Les odieux franciscains de Stockholm

Les franciscains de Stockholm célébraient la messe traditionnelle le dimanche à midi. C’est terminé. Ils ont décidé d’arrêter, après consultation de l’évêque (qu’on suppose enthousiaste sans crainte de se tromper) et du Ministre général (idem), à cause de « certaines tensions et incompréhensions parmi les fidèles ». Sans autre explication. Mais l’argument est d’une ahurissante malhonnêteté.

Ces franciscains qui sont des jésuites qui s’ignorent citent le Catéchisme de l’Eglise catholique :

« La diversité liturgique peut être source d’enrichissement, elle peut aussi provoquer des tensions, des incompréhensions réciproques et même des schismes. Dans ce domaine, il est clair que la diversité ne doit pas nuire à l’unité. Elle ne peut s’exprimer que dans la fidélité à la foi commune, aux signes sacramentels que l’Église a reçus du Christ, et à la communion hiérarchique. L’adaptation aux cultures exige une conversion du cœur, et, s’il le faut, des ruptures avec des habitudes ancestrales incompatibles avec la foi catholique « . »

Ce paragraphe qui conclut le chapitre sur la diversité liturgique concerne « les peuples récemment évangélisés », comme le souligne le paragraphe précédent, pour dire que si la liturgie peut ou doit « s’adapter » à leur culture, elle a une « partie immuable » qui doit impérativement demeurer intacte.

Il est ahurissant de se servir de ce paragraphe pour condamner la messe traditionnelle, comme si la liturgie latine de toujours était une de ces « habitudes ancestrales incompatibles avec la foi catholique » !!!

Sainte Marthe

L’an dernier j’avais reproduit quelques images de sainte Marthe. En voici quelques autres.

XVIIIe siècle. Musée des Arts et traditions populaires.

Début du XVIe siècle en Souabe, musée de Cluny. Marthe porte comme d’habitude le seau d’eau bénite avec laquelle elle va dompter la Tarasque, mais de façon unique elle couvre des pénitents de son manteau protecteur. La statue avait sans doute été commandée par une confrérie.

Statue du maître de Chaource, XVIe siècle, église Sainte-Madeleine de Troyes.

XVe siècle, cuisines de l’Hôtel Dieu de Beaune.

L’enterrement de sainte Marthe, par Sano di Pietro (XVe siècle). Plus précisément c’est le rêve de saint Front, tel que le rapporte la Légende dorée :

Le lendemain [de la mort de Marthe], qui était dimanche, vers trois heures, saint Front était occupé à célébrer la messe à Périgueux. Après l’épître, il s’endormit sur son siège, et le Seigneur lui apparut, et lui dit : « Mon cher Front, si tu veux tenir la promesse que tu as faite jadis à mon hôtesse Marthe, lève-toi et suis-moi ! » Et aussitôt saint Front, conduit par le Christ, se vit transporté à Tarascon, où il assista aux obsèques de la sainte, et aida à placer son corps dans le sépulcre. Cependant, à Périgueux, le diacre qui allait lire l’Évangile réveilla l’évêque pour lui demander sa bénédiction. Et saint Front, soudain réveillé, répondit : « Mes frères, pourquoi m’avez-vous réveillé ? Notre-Seigneur Jésus m’avait conduit aux obsèques de son hôtesse sainte Marthe ; et, comme je me préparais à l’ensevelir, j’ai laissé dans la sacristie mon anneau et mes deux gants. Et vous m’avez réveillé si vite que je n’ai pas eu le temps de les reprendre. Hâtez-vous donc d’envoyer des messagers qui me les rapportent ! » Aussitôt des messagers partirent pour Tarascon. Ils trouvèrent dans la sacristie l’anneau et les gants de saint Front ; et ils laissèrent dans la sacristie l’un de ces gants, en témoignage du miracle.

Poutine

Dans le cadre de la Journée de la flotte russe, hier, Vladimir Poutine a visité la cathédrale stavropégiale Saint-Nicolas de Kronstadt. Il a vénéré l’icône de saint Nicolas et allumé un cierge pour les marins défunts.

Il a ensuite visité la frégate Amiral Grigorovitch et a remercié les marins qui la nuit précédente ont détecté et repoussé une attaque de drones ukrainiens : cette attaque qui a conduit à annuler la grande parade nautique, pour ne pas donner à Zelensky une occasion de réjouissance facile (il y a eu néanmoins un mort et trois blessés – tous civils, dans la région).

L’Eglise woke

Extrait du sermon de ce qui est présenté comme la « messe » de France 2, hier, dans une grange de Franche-Comté, en présence de jeunes paysans, et avec des vaches à côté de ce qui sert d’autel… Le prédicateur n’hésite pas à appeler son affligeante anecdote « une petite parabole »…

« Prenons donc parmi vous un jeune père. Le père d’un nouveau-né. Jusque-là, comme tout homme normalement constitué, il aimait bien dormir stout son saoul pendant la nuit. Et voilà qu’un petit bout le réveille toutes les deux ou trois heures. En plein milieu de la nuit, il se lève et, les yeux collés, les pieds nus, les cheveux en bataille, il prépare le biberon, et il est heureux. Il est heureux au moment même, il sera heureux toute la journée, il aura une mine déterrée, il boira des litres de café, et il sera heureux. Comment pourrait-il en être autrement ? Cet appel dans la nuit, et cette réponse aimante, c’est sa vocation. »

Sic.

Tel est donc le monde woke que promeut l’Eglise dite catholique, dans sa « messe » phare du dimanche à la télévision.

Mais le monde tel que Dieu l’a créé n’est pas du tout celui-là. Dans le monde que Dieu a créé, le nouveau-né n’est pas né du père, il a une mère, et si cette femme est normalement constituée, quand le bébé la réveille la nuit, elle lui donne le sein.

Etrange Eglise qui supprime la mère et qui oblige le nouveau-né à être privé du sein maternel, dont l’existence même est niée…

Non, la vocation du jeune père n’est pas de faire des biberons et de remplacer la mère. Sa vocation de jeune paysan est de faire tourner sa ferme autant que l’Etat le lui permet encore, sans devoir boire « des litres de café », ce qui finirait par le rendre malade.

Du moins c’était ainsi avant l’Eglise woke qui ose se prétendre catholique.

Entretenir la psychose

La ministre autrichienne des Affaires étrangères, Beate Meinl-Reisinger, a déclaré dans une interview au journal allemand Die Welt que son gouvernement est prêt à reconsidérer la position de neutralité de son pays et à envisager une adhésion à l’OTAN.

Car la neutralité en soi « ne nous protégera pas » face à une « Russie de plus en plus agressive ».

Elle reconnaît toutefois qu’il n’existe pas actuellement de majorité parlementaire ou publique en Autriche en faveur d’une adhésion à l’OTAN. (D’autant que la neutralité est inscrite dans la Constitution.) Mais elle affirme que les débats pourraient être « fructueux »…

Comme il paraît loin le temps où la ministre autrichienne des Affaires étrangères invitait Vladimir Poutine à son mariage… C’était Karin Kneissel, en 2018. Et depuis lors elle s’est installée en Russie, où elle ne se prive pas de donner son opinion…

Addendum

Karin Kneissel, qui dirige aujourd’hui le Centre d’observation géopolitique des questions clés pour la Russie (G.O.R.K.I.) à l’Université d’État de Saint-Pétersbourg, fait remarquer que la Russie peut mettre son veto à l’adhésion de l’Autriche à l’OTAN. La neutralité de l’Autriche était une idée de l’Union soviétique. Le traité du 15 mai 1955 qui a établi la République autrichienne, signé par les quatre alliés, « sert également de base juridique à la neutralité, qui a ensuite été officialisée par le Parlement autrichien à l’automne 1955 ». « Le Parlement autrichien ne peut pas simplement abolir la neutralité, même à la majorité des deux tiers, et déclarer : “Nous adhérons à l’OTAN”. Le rôle des quatre alliés qui ont signé le traité de 1955 doit toujours être pris en compte. Bien sûr, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis seraient très probablement ravis de dire : “L’Autriche est la bienvenue au sein de l’OTAN.” Mais la Russie, en tant que successeur de l’Union soviétique, pourrait très bien exercer son droit de veto. C’est l’argument juridique. »