Encore une de moins

L’évêque de Brooklyn (New York), Robert Brennan, supprime la messe traditionnelle à partir du 12 octobre en l’église Sainte-Cécile. C’était l’une des deux seules messes dominicales traditionnelles à Brooklyn, l’arrondissement le plus peuplé de New York. (L’autre a lieu à 9h30 en l’église Notre-Dame de la Paix, avant la messe en espagnol, dans un environnement manifestement pas du tout traditionnel.)

C’est « en application de Traditionis custodes ».

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A peine arrivé au diocèse d’Austin, l’évêque Daniel Garcia, qui a interdit la messe traditionnelle dans son ancien diocèse de Monterey quatre jours avant d’arriver à Austin, a également interdit la messe traditionnelle qui devait être célébrée sur le campus A&M du Texas le 24 septembre par un chapelain du diocèse de Victoria. L’évêque de Victoria, Brendan Cahill, lui a dit qu’il avait reçu une directive du chancelier du diocèse d’Austin lui interdisant formellement de se rendre dans cette université.

Saint Michel

Le doxastikon des vêpres, au monastère de Docheiarou, du mont Athos, en 2011. Le monastère est dédié aux saints archanges Michel et Gabriel, dont la fête, le 8 novembre, est donc la fête patronale. D’où l’ampleur de la mélodie, qui est de Jacques le Protopsalte, premier chantre de Constantinople vers la fin du XVIIIe siècle.

Δόξα Πατρὶ καὶ Υἱῷ καὶ Ἁγίῳ Πνεύματι.
Συγχάρητε ἡμῖν, ἅπασαι αἱ τῶν Ἀγγέλων ταξιαρχίαι· ὁ πρωτοστάτης γὰρ ὑμῶν, καὶ ἡμέτερος προστάτης, ὁ μέγας Ἀρχιστράτηγος, τὴν σήμερον ἡμέραν, ἐν τῷ σεπτῷ αὐτοῦ τεμένει, παραδόξως ἐποπτανόμενος ἁγιάζει· Ὅθεν κατὰ χρέος, ἀνυμνοῦντες αὐτὸν βοήσωμεν· Σκέπασον ἡμᾶς ἐν τῇ σκέπῃ τῶν πτερύγων σου, μέγιστε Μιχαήλ Ἀρχάγγελε.

Gloire au Père au Fils et au Saint-Esprit.
Réjouissez-vous avec nous, toutes les divisions angéliques : car celui qui est votre chef, et notre protecteur, le grand archistratège, sanctifie la présente journée en se montrant de merveilleuse façon dans son temple sacré ; c’est pourquoi, le célébrant comme il se doit, nous lui crions : Protège-nous à l’ombre de tes ailes, archange Michel.

16e dimanche après la Pentecôte

Jésus guérit un hydropique un jour de sabbat, Monreale.

Voici d’abord la guérison d’un hydropique, en qui le poids de la chair accablait l’âme et éteignait l’ardeur de l’esprit. Puis vient une leçon d’humilité, quand le Seigneur condamne ceux qui, dans le banquet nuptial, choisissent les premières places : il le fait néanmoins avec douceur, voulant qu’une bonté persuasive tempère la sévérité de la réprimande, que la raison serve à la persuasion, et que la correction réprime la convoitise. Cette leçon d’humilité est accompagnée d’une leçon de miséricorde, et les paroles du Seigneur nous prouvent que la miséricorde doit se pratiquer envers les pauvres et les faibles ; car être hospitalier pour ceux qui en récompenseront, c’est plutôt de l’avarice que de la charité.

Enfin, à l’un des convives, comme à un vétéran qui a fourni ses années de service, Jésus-Christ donne pour récompense le précepte du mépris des richesses ; puisque le royaume des cieux ne peut être acquis, ni par celui qui, tout aux choses d’ici-bas, s’est acheté des possessions terrestres, le Seigneur ayant dit : « Vends ce que tu as et suis-moi », ni par celui qui s’est acheté des bœufs (Élisée ayant égorgé et distribué ceux qu’il avait), ni enfin par ceux qui, ayant pris femme, pensent aux choses de ce monde, et non à celles de Dieu. Certes, l’état conjugal n’est point blâmé ; seulement la virginité est appelée à un plus grand honneur. « Car la femme non mariée et la veuve pensent aux choses qui sont du Seigneur, afin d’être saintes de corps et d’esprit. »

Mais, pour rentrer maintenant en grâce avec les gens mariés, comme plus haut nous nous sommes concilié les personnes veuves, disons que nous ne nous refusons point à l’opinion de plusieurs interprètes, estimant que les trois genres d’hommes exclus de la participation au grand festin sont : les païens, les Juifs et les hérétiques. L’Apôtre nous dit de fuir l’avarice, de crainte qu’embarrassés, comme les Gentils, dans l’iniquité, la malice, l’impudicité et l’avarice, nous ne puissions arriver au royaume du Christ. « Car aucun impudique, ou avare, ce qui est une idolâtrie, n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. »

Saint Ambroise, commentaire sur saint Luc, leçon des matines (bréviaire monastique)

L’âne et le bœuf.
La dernière place, selon saint Bède et selon la règle de saint Basile.
Les trois collectes (Schuster).
L’introit.
L’offertoire.
Le graduel.
L’alléluia.
La communion.

La tyrannie anti-chrétienne

L’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH), qui manifestement n’a rien d’autre à foutre, a perquisitionné pendant trois jours les locaux de l’association SOS Chrétiens d’Orient.

Ce qui fait suite à des dénonciations de l’abjecte officine Mediapart.

« Certains de ses responsables ont parfois été accusés de complaisance envers le régime du président syrien déchu Bachar al-Assad. »

Ben oui. On ne pouvait pas pénétrer en Syrie pour y aider les chrétiens sans avoir l’autorisation de Bachar al-Assad, qui du reste avait les meilleures relations avec eux.

Et comme SOS Chrétiens d’Orient continue activement d’aider les chrétiens de Syrie, je suppose que dans quelques années, quand le régime aura de nouveau changé, les infâmes corbeaux de Mediapart répandront le bruit que certains de ses responsables ont eu de la complaisance envers le régime de l’ancien jihadiste Ahmed al-Charaa…

On remarque que la dépêche de l’AFP qui se délecte goulument de la chose finit quand même ainsi :

Des milliers de volontaires ont été envoyés en Orient, grâce à l’ONG, et ont participé à la reconstruction de villages, d’infrastructures ou à l’accueil de réfugiés.