Le 18e paquet au forceps

Après six vetos, la Slovaquie a baissé les bras. Le 18e paquet de sanctions de l’UE contre la Russie a finalement été adopté ce matin. Officiellement parce que des garanties ont été données à la Slovaquie. Mais Robert Fico ne cache pas que ce sont les menaces et les insultes qui ont fini par le faire plier, au point qu’il dit cette chose terrible : « Quand on veut vivre avec les loups on doit hurler avec eux. »

Une fois la Slovaquie couchée, Malte ne pouvait pas tenir. Le baratin officiel est affligeant : « Malte a reçu les assurances nécessaires que la Commission veillera à ce que les mesures adoptées (le plafonnement du prix du pétrole) soient réalisables et ne contribuent pas à renforcer la flotte fantôme, et que le paquet atteindra exactement les objectifs pour lesquels il a été proposé. »

Ce 18e paquet, ce sont « des sanctions sans précédent » qui vont faire « plier la Russie », affirme le roquet Barrot. Et la non moins hystérique Kallas : « L’UE vient d’approuver l’un de ses plus forts paquets de sanctions à ce jour. »

L’essentiel en fait est le prix plafond du pétrole brut russe fixé à 15% de moins que le prix moyen sur le marché.

Mais comme l’UE officiellement n’importe plus de pétrole russe (on le paye seulement plus cher en passant par ailleurs), et comme les Etats-Unis (etc.) ne suivent pas l’UE, l’impact sur la Russie sera négligeable.

Une phrase étrange de la Kallas :

« Nos sanctions frappent également ceux qui endoctrinent les enfants ukrainiens. »

Elle dit cela au moment où passent sur les réseaux sociaux une nouvelle vidéo sur les camps d’été du bataillon Azov où l’on voit en effet des enfants ukrainiens endoctrinés par les idéologues nazis qui leur font chanter « Bandera notre père » et leur expliquent que les Russes ne sont pas des êtres humains et doivent être exterminés. Mais pour les dirigeants de l’UE les nazis d’Azov sont des défenseurs de la démocratie et des valeurs de l’Europe. Les sanctions visent donc évidemment les Russes qui endoctrinent les enfants ukrainiens. Mais quels Russes, et quels enfants, c’est un mystère. Non seulement les Russes n’endoctrinent pas les enfants ukrainiens, mais ils font tout ce qu’ils peuvent pour que ceux qui sont trouvés en Russie retrouvent leur famille. Pas plus tard qu’hier, la médiation permanente du Qatar sur cette question a permis le retour de 11 enfants en Ukraine (et 3 en Russie), et le gouvernement russe a remercié le Qatar. Il n’est d’ailleurs pas inintéressant de lire la fin du communiqué du ministre des Affaires étrangères du Qatar, sans rapport avec la guerre idéologique occidentale :

Son Excellence a également exprimé la gratitude de l’État du Qatar à Son Excellence Mme Maria Lvova-Belova, Commissaire aux droits de l’enfant auprès du Président de la Fédération de Russie, et à Son Excellence M. Dmytro Loubinets, Commissaire aux droits de l’homme du Parlement ukrainien, pour leurs efforts inlassables qui ont contribué au succès des initiatives visant à réunir les familles séparées.

(On rappellera que Maria Lvova-Belova est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour la déportation fantasmée de dizaines de milliers d’enfants ukrainiens.)

Une église hongroise incendiée… en Ukraine

Communiqué de Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères :

Une église hongroise a été incendiée hier soir en Ukraine. Des graffitis anti-hongrois ont été tagués sur les murs : « Hongrois, dehors », « Mort aux Hongrois ».

Il ne s’agit pas d’incidents isolés. Depuis dix ans, la communauté hongroise en Ukraine est victime d’attaques systématiques : d’abord par des lois la privant de ses droits linguistiques et éducatifs, puis par la conscription forcée, des violences physiques et maintenant des incendies criminels.

Bien que l’État ukrainien soit clairement responsable, Bruxelles reste silencieuse alors qu’elle accélère l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. C’est inacceptable. Aujourd’hui, nous avons convoqué l’ambassadeur ukrainien à Budapest.

Trop c’est trop.

La persécution ukrainienne

Le « Service d’État ukrainien pour l’ethnopolitique et la liberté de conscience » envoie un ultimatum à l’Eglise orthodoxe ukrainienne. D’ici un mois exactement, le 18 août, elle devra prouver, en quelque sorte, que les mentions qui en sont faites dans les documents de l’Eglise orthodoxe russe n’existent pas.

C’est ce que les persécuteurs appellent l’élimination des « violations de la législation sur la liberté de conscience et les organisations religieuses », par une parfaite inversion accusatoire.

Les persécuteurs ont publié dans un document annexe la liste des 154 organisations complices de la Métropole de Kiev, qui seront interdites si celle-ci ne s’exécute pas : ce sont tous les diocèses, les instances synodales et les monastères de l’Eglise orthodoxe ukrainienne.

Saint Camille de Lellis

Camille, né à Bucchianico au diocèse de Chieti, de la noble famille des Lellis, embrassa, dans sa jeunesse la carrière militaire et se laissa pendant quelque temps gagner par les vices du siècle. Saisi cependant de la douleur d’avoir offensé Dieu, il s’empressa d’aller trouver les Frères Mineurs, appelés Capucins et demanda avec instance d’être admis parmi eux. On lui accorda ce qu’il désirait, une première, puis une deuxième fois, mais un horrible ulcère, dont il avait autrefois souffert à la jambe, s’étant ouvert de nouveau, il se soumit humblement aux volontés de ses supérieurs et quitta deux fois l’habit de cet Ordre, qu’il avait deux fois demandé et reçu. Parti pour Rome et régulièrement élevé au sacerdoce, Camille jeta les premiers fondements de la Congrégation des Clercs réguliers, consacrés au service des malades ; par un quatrième vœu de pratique très ardue, les religieux s’y engagent à assister les malades, même les pestiférés. Épuisé par les jeûnes répétés et les travaux continuels, il supporta courageusement cinq maladies aussi longues que pénibles, qu’il appelait des miséricordes du Seigneur. Agé de soixante-cinq ans, il s’endormit dans le Seigneur, la veille des Ides de Juillet, seize cent quatorze. Léon XIII le proclama le céleste patron de tous les hôpitaux et de tous les malades, et ordonna d’invoquer son nom dans les litanies des agonisants. (Bréviaire.)

« Servir les pauvres malades, enfants de Dieu et mes frères ».

Camille de Lellis à San Giovannni Rotondo.

Camille de Lellis et Philippe Neri. Une grande fâcherie entre deux saints.

Camille de Lellis par Laure Conan (« Physionomie des saints »).

Camille de Lellis par Sanctio Cicatelli, 4e préfet général des Camilliens.

Camille de Lellis par Luca Perletti, Secrétaire Général des Missionnaires Camilliens.

Camille de Lellis par Jean-Paul II.

Les Journées royales de Iekaterinbourg

Comme chaque année à Iekaterinbourg, c’était hier et aujourd’hui les « Journées royales », le 17 juillet étant le jour du massacre de Nicolas II et de sa famille et le jour de la fête liturgique de la famille impériale martyre. La nuit dernière a eu lieu la solennelle divine liturgie des « porteurs de la Passion » (l’empereur Nicolas II, l’impératrice Alexandra, le tsarévitch Alexis, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia, et Eugène le médecin), devant la cathédrale édifiée « sur le sang », et à partir de 2h30 la procession de 21 km jusqu’au lieu où les dépouilles furent jetées, et où a été édifié un monastère. Et encore une divine liturgie ce matin à 9 h. Et cet après -midi il y avait un spectacle musical et poétique, un concert, une pièce de théâtre… Il y avait là diverses personnalités, dont Maria Lvova-Belova, commissaire présidentielle aux droits de l’enfant de la Fédération de Russie, 12 évêques et de nombreux prêtres, et plus de 40.000 fidèles.

Le métropolite Vincent de Tachkent, le métropolite Eugène de Iekaterinbourg, et à côté de lui Constantin Malofeïev, organisateur des journées.