13e dimanche après la Pentecôte

« Pourquoi donc, dit-il, la loi a-t-elle été établie ? à cause des prévarications. » Car la loi non plus n’a pas été créée en vain. Voyez-vous comme ses regards embrassent tout ? On dirait qu’il a des yeux par milliers. Après avoir exalté la foi, et avoir montré qu’elle est plus ancienne, il ne veut pas que les Galates regardent la loi comme ayant été inutile, et il rectifie leur opinion à ce sujet, en expliquant qu’elle avait eu sa raison d’être et qu’elle avait eu une véritable utilité, à cause des prévarications. c’est-à-dire, parce qu’elle empêchait les Juifs de vivre sans rien qui les retînt, et de se laisser entraîner aux derniers excès du vice. Elle leur servait de frein ; elle les formait, réglait leur conduite, les empêchait de violer, sinon toutes, au moins quelques-unes de ses prescriptions. De sorte que la loi n’a pas procuré peu d’avantages aux hommes. Mais jusqu’à quelle époque cela doit-il durer ? « Jusqu’à l’avènement de ce Fils que la promesse regarde », et ce Fils, c’est Jésus-Christ. Si donc elle a été donnée pour durer jusqu’à l’avènement de Jésus-Christ, pourquoi vouloir mal à propos lui faire dépasser ce terme ?

« Et cette loi a été donnée par les anges par l’entremise d’un médiateur « . Ou bien ce sont les prêtres qu’il appelle des anges, ou bien il veut dire que les anges eux-mêmes ont prêté leur ministère à l’établissement de la loi. Pour lui le médiateur est le Christ, et il fait entendre qu’il existait avant la loi, et que c’est lui-même qui l’a donnée. « Or, un médiateur n’est pas d’un seul, et il n’y a qu’un, seul Dieu. »

Que vont répondre à cela les hérétiques ? Si ces mots : « Le seul vrai Dieu » (Jean, XVII, 3) ne permettent pas de croire que le Fils soit le vrai Dieu, il faut aussi en conclure qu’il n’est pas Dieu, puisqu’il a été dit : « Il n’y a qu’un seul Dieu » (Deut. VI, 4). Mais si, malgré ces mots : « Un seul Dieu, le Père » (I Cor. VIII, 6), le Fils ne laisse pas d’être Dieu, il est évident que le Père étant le vrai Dieu, le Fils est aussi-le vrai Dieu. Mais un médiateur, dit-il, est le médiateur de deux personnes. De qui donc le Christ était-il le médiateur ? Bien évidemment il servait de médiateur entre Dieu et les hommes. Voyez-vous comme Paul démontre que le Christ lui-même a donné la loi ? Si donc il a donné la loi lui-même, il a le droit de l’annuler.

« La loi donc est-elle contre les promesses de Dieu ? » Car si les bénédictions nous ont été données par l’intermédiaire de la race d’Abraham, et que la loi ait fait peser sa malédiction sur elle, elle s’est mise en contradiction avec les promesses de Dieu. Comment réfute-t-il cette objection ? D’abord il la repousse avec dégoût et s’écrie: « Loin de nous une telle supposition », puis il continue l’enchaînement de ses preuves et dit : « Car si la loi qui a été donnée avait pu donner la vie, on pourrait dire alors avec vérité que la justification s’obtiendrait par la loi. » Voici le sens de ses paroles : Si nous avions compté sur elle, dit-il, pour obtenir la vie, et si elle avait eu le pouvoir d’opérer notre salut, on aurait peut-être raison de parler ainsi ; mais si c’est la foi qui sauve, et que la loi attire la malédiction, nous ne pourrions rien perdre à l’avènement de la foi qui nous affranchit de tout. Si la promesse devait s’accomplir par l’intermédiaire de la loi, on n’aurait pas tort de croire que s’écarter de la loi serait s’écarter de la justification. Mais si elle a été donnée pour nous circonscrire tous dans de certaines limites, c’est-à-dire, pour confondre notre négligence, pour nous faire sentir nos fautes, non seulement elle n’empêche pas l’effet de la promesse, mais encore elle en favorise l’accomplissement. C’est ce qu’il veut prouver quand il dit : « Mais l’Écriture a comme renfermé tous les hommes sous le péché, afin que ce que Dieu avait promis fût donné par la foi de Jésus-Christ à ceux qui croiraient en lui. »

Comme les Juifs n’avaient pas conscience de leurs propres péchés, et que dans cet état ils ne désiraient pas s’en faire absoudre, Dieu leur donna la loi qui leur révéla leurs blessures, et leur fit désirer l’intervention du médecin. « L’Écriture, dit-il, les enferma sous le péché », c’est-à-dire qu’elle les convainquit de péché, et les retint, en faisant naître la crainte chez eux. Vous voyez donc que la loi, au lieu d’être contraire aux promesses de Dieu, n’a fait qu’en hâter l’accomplissement. Si la loi en revendiquait pour elle seule l’exécution et la responsabilité, on serait fondé à présenter cette objection ; mais si elle ne fait qu’obéir à une autre influence, à laquelle son action tout entière soit subordonnée, en quoi est-elle contraire aux promesses de Dieu ? Sans elle, tous les hommes auraient abouti au vice, et parmi les Juifs il n’y en aurait pas eu un seul qui eût voulu écouter le Christ ; tandis que, du jour où elle leur a été donnée, elle a produit un double résultat : elle a développé chez ceux qui l’observaient des germes suffisants de vertu, elle leur a donné conscience de leurs péchés, ce qui était le meilleur moyen de leur faire désirer la venue du Fils de Dieu. Aussi ceux qui n’ont pas cru en lui n’ont pas cru parce qu’ils ignoraient leurs propres péchés. Et voilà pourquoi Paul disait : « Parce que ne connaissant point la justification qui vient de Dieu, et s’efforçant d’établir leur propre justification, ils ne se sont point soumis à Dieu pour recevoir cette justification qui vient de lui » (Rom. X, 3).

Saint Jean Chrysostome, commentaire de l’épître aux Galates, traduction M. Boucherie, édition Jeannin, 1866.

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Le propre grégorien.

L’introït.

Le graduel.

L’alléluia.

L’offertoire.

La communion.

Le pèlerinage LGBT de Rome

Le jubilé LGBT se poursuit à Rome. Le P. James Martin S.J a publié une photo de la messe célébrée pour son lobby Outreach à l’oratoire Saint François Xavier par le P. Sam Sawyer S.J., rédacteur en chef de la revue America Magazine.

Le directeur exécutif d’Outreach, Michael O’Louglhlin, qui est « marié » à un homme, a publié des images de l’audience générale de mercredi sur la place Saint-Pierre, et du « meeting international » qui s’est tenu à la Curie jésuite, sur le thème : « Ecouter les expériences des catholiques LGBT ».

Le moment principal a été la messe célébrée ce matin en l’église du Jésus, église mère de la Compagnie de Jésus, par Mgr Francesco Savino, évêque de Cassano all’Jonio et vice-président de la conférence épiscopale italienne.

Sur le site de la « Tente de Jonathan » qui organise ce « pèlerinage », on peut lire le témoignage d’une Suédoise venue avec ses deux filles qui se croient des garçons : « Je passerai la Porte Sainte avec mes fils transgenres dans le cœur ». Et aussi ce dessin très significatif de la dictature LGBT (et du détournement blasphématoire du symbole de l’arc-en-ciel), sous le titre : « Quand tu découvres qu’au paradis, les brebis sont toutes arc-en-ciel ».

L’hebdomadaire Famiglia cristiana (qui appartient à la Société Saint-Paul et dont le directeur est un prêtre) participe à la fête, avec notamment un article illustré par cette photo, au-dessus de celle du P. James Martin S.J. qui raconte en détail sa rencontre avec Léon.

Et un article intitulé « L’Eglise montre son visage de mère », avec cette photo où est épinglé : « Pastorale de l’inclusion ».

Zelensky, toujours en russe…

Zelensky a déclaré dans une interview à ABC News (en anglais) :

« Poutine a dit qu’il me rencontrerait si je venais à Moscou. Il peut venir à Kiev. Vous voyez, si une personne ne veut pas me rencontrer pendant la guerre, bien sûr, elle peut suggérer quelque chose qui est inacceptable pour moi ou pour d’autres. C’est compréhensible. Je ne peux pas aller à Moscou alors que mon pays est bombardé, attaqué tous les jours. Je ne peux pas me rendre dans la capitale de ces terroristes. C’est compréhensible. Et il le comprend. J’ai la même proposition, comme je l’ai déjà dit : il devrait venir à Kiev. »

Obligé de faire attention à ce qu’il dit en anglais, Zelensky le russophobe qui se vante d’avoir détruit dix millions de livres en langue russe oublie qu’il a des réflexes de russophone (il a appris l’ukrainien en devenant président), et il dit très clairement Kiev, en russe, et non Kyiv, en ukrainien… Et il le fait deux fois de suite, supprimant toute incertitude…

Mais c’est peut-être une prophétie : quand Poutine viendra à Kiev la ville sera redevenue cette « ville sainte de Russie » que tous les guides vantaient naguère…

Les pervers

Les écoles publiques de Seattle (la plus grande ville de l’Etat de Washington) font savoir aux parents qu’ils ne sont pas autorisés à exempter leurs enfants de l’« enseignement inclusif LGBT », qui enseigne la « transition de genre » dès la maternelle, alors qu’ils peuvent les exempter des cours d’éducation sexuelle :

« L’enseignement sur les identités LGBTQ dispensé à des fins telles que la prévention du harcèlement ou la création d’environnements sûrs et accueillants ne fait pas partie de l’éducation sexuelle complète et n’est donc pas soumis à une clause d’exemption. »

Le district scolaire s’appuie sur les directives de l’Etat et des districts urbains de Californie et de New York. Il souligne que les enfants de maternelle doivent « comprendre qu’il existe de nombreuses façons d’exprimer son genre », et ils le feront grâce au livre « Voici Teddy » : « Voici Teddy initie les plus jeunes lecteurs à la compréhension de l’identité de genre et de la transition dans une histoire accessible et réconfortante sur le fait d’être fidèle à soi-même et d’être un bon ami. » Dans le livre, l’ours en peluche dit à son ami : « Dans mon cœur, j’ai toujours su que j’étais une oursonne, pas un ourson. J’aimerais m’appeler Tilly, pas Thomas », et son ami l’approuve.

Les élèves de CP, quant à eux, lisent « Mon garçon princesse », qui raconte l’histoire d’« un jeune garçon qui aime qui aime s’habiller avec des robes de fille ». En CE1, on lit « La nouvelle robe de Jacob ».

La séparation artificielle et absurde entre l’éducation sexuelle et l’endoctrinement LGBT (comme si les relations sexuelles entre personnes de même sexe et le changement de genre n’avaient pas de rapport avec la sexualité…) est nécessaire pour contourner le récent arrêt de la Cour suprême confirmant que les parents ont le droit d’exempter leurs enfants de l’éducation sexuelle…

On remarque que le prétexte à l’endoctrinement LGBT est le même que celui qui est désormais imposé dans nos écoles : « la prévention du harcèlement ou la création d’environnements sûrs ».

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Le département de l’enfance et de la famille du Massachusetts a signifié à deux familles d’accueil (notées comme exemplaires) qu’on ne leur confierait plus de petits enfants tant qu’ils refuseraient d’accepter d’approuver la confusion sexuelle des futurs enfants qui leur seraient confiés, y compris le soutien à la « transition de genre ».

Il y a plus 1.400 enfants qui n’ont pas de foyer dans cet Etat. Mais pour les pervers du département de l’enfance et de la famille l’idéologie contre nature est plus importante que le bien-être des enfants.

Les deux familles portent plainte contre l’Etat pour violation de la liberté religieuse.