Encore un gazoduc de transport de troupes…

Les Russes ont une fois encore utilisé une canalisation pour passer derrière les lignes ukrainiennes. Cette fois à Koupiansk. Et ils font toujours plus fort. A Soudja, ils avaient parcouru 15 km dans le tuyau. Cette fois, des fantassins et des opérateurs de drones ont parcouru 45 km en quatre jours, en passant sous la rivière Oskil, utilisant des mini-scooters électriques et des civières à roulettes. Le tuyau avait été aménagé avec des aires de repos et des points d’approvisionnement.

Cette fois les Ukrainiens ne tentent pas de nier les faits. Ils se plaignent que la leçon n’ait pas été apprise :

« Tuyau 3.0 » — Les Russes ont traversé l’Oskil par un gazoduc et sont entrés dans Koupiansk. Malheureusement, l’ennemi a utilisé un gazoduc pour s’infiltrer pour la troisième fois. La première fois c’était à Avdiivka, la deuxième fois près de Soudja. Il y a même eu une revendication sur internet qu’un gazoduc était utilisé pour entrer dans Pokrovsk, mais en réalité la vidéo a été prise près de Koupiansk.

L’information selon Libération

Donc, si on ne tient pas compte des Français qui ont élu le premier groupe de l’Assemblée nationale…

C’est de fait ce qui se passe habituellement, dans ce pays qui prétend donner des leçons de démocratie.

Il reste que même dans ce groupe il y a une majorité (52%) qui a peur de la Russie (il est vrai que ce ne sont pas les dirigeants du RN qui vont les dissuader), et dans l’ensemble 75% des Français considèrent la Russie comme une menace. (A noter : hors RN, la majorité est écrasante y compris à l’extrême gauche.)

Certes, il s’agit d’un sondage IFOP commandé à Havas par un « think tank ukrainien ». Donc le résultat est sans surprise. Toutefois il doit avoir une part de réalité, même s’il s’inscrit dans la propagande russophobe permanente. Beaucoup de Français continuent de croire cette propagande, et n’ont toujours pas cherché à savoir de quoi il s’agissait, à se pencher un tout petit peu sur l’histoire de l’Ukraine. Pour se rendre compte simplement, quoi qu’on pense de la politique de Poutine, même si on la condamne, qu’il s’agit d’un affaire interne au monde russe (Kiev ville sainte de Russie), à l’ancienne URSS (l’Ukraine « indépendante » est une fiction soviétique), et qu’il n’en résulte en aucune façon une menace pour les pays d’Europe occidentale…

Peuple stupide. La seule consolation est que c’est une grande partie des patriotes qui ne tombe pas dans le panneau.

De la Sainte Vierge le samedi

Dans le bréviaire monastique d’avant 1955, la liturgie de ce samedi était un vestige de l’octave de la Nativité de la Sainte Vierge. La leçon des matines était cet extrait du sermon de saint Bernard pour le dimanche dans l’octave de l’Assomption.

Quid ergo sidereum micat in generatione Mariæ ? Plane quod ex regibus orta, quod ex semine Abrahæ, quod generosa ex stirpe David. Si id parum videtur, adde quod generationi illi ob singulare privilegium sanctitatis divinitus noscitur esse concessa ; quod longe ante eisdem patribus cælitus repromissa; quod mysticis praefigurata miraculis; quod oraculis praenuntiata propheticis. Hanc enim sacerdotalis virga, dum sine radice floruit ; hanc Gedeonis vellus, dum in medio siccæ areæ maduit ; hanc in Ezechielis visione orientalis porta, quæ nulli unquam patuit, præsignabat. Hanc denique præ cæteris Isaias nunc virgam de radice Jesse orituram promittebat ; nunc evidentius virginem parituram. Merito signum hoc magnum in cælo apparuisse scribitur, quod tanto ante de cælo noscitur fuisse promissum.

Pourquoi la naissance de Marie brille-t-elle comme un astre ? C’est assurément parce qu’elle est issue des rois, de la race d’Abraham, de la noble famille de David. Si cela paraît peu, ajoutez-y que cette naissance, à cause de son singulier privilège de sainteté, est reconnue don de Dieu, qu’elle était promise depuis longtemps par le ciel à ces mêmes patriarches, qu’elle était figurée par des prodiges mystiques et annoncée par des oracles prophétiques. C’était elle, en effet, que symbolisait le bâton du grand prêtre, fleurissant sans racines ; elle que désignait la toison de Gédéon, humide sur un sol desséché ; elle que préfigurait, dans la vision d’Ezéchiel, la porte orientale ne s’ouvrant à personne. C’était elle, enfin, qu’avant toute autre, Isaïe promettait, tantôt par la tige qui sortirait de la racine de Jessé, tantôt plus clairement, par la vierge qui enfanterait. C’est donc avec raison qu’il est écrit que ce grand prodige est apparu dans le ciel, puisque nous savons qu’il a été longtemps d’avance promis du ciel.

Délire zélenskien

L’ancien président ukrainien Zelensky s’exprimait hier devant le « 5e sommet des premières dames et premiers messieurs », à savoir les conjoints des dirigeants d’Autriche, Danemark, Estonie, Lituanie, Finlande, Serbie et Allemagne.

Il a osé dire ceci (dans la droite ligne, cependant, de son prédécesseur Porochenko) :

Nous devons examiner ce que la Russie apporte réellement à notre territoire. Et c’est toujours frappant : plus la Russie se rapproche, moins il y a de vie, quelle qu’elle soit – il y a tout simplement moins de gens, moins de choses liées aux gens, moins de choses qui rendent les gens heureux. Et toujours, plus la Russie se rapproche, plus de vies sont détruites, hélas, les plus grands signes de vie qui existaient autrefois sont aujourd’hui en ruines. Les territoires que la Russie a saisis, nos terres, sont souvent tout simplement dépeuplés. Même Donetsk, qui était autrefois l’une des villes les plus riches et les plus puissantes d’Ukraine, les Russes ont réussi à la mettre dans un état où il est tout simplement impossible d’y vivre normalement.

Donetsk :

Le 1er août 2024, la parc Gorki laissé à l’abandon par Kiev, entièrement rénové, reprenait vie :

Quant à Marioupol, l’autre grande ville de l’oblast, il suffit de jeter un œil sur les vidéos pour voir ce qu’il en est. Rappel d’un petit florilège.

Et puis juste une toute petite comparaison : l’école 64 du temps de l’Ukraine, l’école 64 aujourd’hui.

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Un autre aspect du délire zelenskien :

Nous pouvons tous trouver des informations sur les professeurs de Poutine. Les propagandistes russes aimaient souvent montrer son professeur d’allemand. Une personne expérimentée, clairement fière de son élève. Elle a enseigné l’allemand à Poutine, mais elle n’a pas pu lui apprendre à être européen. Poutine est diplômé en droit de l’université de Leningrad. Mais comment ce « juriste » a-t-il pu diriger la Russie de telle manière qu’il a fini par faire l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale ? Et pour quelle raison ? Pour l’enlèvement d’enfants ukrainiens. Nous savons que Poutine a acquis ses notions de base en matière de moralité dans un club de sport, auprès de son entraîneur. Et ce n’était pas seulement un entraîneur de judo, mais plutôt un entraîneur en matière de code de conduite criminel, dans l’attitude correspondante envers la vie et les autres. C’était l’entraîneur de Poutine. Mais alors, comment se fait-il que des millions de Russes, qui n’avaient pas un tel entraîneur, aient un état d’esprit similaire à celui de leur dirigeant ?

Car il y a des millions de Poutine, et c’est pourquoi il faut absolument et toujours tenir les Russes, qui sont tous des monstres, à l’écart de l’économie, de la culture, de la vie internationale…

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Il y a à Donetsk une « allée des anges », avec un monument aux enfants tués par l’armée ukrainienne. Car ce ne sont pas des roquettes russes qui tombaient sur Donetsk en 2014, et jusqu’à l’an dernier, quand la ville était encore sur la ligne de front.