fámulis tuis; ut resurrectiónis grátiam consequámur. Per eúmdem Dóminum nostrum Jesum Christum Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti, Deus, per ómnia sǽcula sæculórum. ℟. Amen.

Ô Dieu, qui avez voulu que Votre Fils subisse, pour nous, le tourment de la Croix afin de nous soustraire au pouvoir de l’ennemi : accordez à Vos serviteurs que nous sommes, d’obtenir la grâce de la résurrection. Par le même Jésus Christ, Votre Fils, notre Seigneur, Lui qui vit et règne avec Vous et le Saint-Esprit, Dieu, maintenant et pour les siècles des siècles. ℟. Ainsi soit-il.

Mensonge

Les gazettes reproduisent désormais sans sourciller la propagande LGBT dont elles sont désormais imbibées, mais un enfant ne peut pas avoir deux mères, même si on fait semblant qu’il n’a pas de père, ce qui est un deuxième mensonge.

Les croix sont de retour

Un certain nombre de Russes qui ont de bons yeux ou une loupe avaient remarqué que le tout petit blason russe du bandeau du site du président de la Russie n’avait pas de croix mais des losanges (esquissant des diamants héraldiques). Il y avait eu une campagne sur internet pour le déplorer. Hier le blason a retrouvé ses quatre croix : celles des couronnes et celle du globe.

L’Ordre de saint André

Vladimir Poutine a conféré aujourd’hui à Serguei Lavrov l’ordre de saint André, la plus haute distinction de la Fédération de Russie, qu’il lui avait attribuée par décret le 21 mars, jour de son 75e anniversaire.

(L’insigne est une croix de saint André, émaillée en bleu, posée sur une aigle bicéphale d’or, surmontée d’une couronne impériale formant bélière, avec sur le revers l’ancienne devise de l’ordre fondé en 1698 par Pierre le Grand : Pour la foi et la fidélité ; sur l’avers : l’image du martyre de saint André en émail polychrome.)

Valence islamo-chrétienne

Le diocèse de Valence fait la publicité de la « 26e rencontre islamo-chrétienne » au monastère d’Aiguebelle :

Un rassemblement qui permet, chaque année, de discuter sur des thématiques religieuses communes. Cette nouvelle édition sera rythmée par le thème de l’Espérance. Monseigneur Durand participera et interviendra durant la journée.

C’est le même Mgr Durand qui persécute, en ce moment même, les fidèles de la messe traditionnelle. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est parfaitement cohérent.

Aiguebelle est la maison-mère du monastère de Tibhirine, où le « dialogue » islamo-chrétien était poussé au point que les prières communes étaient habituelles et qu’une pièce au centre du monastère avait été transformée en mosquée. Le célèbre prieur Christian de Chergé, qui ne citait jamais les pères de l’Eglise ni aucun texte avant Vatican II, se vantait de faire sa lectio divina aussi bien dans le Coran que dans la Bible, et il enseignait que les chrétiens doivent recevoir le Christ de l’islam et recevoir l’islam du Christ : « Pour entrer en vérité dans le dialogue, il nous faudra accepter, au nom du Christ, que l’islam ait quelque chose à nous dire de la part du Christ. »

Il va de soi que l’évêque Durand d’Aiguebelle et Tibhirine ne peut pas « dialoguer » avec ceux dont la liturgie exclut que l’islam ait quelque chose à nous dire de la part du Christ.