Saint Etienne de Hongrie

La fête nationale hongroise est la fête de saint Etienne, premier roi et évangélisateur de la Hongrie. C’est le 20 août (jour de la canonisation du saint, mort un 15 août). Ce jour-là a lieu notamment une grande procession de la main droite de saint Etienne, la sainte dextre.

Pour la canonisation, en 1083, on ouvrit son tombeau. On découvrit alors que sa main droite était intacte. Elle devint donc la relique principale du saint roi. Pendant l’occupation ottomane, elle fut gardée par les dominicains de Raguse (Dubrovnik). En 1771, l’impératrice Marie-Thérèse, qui était roi de Hongrie, la fit transporter au château de Schönbrunn, puis en son château royal de Buda. Où il y eut une procession chaque 20 août à partir de 1860.

En 1945 des membres du parti des Croix fléchées l’emportèrent à Mattsee, près de Salzbourg. Mais dès le 20 août, elle était rapportée à Budapest par un aumônier de l’armée américaine. Pendant l’époque communiste elle fut gardée dans le presbytère de la basilique Saint-Etienne, où elle prit sa place actuelle en 1989, quand la procession fut autorisée.

Le 20 août le Parlement est ouvert au public, qui peut ainsi vénérer la couronne, le sceptre, le globe et l’épée de saint Etienne qui trônent dans le hall. Ces insignes royaux avaient été pris par les Américains en 1945 et mis à Fort Knox. Ils furent solennellement  restitués à la Hongrie par Cyrus Vance en 1978.

À propos de Paroubiy

Andriy Paroubiy, assassiné dans une rue de Lvov, avait fondé en 1991 le « parti social-national d’Ukraine », en très claire référence au parti national-socialiste allemand, avec comme emblème celui de diverses organisations nazies dont la 2e division SS Das Reich (le drapeau deviendra ensuite celui du bataillon Azov). En 1998 il prend la direction des « Patriotes d’Ukraine », l’organisation paramilitaire du parti. En 2004 le parti abandonne ses trop visibles références nazies et devient Svoboda (tout en continuant à appeler à la lutte armée « contre les Moskals et les youpins »). Paroubiy intègre alors le parti Notre Ukraine, qu’il quittera en 2012. Durant le Maïdan (2013-2014), il est le commandant des « corps volontaires de sécurité » (les émeutiers néo-nazis qui occupent la place et les bâtiments officiels), et il devient secrétaire du Conseil de défense et de sécurité nationale d’Ukraine. A ce titre il participe notamment à la guerre du Donbass et à la répression à Odessa. Au point qu’il était sous le coup d’une enquête pénale ukrainienne pour « le fait de la création et de la coordination de groupes armés publics afin de mener des émeutes à Odessa ». Dont celle qui mena à l’incendie de la maison des syndicats, qui fit au moins 42 morts. Député à partir de cette année-là, il fut président du parlement de 2016 à 2019. En 2018 il affirmait à la télévision : « Le plus grand homme qui a jamais pratiqué la démocratie directe était Adolf Hitler dans les années 30. »

C’est ce qu’il convient de garder à l’esprit quand on lit les éloges qui fleurissent.

Paroubiy était grec-catholique, comme Bandera, ce qui n’avait pas empêché le patriarche de Constantinople de le décorer de la Croix de saint André…. Le primat de l’Eglise grecque-catholique, Sviatoslav Chevtchouk, a déclaré que l’assassinat de Paroubiy est un « crime odieux dirigé contre le peuple ukrainien et notre État ». Paroubiy « était un véritable patriote qui a joué un rôle clé dans la vie publique et politique de l’Ukraine ». Soulignant son activité pendant le Maïdan, il affirme que « son service à l’Ukraine et son sacrifice sont un exemple à suivre. »

Radosław Sikorski, ministre polonais des Affaires étrangères : « J’ai rencontré Andrij Paroubiy comme commandant de la Garde du Maïdan (…). La nouvelle de son assassinat à Lviv est bouleversante. Je présente mes sincères condoléances à ses proches et à tout le peuple ukrainien, qui a perdu l’un de ses meilleurs fils. »

Roberta Metsola, présidente du Parlement européen : « Profondément choquée par le terrible assassinat de l’ancien président de la Verkhovna Rada, Andriy Paroubiy, à Lviv. Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à ses amis. »

Les beaux dimanches d’Ursule

Ursule est allée hier en Pologne. Elle a d’abord dansé avec son copain Donald, puis avec lui et l’armée polonaise elle est allée faire la guerre à la Biélorussie. Ce qui était héroïque : on lui avait dit qu’il ne fallait pas y aller parce que de l’autre côté il y avait des soldats biélorusses. Sic. Elle a donc vu que l’Europe était en sécurité derrière ses barbelés et ses champs de mines…

Puis elle est allée se promener en Bulgarie. Son atterrissage a été perturbé par une panne de GPS, c’est-à-dire, foi d’Ursule et des autorités bulgares, par un sabotage russe, parce que Poutine, qui comme Loukachenko était en Chine, n’avait rien d’autre à faire que d’embêter Ursule.

Remise de ses émotions, elle est allée visiter une usine de fabrication d’obus. Des obus pour l’Ukraine. Pour défendre l’Europe…

L’heure de cette visite n’avait pas été annoncée. Mais des méchants en avaient été avertis, évidemment par des agents russes infiltrés dans le gouvernement bulgare. Alors sa voiture a été brièvement arrêtée par des manifestants qui la traitaient de « nazie ». Le chef du parti Renaissance a déclaré : « Si l’Union européenne se prépare à la guerre avec la Russie, qu’Ursule vienne le dire ici. Plus de 80 % des Bulgares ne considèrent pas la Russie comme un ennemi, mais ils voient l’ennemi dans la politique de l’UE, ils voient l’ennemi en Ursule, ils voient l’ennemi dans la politique de l’OTAN. »

Et aux journalistes elle a affirmé que le plan de garanties de sécurité pour l’Ukraine était prêt, impliquant le déploiement de dizaines de milliers de soldats européens, avec l’appui américain. Sic.

Il n’y a semble-t-il personne pour rappeler à Ursule que ses belliqueuses autant que guignolesques promenades dominicales n’entrent en aucune manière dans ses attributions.

Addendum

Il y en a quand même un qui dit quelque chose, c’est le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius:

« Outre le fait que l’UE n’a aucune autorité ni compétence en matière de déploiement de troupes – quels qu’en soient les acteurs –, je m’abstiendrai de confirmer ou de commenter de quelque manière que ce soit ces considérations. »

Perseverare diabolicum

En ce jour de rentrée scolaire, Elisabeth Borne n’avait rien de mieux à dire que réitérer son appel à modifier la devise du fronton du Panthéon. « Je crois que c’est important de reconnaître aussi la place des femmes et de dire à toutes les jeunes filles qu’elles ont toute leur place dans notre société. »

L’idéologie woke du « dégenrage » (de la « dégenrisation » ?) nous fait donc régresser au niveau de cet évêque du deuxième concile de Mâcon, en 585, qui avait dit que la femme ne pouvait pas être appelée homme. La différence est que cet évêque était tout seul dans son délire, alors que c’est aujourd’hui l’idéologie officielle.

Voici comment saint Grégoire de Tours avait raconté cette anecdote que détourna ensuite la propagande laïcarde pour faire croire qu’il fut un temps où l’Eglise croyait que la femme n’avait pas d’âme…

« Il y eut dans ce synode un évêque qui disait que la femme ne pouvait pas être appelée “homme” (qui dicebat mulierem hominem non posse vocitari). Cependant il se tint tranquille lorsque les évêques lui eurent rendu raison, en alléguant le passage du Vieux Testament qui dit qu’au commencement, quand Dieu créa l’homme, il les créa mâle et femelle, et leur donna le nom d’Adam, ce qui veut dire homme de terre, appelant ainsi du même nom d’homo la femme et l’homme. D’ailleurs, Notre-Seigneur Jésus-Christ est aussi appelé le Fils de l’homme, parce qu’il est né de la sainte Vierge, qui est une femme. Lorsqu’il changea l’eau en vin, il lui dit : Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi ? etc. Élucidée par beaucoup d’autres témoignages, cette question fut ainsi assoupie. »

Les Borne et compagnie ne descendent pas de l’homo sapiens sapiens mais de la femina stupida stupida.