Le pape rencontre un Russe

Léon XIV a reçu le métropolite Antoine de de Volokolamsk, président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou.

Le métropolite a notamment évoqué les persécutions contre l’Eglise orthodoxe ukrainienne.

Au moins le pape ne pourra pas dire qu’il ne savait pas.

Encore un ratage d’Ursule

Le 25e sommet UE-Chine, célébrant le 50e anniversaire des relations, devait durer deux jours et donner lieu à d’importants accords économiques (et à une condamnation au moins minimale de la Russie). Il n’a duré qu’une journée et s’est conclu par un unique texte : un vague engagement à lutter contre le réchauffement climatique…

Il y avait là Ursule, Costa et Kallas, et la délégation chinoise était dirigée par Xi Jinping en personne.

C’est dire la gravité et l’étendue du fiasco.

L’Eglise LGBT

L’agence catholique allemande de presse KNA rapporte que la commission scolaire de la conférence des évêques allemands prépare un document de 20 pages, pour les écoles catholiques, sur la « diversité sexuelle ».

Le projet stipule que les écoles doivent respecter et rendre plus visibles les élèves « non binaires » et « non hétérosexuels ». Il affirme qu’il est essentiel « d’identifier et de réduire les irritations et les incertitudes existant dans le traitement de la diversité de l’identité sexuelle ».

Le texte attire l’attention sur le fait que de nombreux « élèves queer » traversent des années d’insécurité intérieure et de doute douloureux, et il dénonce « les préjugés, la discrimination et le harcèlement » à l’encontre de ces élèves.

Le document serait une réponse à une enquête menée auprès de 2.000 élèves, enseignants et parents d’écoles catholiques sur la « diversité des identités sexuelles ». Selon l’enquête, réalisée par l’Institut berlinois pour l’éthique et la politique chrétiennes, environ 20 % des personnes interrogées ont déclaré avoir été victimes ou témoins de discrimination à l’encontre d’« élèves homosexuels, transgenres ou non binaires, c’est-à-dire queer ».

Selon le projet de texte, l’objectif d’une « école favorable aux personnes queer » devrait être de soutenir le « développement holistique de la personnalité » des enfants et des adolescents. Cela inclut également la mise à disposition par les écoles d’un espace « dans lequel les enfants et les adolescents peuvent acquérir une certitude quant à leur orientation sexuelle et leur identité de genre ».

Oui, on parle bien des écoles catholiques…

Sainte Anne

A l’occasion du 400e anniversaire des apparitions de sainte Anne à Yvon Nicolazic au lieu qui deviendra Sainte-Anne-d’Auray, la maison de disques Ad Vitam a publié un disque fort intéressant, intitulé Ode à sainte Anne, où les chœurs de la Maîtrise de Sainte-Anne-d’Auray font une démonstration de tous leurs talents, interprétant des œuvres de la Renaissance à nos jours. On y trouve aussi la première des antiennes de l’office qui fut composé par dom Guéranger en 1872 à la demande de Mgr Bécel évêque de Vannes. La voici, en alternance avec les trois premiers versets et la doxologie du psaume 109. J’ajoute les textes des autres antiennes du jour. (Le disque se poursuit par de brefs et beaux motets de Guillaume Le Dréau sur plusieurs des antiennes.)

Laudemus Annam gloriosam in generatione sua, quia benedictionem dedit illi Dominus.

Louons Anne glorieuse en sa génération parce que le Seigneur lui a donné sa bénédiction.

Anna, filia Regum, conjux Joachim, Mater almæ Virginis, benedictus fructus ventris tui.

Anne, fille de rois, épouse de Joachim, mère de la sainte Vierge, le fruit de ton sein est béni.

Gaude, mater magnæ Prolis, ex te enim processit rutilans stella sumi Solis.

Réjouis-toi, mère d’une enfant merveilleuse, car de toi est sortie la rutilante étoile du suprême Soleil.

Inclyta stirps Jesse virgam produxit amœnam, ex qua processit flos mira plenus odore.

L’illustre souche de Jessé a engendré une tige pleine de grâces, d’où est sortie une fleur d’admirable odeur.

Ecce tu felix es, Anna sancta, ecce tu felix es, Genitrix matris Dei.

Te voici heureuse, sainte Anne, te voici heureuse, génitrice de la Mère de Dieu.