Le Dr Moore avait raison

Pendant la « pandémie », le Dr Michael Kirk Moore Jr et ses assistants, dans sa clinique de Salt Lake City, distribuaient des faux certificats de « vaccination » contre le covid, qui permettaient aux patients de garder leur emploi sans problème et de continuer de mener une vie sociale normale.

Lorsque ses agissements ont été connus, il a été inculpé pour avoir « mis en danger la santé et le bien-être d’une population vulnérable » et « porté atteinte à la confiance du public et à l’intégrité des programmes fédéraux de santé ». Et aussi pour avoir agi dans un but lucratif, mais cette charge a été abandonnée parce qu’il était patent qu’il avait distribué les certificats gratuitement.

En 2023, les avocats des accusés avaient déclaré que « le Dr Moore a respecté son serment d’Hippocrate, qu’il a prêté depuis longtemps, de ne pas nuire ».

Mais la procédure suivait son cours et le procès devait se tenir ces jours-ci. Le médecin risquait jusqu’à 35 ans de prison de 125.000$ d’amende.

Le 12 juillet, le ministre de la Justice Pam Bondi (qui est procureur général) a rejeté toutes les charges qui pesaient sur le médecin et ses « complices », en disant : « Le Dr Moore a donné le choix à ses patients lorsque le gouvernement fédéral refusait de le faire. Il ne méritait pas les années de prison qu’il encourait. Tout cela prend fin aujourd’hui. »

Pam Bondi a remercié le député Marjorie Taylor Greene qui avait porté l’affaire à sa connaissance, et le sénateur Mike Lee « qui s’est battu pour mettre fin à l’utilisation de l’État comme arme, notamment à l’encontre du Dr Moore ».

Inclusion britannique

Le 11 juillet c’était la Journée de célébration de la Culture à l’école de Bilton, faubourg de Rugby dans le Warwickshire. Les parents avaient reçu une note précisant que cette journée avait pour objectif de « promouvoir l’inclusion, la compréhension et l’appréciation des différentes origines, traditions et héritages ». Les élèves devaient venir avec une tenue célébrant une culture, et dire un texte sur cette culture. Courtney Wright, 12 ans, est arrivée avec une robe arborant le drapeau britannique. Mais on ne l’a pas laissée entrer dans l’école. Son père a dû venir la chercher : « On lui a dit qu’elle n’avait pas le droit d’aller à l’école avec sa robe, parce qu’elle a l’occasion de célébrer sa culture tous les jours. »

Comme il y a eu de vives réactions chez les derniers Britanniques de souche, la direction de l’école s’est répandue en excuses et a promis que désormais « tout élève se sentira reconnu et soutenu quand il exprimera la fierté de son héritage ».

(Les gazettes nous ont appris ces jours-ci qu’il y a des écoles à Londres où il n’y a pas un seul élève qui ait l’anglais comme langue maternelle. Au moins dans ces écoles l’incident de Bilton ne peut se produire.)

Frontex à l’envers

Les gazettes :

En Grèce, un bateau de Frontex coule en mer Egée lors d’un sauvetage de migrants

J’avais déjà remarqué ce qui paraissait une anomalie : un bateau de Frontex « secourant » des migrants. Mais c’est donc officiel. L’agence européenne chargée de surveiller les frontières et d’empêcher l’immigration illégale se charge d’aller récupérer les clandestins en mer (entre les îles grecques) pour les amener en Europe. Frontex fonctionne donc comme une des ONG immigrationnistes, faisant le contraire de ce qu’elle est censée faire.

On remarque que la première fois que le fait a été évoqué, on prenait soin de parler de « demandeurs d’asile ». C’était évidemment faux, mais Frontex ne faisait pas venir des clandestins…

Dès qu’on reparle de la chose, on ne prend plus de gants : ce sont bien des « migrants » clandestins que Frontex fait débarquer sur le sol de l’UE…

Maria Zakharova

Réaction de Maria Zakharova, hier, à l’un des propos de Mark Rutte qui faisait le paon hier dans le Bureau ovale devant Donald Trump :

Le secrétaire général de l’OTAN, Rutte : « Poutine n’a pas envoyé de personnes sérieuses aux négociations. Je me souviens comment vous, avec Marco Rubio et Steve Witkoff, avez réussi à lancer ces négociations à Istanbul. Je me souviens que j’étais moi-même en Turquie pour le compte de l’OTAN en mai, et nous avons vraiment fait pression sur les Ukrainiens pour qu’ils envoient une délégation sérieuse à Istanbul — et ils l’ont fait. Mais les Russes se sont présentés avec un certain historien qui s’est mis à expliquer l’histoire de la Russie depuis l’an 1250. »

Deux précisions concernant ce charabia :

1. Ce « certain historien » est Vladimir Rostislavovitch Medinski, spécialiste des relations internationales, universitaire et homme d’État. La « délégation ukrainienne sérieuse » était dirigée par Roustem Oumierov, ministre ukrainien de la Défense, qui n’a jamais servi dans l’armée et a passé la majeure partie de sa vie comme cadre dans une entreprise de télécommunications.

2. Sans connaissance du contexte historique, aucun problème ne peut être résolu, seulement aggravé. L’ignorance des responsables de l’OTAN a déjà fait de nombreuses victimes à travers le monde.

Puis, aujourd’hui,  Maria Zakharova a publié ces précisions :

Depuis hier, beaucoup se demandaient pourquoi Rutte s’était permis de s’exprimer de manière si désobligeante sur la profession d’historien. Il s’avère que lui-même, alors qu’il rêvait de devenir pianiste, a obtenu… une maîtrise d’histoire. Apparemment, dès qu’il est question d’histoire, il est pris de convulsions dues à sa frustration personnelle.

Selon ses propres dires, Rutte a été irrité par le fait que lors des négociations à Istanbul, les représentants de notre pays ont rappelé « l’histoire de la Russie depuis 1250 ». Il y a là matière à réflexion, en plus de ce qui a déjà été dit.

Le secrétaire général de l’OTAN n’a pas choisi le milieu du XIIIe siècle par hasard : il s’agit manifestement d’une douleur fantôme liée à des occasions manquées, qui ne disparaîtra jamais chez ces chiens de guerre. Pour nous, cette période est en grande partie un tournant.

Aujourd’hui, cela fait exactement 785 ans que la bataille de la Neva a eu lieu.

Sur la rivière Ijora, à son embouchure dans la Neva, l’armée russe, sous le commandement du jeune prince Alexandre Nevski de Novgorod (canonisé en 1547), a écrasé les envahisseurs suédois occidentaux qui avaient décidé de s’emparer des terres de la Russie.

Le plan de l’Occident était simple : affaiblie par une période de fragmentation féodale, la Russie, selon les estimations des Scandinaves et des Latins, ne pouvait rien opposer à la puissance de frappe de l’Occident — c’est alors que les Suédois ont été désignés pour jouer ce rôle pitoyable. Mais « l’Europe éclairée » s’est trompée.

Le prince Alexandre Ier Yaroslavitch agit avec détermination et détruisit rapidement et sans grande difficulté les troupes d’assaut suédoises et livoniennes sur la Neva.

Selon le « Récit de la vie et de la bravoure du bienheureux et grand prince Alexandre », avant la bataille, Alexandre Nevski reçut la bénédiction de l’archevêque Spiridon de Novgorod. Le prince prononça devant ses soldats un discours dont les phrases furent ensuite citées et répétées pendant des siècles par ses descendants :

« Frères ! Dieu n’est pas dans la puissance, mais dans la vérité ! Souvenons-nous des paroles du psalmiste : ceux-là sont armés, ceux-là sont à cheval, mais nous, nous invoquons le nom du Seigneur, notre Dieu… Nous ne craignons pas la multitude des guerriers, car Dieu est avec nous. »

Après avoir remporté la victoire sur les Suédois, les troupes russes ont stoppé leur avancée vers Ladoga et Novgorod, prévenant ainsi le danger d’une action coordonnée entre la Suède et l’Ordre teutonique. Le nord-ouest de la Russie était sauvé et libéré. Le prince Alexandre Nevski acheva son exploit militaire deux ans plus tard en battant les Allemands sur le lac Peïpous.

Mark Rutte n’a certainement pas évoqué le milieu du XIIIe siècle par hasard. Mais il semble qu’il ne se soit pas plongé suffisamment dans le sujet, car il a omis de mentionner comment cela s’est terminé. Vladimir Rostislavitch a donné une excellente conférence sur ce sujet. Qu’il l’étudie.