L’Ukraine en 2016

Victoria Nuland, qui après avoir paradé à Kiev pendant le Maïdan s’était vantée d’avoir imposé en Ukraine le gouvernement voulu par les Américains en se moquant de ce que pourraient en dire les Européens (« Fuck UE ! »), racontait tranquillement en 2016 devant le Congrès à quel point l’Ukraine était la chose du Département d’Etat :

« Des conseillers américains interviennent dans une douzaine de ministères… Avec l’aide des Etats-Unis, des policiers nouvellement formés patrouillent dans les rues de 18 villes ukrainiennes. Dans les tribunaux, des avocats bénéficiant d’une aide juridique gratuite financée par les Etats-Unis ont obtenu les deux tiers des acquittements du pays. Des conseillers du Trésor et du Département d’Etat ont aidé l’Ukraine à fermer plus de 60 banques en faillite et à protéger les actifs des déposants. Et comme il ne peut y avoir de réforme en Ukraine sans sécurité, plus de 266 millions de dollars de notre soutien ont été consacrés au secteur de la sécurité, formant 1.200 soldats et 750 membres de la Garde nationale ukrainienne et fournissant du matériel de sauvetage. Au cours de l’exercice 2016 nous poursuivons la formation et l’équipement d’un plus grand nombre de garde-frontières, de militaires et de garde-côtes ukrainiens. »

L’analyse d’Alfred de Zayas

Alfred de Zayas, né à La Havane, américain (et récemment suisse), membre du parti républicain depuis 1968, haut fonctionnaire des Nations Unies pendant 22 ans, puis professeur de droit international, écrivait hier sur son fil X :

Les accords de Minsk I et II étaient équitables, mais ils ont été violés par l’Occident et l’Ukraine. Les deux projets d’accord présentés par Lavrov en décembre 2021 étaient modérés et constituaient des compromis visant à établir une architecture de sécurité raisonnable et à garantir l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Les États-Unis et l’OTAN les ont rejetés.

Trump n’a aucune raison d’être « désappointé » par la Russie, qui tente de conclure un accord depuis 2014, et les États-Unis et l’OTAN ont refusé. La Russie n’a pas changé sa position. Les États-Unis ne veulent pas d’un accord, ils veulent la capitulation.

Comme les États-Unis et l’Europe ont l’habitude de rompre leurs accords verbaux et écrits, leur crédibilité est proche de zéro. Cela explique la prudence de la Russie et de la Chine à conclure tout « accord ».

La « culture de la tricherie » occidentale nous a rattrapés. Les relations internationales reposent sur la confiance, et nous l’avons perdue. Si nous avions respecté l’accord de février 2014 avec Ianoukovitch et les accords de Minsk I et II, nous ne serions pas dans la situation actuelle.

Il est étrange que les États-Unis exigent de la Russie qu’elle mette fin à la guerre en Ukraine. La balle est dans notre camp. Tant que nous continuerons à armer et à financer l’Ukraine, la guerre continuera. Arrêtez le flux d’armes et de renseignements militaires, et ce sera fini.

Guerguiev à l’été d’un roi…

On peut dire que les organisateurs du festival Un’estate da Re, au palais royal de Caserte, n’ont pas froid aux yeux. Alors que Valery Guerguiev est banni de toute la vie musicale occidentale depuis février 2022, ils l’ont invité à diriger, le 27 juillet, l’orchestre philharmonique de Salerne.

L’horrible veuve de Navalny, qui se croit présidente de Russie en exil, a exigé que Guerguiev soit déprogrammé :

« Je suis simplement obligée de dire ceci : il y a un gros problème avec le festival 2025 “L’été d’un roi“. En effet, Valery Guerguiev, un célèbre chef d’orchestre russe, a été invité à l’événement. Et un ami proche de Vladimir Poutine. Pas seulement un ami. Et pas seulement un partisan. Mais aussi un promoteur de la politique criminelle de Poutine, son complice et son ”flanker ». »

Alors tout le politiquement correct italien a donné de la voix pour condamner cette insupportable invitation.

Deux partis (parti démocrate et Azione) ont officiellement demandé au président régional Vincenzo De Luca d’annuler la soirée du « propagandiste du tsar » (sic), appuyés par Pina Picierno, vice-présidente du Parlement européen, qui est de Campanie. Le ministre de la Culture Alessandro Giuli a fini par condamner lui aussi la présence de Guerguiev :

« L’art est libre et ne peut être censuré. La propagande, en revanche, même si elle est faite avec talent, c’est autre chose. C’est pourquoi le concert de l’ami et conseiller de Poutine, Valery Guerguiev, voulu, promu et financé par la région de Campanie et devant se tenir dans la Reggia di Caserta, qui est autonome dans le choix des événements qu’elle accueille, comme tous les instituts autonomes du ministère de la culture, risque de faire passer un message erroné. L’Ukraine est une nation envahie et le concert de Guerguiev risque de transformer un événement musical de haut niveau, mais objectivement controversé et conflictuel, en une caisse de résonance de la propagande russe. Je trouve cela déplorable. »

Ce matin, le président de la région, Vincenzo De Luca, qui est pourtant membre du parti démocrate, a fermement répondu :

« Nous n’avons pas l’intention d’accepter une logique de verrouillage ou d’interruption du dialogue, parce que cela n’aide pas la paix. »

La secrétaire adjointe de la Ligue Silvia Sardone, député européen, a déclaré :

« Empêcher un chef d’orchestre d’apporter son art dans notre pays nous rendrait identiques à ceux que nous voulons combattre avec nos paroles. »

Et son collègue Roberto Vannacci :

« L’affaire Guerguiev va bien au-delà d’une simple controverse sur un concert. Elle représente un véritable thermomètre d’une société qui a perdu le sens de la mesure, de la proportionnalité et de la justice. »

Il convient de souligner le mensonge de la veuve Navalny, répercuté par les politicards italiens qui ne savent rien : Valery Guerguiev, directeur des deux principaux opéras russes, figure majeure de la direction d’orchestre dans le monde, est assurément un ami (de très longue date) de Poutine, mais il n’a jamais pris position dans le conflit ukrainien (c’est même ce qu’on lui a d’abord reproché) et il ne fait aucune propagande. A la différence de diverses vedettes et de fausses célébrités qui donnent leur avis sur tout et n’importe quoi, il fait son travail d’artiste et seulement son travail d’artiste.

En Russie

Les députés russes ont adopté en deuxième et troisième lectures la loi visant à protéger les symboles religieux.

Cette loi interdit d’utiliser des images d’édifices religieux et autres sites religieux, ainsi que des symboles héraldiques officiels ou des parties reconnaissables de ceux-ci, contenant des symboles religieux du christianisme, de l’islam, du bouddhisme, du judaïsme et d’autres religions qui font partie intégrante du patrimoine historique de la Russie, dans les médias, sur Internet, dans la vente de produits, les services et la publicité, sans que ces symboles soient présents.

En clair, cette loi répond à la préoccupation des Russes qui voyaient de plus en plus de publicités utilisant des images d’églises dont la croix était effacée, ou plus récemment des logos gouvernementaux représentant les armoiries russes traditionnelles mais dépourvues de leurs croix.

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Le festival des « Journées Dostoïevski », du 11 au 13 juillet, s’est tenu pour la quatrième fois au monastère d’Optina, où l’écrivain avait rencontré, le 7 juillet 1878, le starets saint Ambroise qui avait changé le cours de sa vie.

Le festival a commencé par une prière sur la tombe de l’archimandrite Illiy, un ancien très aimé en Russie qui s’est éteint en mars dernier. L’évêque Joseph de Mojaïsk a célébré la cérémonie

Au programme figuraient des débats sur la culture et l’art, des concerts, des représentations théâtrales, des projections de films et un volet littéraire intitulé « Les stars lisent Dostoïevski ». Des personnalités politiques, des personnalités publiques, des experts de l’œuvre de Dostoïevski, des membres du clergé et des artistes ont été invités à échanger avec les participants.

Une réunion du groupe de travail interpartis du Parlement a eu lieu sur la mise en œuvre législative de la politique d’État pour la préservation et le renforcement des valeurs spirituelles et morales traditionnelles russes.

L’objectif du projet spirituel et éducatif « Journées Dostoïevski au monastère d’Optina », mené avec le soutien du Fonds présidentiel pour les initiatives culturelles, est « d’aider la société, en particulier les jeunes, à relever les nouveaux défis de notre époque et à jeter des bases solides en matière de spiritualité et de moralité ».

Il a attiré jusqu’à 30.000 personnes.

Ignoble Barns & Noble

Barnes & Noble est la plus grande chaîne de librairies des Etats-Unis (plus de 600 magasins, plus de 3 milliards de dollars de chiffre d’affaires). Les points de vente ont désormais un rayon LGBT de livres pour enfants et même pour bébés, afin de déverser l’immonde propagande sur les enfants dès leur plus jeune âge. C’est tellement ignoble que deux jeunes filles se disant lesbiennes l’ont dénoncé dans une petite vidéo :

OK, nous sommes gay. Mais nous sommes chez Barnes & Noble et il y a une section de livres gay pour enfants. C’est insensé.

Ça va trop loin. Pour un bébé. Ça va trop loin.

Pourquoi faites-vous la promotion du sexe auprès de jeunes enfants, Barns & Noble ?

Elles ouvrent un abécédaire (donc pour petits enfants) intitulé « The gay BCs ». A comme ace (asexuel) et aromantic (« Des mots que nous utilisons pour dire que l’amour et l’attirance peut être ressentie de nombreuses façons. » B comme bi (« Tu peux le crier très fort : J’aime plus qu’un seul genre et cela me rend fier. »). C comme « coming out ». D comme « drag » : « Tu peux te pavaner et danser dans les vêtements que tu aimes : robe, talons, pantalon ! » Etc.

Dans les commentaires, plusieurs confirment qu’il en est en effet ainsi dans leur librairie Barns & Noble, photos à l’appui.