Les hymnes des vêpres, par Théodore Vassilikos, « premier professeur de musique et protopsalte de la Grande Eglise du Christ » (Constantinople).
Les hymnes commencent à 3’24.
Κύριε ἐκέκραξα πρὸς σέ, εἰσάκουσόν μου, εἰσάκουσόν μου, Κύριε. Κύριε, ἐκέκραξα πρὸς σέ, εἰσάκουσόν μου πρόσχες τῇ φωνῇ τῆς δεήσεώς μου, ἐν τῷ κεκραγέναι με πρὸς σὲ εἰσάκουσόν μου, Κύριε.
Seigneur, je crie vers Toi, exauce-moi, exauce-moi, Seigneur. Seigneur, je crie vers Toi, exauce-moi, entends la voix de ma supplication, lorsque je crie vers Toi. Exauce-moi, Seigneur.
Κατευθυνθήτω ἡ προσευχή μου, ὡς θυμίαμα ἐνώπιόν σου, ἔπαρσις τῶν χειρῶν μου θυσία ἑσπερινὴ εἰσάκουσόν μου, Κύριε.
Que ma prière s’élève comme l’encens devant Toi, et l’élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral. Exauce-moi, Seigneur.
Ἀπὸ φυλακῆς πρωΐας μέχρι νυκτός, ἀπὸ φυλακῆς πρωΐας ἐλπισάτω Ἰσραὴλ ἐπὶ τὸν Κύριον.
Place, Seigneur, une garde à ma bouche, et une porte pour veiller sur mes lèvres.
3’24
Πρὸ τοῦ Σταυροῦ σοῦ Κύριε, ὄρος οὐρανὸν ἐμιμεῖτο, νεφέλη ὡς σκηνὴ ἐφηπλοῦτο. Σοῦ μεταμορφουμένου, ὑπὸ Πατρὸς δὲ μαρτυρουμένου, παρῆν ὁ Πέτρος σὺν Ἰακώβῳ καὶ Ἰωάννῃ, ὡς μέλλοντες συνεῖναί σοι, καὶ ἐν τῷ καιρῷ τῆς παραδόσεώς σου, ἵνα θεωρήσαντες τὰ θαυμάσιά σου, μὴ δειλιάσωσι τὰ παθήματά σου, ἃ προσκυνῆσαι ἡμᾶς, ἐν εἰρήνῃ καταξίωσον, ὡς ἀγαθὸς καὶ φιλάνθρωπος.
Avant ta mise en croix, Seigneur, la montagne fut l’image du ciel, la nuée se déploya comme tente, tandis que tu étais transfiguré et que le Père te rendait témoignage. Pierre était présent avec Jacques et Jean, car ils devaient aussi t’accompagner au moment de la trahison, de sorte qu’ayant contemplé tes merveilles ils n’aient pas à craindre ta Passion devant laquelle en ton grand amour juge-nous dignes, Seigneur, de nous prosterner dans la paix ; car tu es bon et ami des hommes.
Αἰνεῖτε τὸν Κύριον πάντα τὰ ἔθνη, ἐπαινέσατε αὐτόν, πάντες οἱ λαοί.
Louez le Seigneur, toutes les nations, célébrez-le, tous les peuples.
Εἰς ὄρος ὑψηλὸν μεταμορφωθεὶς ὁ Σωτήρ, τοὺς κορυφαίους ἔχων τῶν Μαθητῶν, ἐνδόξως ἐξέλαμψας, δηλῶν, ὅτι οἱ τῷ ὕψει τῶν ἀρετῶν διαπρέψαντες, καὶ τῆς ἐνθέου δόξης ἀξιωθήσονται. Συλλαλοῦντες δὲ τῷ Χριστῷ, Μωϋσῆς καὶ Ἠλίας ἐδείκνυον, ὅτι ζώντων καὶ νεκρῶν κυριεύει, καὶ ὁ πάλαι διὰ νόμου, καὶ Προφητῶν λαλήσας ὑπῆρχε Θεός, ᾧ καὶ φωνὴ τοῦ Πατρός, ἐκ νεφέλης φωτεινῆς, ἐμαρτύρει λέγουσα· Αὐτοῦ ἀκούετε, τοῦ διὰ Σταυροῦ τόν, ᾍδην σκυλεύσαντος, καὶ νεκροῖς δωρουμένου, ζωήν τὴν αἰώνιον.
Sur la montagne élevée tu t’es transfiguré, Dieu Sauveur, ayant avec toi les coryphées des Disciples : tu révélas soudain ta glorieuse splendeur, montrant quelle divine gloire mériteront ceux qui se distinguent par la hauteur de leurs vertus. Conversant avec le Christ, Moïse et Elie prouvèrent qu’il est le Seigneur des vivants et des morts, le Dieu qui avait parlé jadis par la Loi et les Prophètes ; en sa faveur la voix du Père témoignait depuis la nuée lumineuse en disant : Ecoutez-le, car il dépouillera l’Enfer par sa mise en croix * pour faire aux morts le don de la vie éternelle.
Ὅτι ἐκραταιώθη τὸ ἔλεος αὐτοῦ ἐφ’ ἡμᾶς, καὶ ἡ ἀλήθεια τοῦ Κυρίου μένει εἰς τὸν αἰῶνα.
Car sa miséricorde s’est affermie sur nous, et la vérité du Seigneur demeure dans les siècles.
Ὄρος τὸ ποτὲ ζοφῶδες καὶ καπνῶδες, νῦν τίμιον καὶ ἅγιόν ἐστιν, ἐν ᾧ οἱ πόδες σου ἔστησαν Κύριε· πρὸ αἰώνων γὰρ κεκαλυμμένον μυστήριον, ἐπ’ ἐσχάτων ἐφανέρωσεν ἡ φρικτή σου Μεταμόρφωσις, Πέτρῳ Ἰωάννῃ καὶ Ἰακώβῳ, οἵτινες τὴν ἀκτῖνα τοῦ προσώπου σου μὴ φέροντες, καὶ τὴν λαμπρότητα τῶν χιτώνων σου, ἐπὶ πρόσωπον, εἰς γῆν κατεβαρύνοντο, οἳ καὶ τῇ ἐκστάσει συνεχόμενοι, ἐθαύμαζον βλέποντες, Μωϋσῆν καὶ Ἠλίαν συλλαλοῦντάς σοι τὰ μέλλοντα συμβαίνειν σοι, καὶ φωνὴ ἐκ τοῦ Πατρός, ἐμαρτύρει λέγουσα· Οὗτός ἐστιν ὁ Υἱός μου ὁ ἀγαπητός, ἐν ᾧ εὐδόκησᾳ, αὐτοῦ ἀκούετε, ὃς τις καὶ δωρεῖται τῷ κόσμῳ τὸ μέγα ἔλεος.
Couverte jadis de ténèbres et de fumée, la voici maintenant vénérable et sainte, la montagne où tes pieds, Seigneur, se sont posés ; le mystère caché depuis les siècles, en effet, ta redoutable Transfiguration l’a révélé en ces derniers temps à Pierre, à Jacques et à Jean ; ne pouvant soutenir l’éclat de ton visage rayonnant * et la splendeur de tes vêtements, * ils tombèrent la face contre terre; * saisis d’effroi, ils s’étonnèrent de voir Moïse et Elie parler avec toi * de ce qui devait t’arriver. Et la voix du Père rendait témoignage en disant : Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis ma complaisance. Ecoutez-le, car il accorde au monde la grâce du salut.
Δόξα Πατρὶ καὶ Υἱῷ καὶ Ἁγίῳ Πνεύματι, καὶ νῦν καὶ ἀεὶ καὶ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. Ἀμήν.
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
Doxastikon (13’33)
Προτυπῶν τὴν Ἀνάστασιν τὴν σήν, Χριστὲ ὁ Θεός, τότε παραλαμβάνεις τοὺς τρεῖς σου μαθητάς, Πέτρον καὶ Ἰάκωβον καὶ Ἰωάννην, ἐν τῷ Θαβὼρ ἀνελθών. Σοῦ δὲ Σωτήρ μεταμορφουμένου, τὸ Θαβώριον ὄρος φωτὶ ἐσκέπετο. Οἱ Μαθηταί σου Λόγε, ἔρριψαν ἑαυτοὺς ἐν τῷ ἐδάφει τῆς γῆς, μὴ φέροντες ὁρᾶν, τὴν ἀθέατον μορφήν, Ἄγγελοι διηκόνουν φόβῳ καὶ τρόμῳ, οὐρανοὶ ἔφριξαν, γῆ ἐτρόμαξεν, ὁρῶντες ἐπὶ γῆς, τῆς δόξης τὸν Κύριον.
Pour leur montrer d’avance ta Résurrection, Christ notre Dieu, tu pris avec toi trois de tes Disciples, Pierre, Jacques et Jean, et tu montas au Thabor. Et, te transfigurant, Dieu Sauveur, tu couvris la montagne de clarté. Tes Disciples, ô Verbe, se jetèrent contre le sol, incapables de contempler l’apparence qui ne peut être vue. Et les Anges te servaient avec crainte et tremblement, les cieux frémirent et la terre trembla, voyant ici-bas le Seigneur en sa gloire.
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