Toujours la Hongrie

La Hongrie est le premier pays européen à dénoncer le recrutement forcé de chair à canon en Ukraine. Parce qu’un homme de la minorité hongroise en est mort.

Il s’appelait József Sebestyén, il avait 45 ans. Comme il résistait à l’enrôlement sauvage, il a été arrêté, et si violemment frappé qu’il est mort à l’hôpital au bout de trois semaines d’agonie.

Le gouvernement hongrois a convoqué l’ambassadeur d’Ukraine pour condamner les actes « atroces et inacceptables » des agents de recrutement ukrainiens et demander des explications.

Ce matin, lors de son émission hebdomadaire sur Radio Kossuth, Viktor Orban a évoqué le fait et souligné que ce meurtre n’aurait pas été commis si la guerre avait été arrêtée ou empêchée. Il a rappelé le récent référendum par lequel les Hongrois ont dit non à 95% à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, et a souligné qu’un pays « où les gens sont battus à mort pour avoir résisté à la conscription forcée ne peut pas être membre de l’UE ».

La tyrannie qui s’installe

Il ne se passe pas de semaine qu’on n’apprenne une initiative contre les libertés, ici ou là, dans tel ou tel domaine.

En France, la dernière en date est celle d’Aurore Bergé, ministre « en charge de la lutte contre les discriminations ». Elle a annoncé que l’Etat va mettre en place une « coalition » de lobbies de la subversion morale et sociale, qui vont bénéficier de fonds publics supplémentaires (alors qu’ils sont déjà grassement subventionnés), pour dénoncer auprès de l’Arcom les contenus non conformes en ligne. Ces « associations » seront « en lien direct avec l’Arcom de manière à ce qu’elles soient prioritaires ».

Les lobbies sont : le Crif, la Fédération des centres LGBTI +, Flag !, la Licra, M’endors pas, le Mouvement du Nid, Osez le féminisme, le Planning familial, Respect Zone, SOS Homophobie, SOS Racisme et Addam.

En Allemagne, puisque l’interdiction de l’AfD (désormais l’un des trois plus grands partis, et de loin le premier à l’est) est en panne, on prend d’autres moyens. La Rhénanie-Palatinat interdit désormais l’accès à la fonction publique aux membres de l’AfD.

Comment peut-on faire cela légalement ? C’est simple. Pour être embauché il faut signer une déclaration disant qu’on n’appartient pas à une organisation extrémiste. Or l’Office fédéral de protection de la Constitution a défini l’AfD comme « extrémiste » en mai dernier.

Rappel : en URSS, la cinquième direction du KGB était celle de la protection de la Constitution : c’était la police politique et idéologique chargée de la chasse des dissidents et de la surveillance des groupes religieux.

La fabrique de la psychose

Emmanuel Macron, qui passe son temps à faire le tour des capitales pour alerter sur l’éminent et imminent risque russe, appeler à aider l’Ukraine, et demander un renforcement militaire de l’Europe, fait savoir qu’il prononcera dimanche, veille du 14 juillet, un discours « avec des annonces très importantes, pour tirer les conclusions de l’état des menaces ».

Le fantasme prend des proportions vraiment pathologiques.

Et pour renforcer encore la psychose, ou la tentative de provoquer la psychose (juste pour tenter de faire oublier les vrais et graves problèmes, dont ceux qui ont été provoqués par les sanctions psychotiques contre la Russie), il a envoyé le chef d’état-major des armées, le général Burkhard, faire une conférence de presse. Le chef de la grande muette parle, exceptionnellement, parce que les Français doivent savoir que la situation est exceptionnellement grave.

Voici quelques échantillons des délires du général Burckhard :

La Russie a désigné la France comme son premier adversaire en Europe.

La Russie possède tous les attributs d’un État totalitaire : une capacité de décision centralisée, un conditionnement de la population.

Il s’agit d’une menace durable proche et dimensionnante (sic). À l’horizon 2030, la Russie constituera une vraie menace à nos frontières.

L’objectif de Poutine est d’affaiblir l’Europe et démanteler l’OTAN.

La guerre est déjà là en Europe.

Le nouvel évêque LGBT de Baker, Oregon

Le pape a nommé le P. Thomas Hennen évêque de Baker, dans l’Oregon.

Vicaire général du diocèse de Davenport, recteur de la cathédrale et directeur puis vice-directeur du service des vocations, il considérait que « les actes homosexuels sont intrinsèquement désordonnés », comme dit le catéchisme, et il avait contribué à installer dans le diocèse une branche de Courage International, organisation qui aide les personnes attirées par le même sexe à lutter pour la chasteté. Mais ensuite il a fait partie de la commission diocésaine qui a rédigé des « Lignes directrices pour l’accompagnement pastoral des minorités sexuelles et de genre », qui ne font pas d’abord mention de la doctrine catholique sur le sujet. Les « principes » édictés étaient les suivants, selon la phraséologie désormais bien rodée :

  • respect fondamental pour la dignité de chaque personne humaine, corps et âme, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu ;
  • reconnaissance fondamentale des personnes qui vivent des différences d’orientation sexuelle ou de discordance de genre ;
  • engagement à aimer les personnes avant tout et à les écouter pour mieux les comprendre ;
  • engagement à impliquer les autres dans le processus de discernement, en particulier les personnes et les familles concernées, ainsi que d’autres professionnels et collaborateurs ;
  • approche au cas par cas avec une volonté fondamentale de prendre des mesures raisonnables et appropriées lorsque cela est possible.

On reconnaît l’approche bergoglienne qui permet de noyer le poisson et à force de tout rendre « liquide », comme on dit aujourd’hui, à suggérer que finalement, « au cas par cas », on peut reconnaître les liaisons entre personnes de même sexe…

C’est in fine que le texte mentionne, après avoir souligné l’importance d’écouter les recommandations des professionnels de santé qui travaillent avec les personnes LGBT, que « toute approche scientifique peut et doit s’accompagner d’un profond respect pour l’intégrité de notre tradition intellectuelle, morale et sociale catholique ». Mais on oublie de dire explicitement ce qu’elle est. Et l’on peut respecter une tradition tout en prônant le contraire parce que l’époque le veut…

Le P. Hennen a alors souligné que ce texte avait nécessité trois ans de travail ainsi que « la consultation de personnes et de familles LGBTQ+ » (sic).

Et d’ajouter :

« Nous aimons penser que nous adoptons une approche synodale, et nous avons beaucoup appris au cours de ce processus — nos propres attitudes ont changé. »

Mgr Strickland a réagi par un long et remarquable communiqué dont voici une traduction :

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De la férie

On fait mémoire de saint Pie Ier, pape et martyr.

Chez les bénédictins c’est la Saint-Benoît d’été, et en France la fête de la Translation des reliques de saint Benoît (avec une hymne de Pierre le Vénérable).

Le martyrologe évoque aussi notamment saint Sidroine de Sens.

Et il se termine par saint Savin, confesseur en Poitou.

Saint Savin et son frère saint Cyprien auraient fui la Macédoine au début du Ve siècle et se seraient installés d’abord en Gaule lyonnaise, puis dans le Poitou. Savin est mort martyr à Cerisier, sur la Gartempe, peu avant son frère.

Trois cents ans plus tard, les reliques des deux martyrs sont retrouvées sur les lieux. Badillus, clerc à la cour de Charlemagne, décide d’y fonder un monastère : Cerisier devient Saint-Savin-sur-Gartempe.

L’abbatiale de Saint-Savin est célèbre pour ses fresques des XIIe et XIIIe siècles qui recouvrent les murs et toute la voûte de la grande nef centrale.