Grossi et Poutine

Rafael Grossi a déclaré à Radio Mitre (Argentine) que sa rencontre avec Vladimir Poutine avait été très « intense » et qu’ils ont parlé de « tout », pas seulement de sujets politiques. Ainsi, « nous avons parlé du tango et de la culture argentine. Et il m’a dit que nous avons un dirigeant très atypique ». Mais « ce qu’il a fait dans la sphère économique est très raisonnable ».

Grossi a qualifié sa rencontre avec Poutine de « doublement importante » car, d’une part, il a pu écouter Poutine et, d’autre part, il a transmis certains messages au dirigeant russe pour tenter d’éviter une nouvelle crise au Proche-Orient.

Bon sens slovaque

Le Parlement slovaque a adopté un amendement constitutionnel, à la majorité des deux tiers (90 députés), inscrivant dans la Constitution qu’il n’y a que deux sexes, masculin et féminin, et interdisant l’adoption aux « couples » de même sexe (le mariage ayant déjà été défini en 2014 comme l’union d’un homme et d’une femme »), ainsi que la GPA.

L’amendement, proposé par le parti social-démocrate de Robert Fico, affirme à cette occasion la souveraineté de la Slovaquie dans les « matières culturelles et éthiques ».

« La primauté de la loi de l’UE n’est pas négociable », a réagi le Commissaire européen chargé de la Démocratie, de la Justice et de l’Etat de droit.

Eh bien c’est le commissaire en charge de la défense de l’Etat de droit qui viole l’Etat de droit (sans surprise). Car les questions culturelles et éthiques relèvent des Etats de l’UE et non de Bruxelles.

Et les hauts cris des eurocrates et de la Commission de Venise n’y changent rien. Les prétendus « droits » LGBT n’en sont pas dans les traités européens.

Robert Fico est parfaitement fondé à justifier l’amendement en invoquant « les traditions, l’héritage culturel et spirituel de nos ancêtres » pour rétablir « le bon sens ». Il avait déjà souligné la nécessité de veiller à ce que « personne ne puisse se proclamer un hélicoptère, un chat ou un chien ».

Pologne : entretenir la psychose

Juste après avoir rouvert la frontière avec la Biélorussie, fermée depuis le 12, Varsovie « recommande » aux Polonais de « s’abstenir de toute visite en République de Biélorussie » et « appelle les citoyens polonais qui se trouvent actuellement en République de Biélorussie à quitter immédiatement son territoire ».

Parce que selon le gouvernement polonais la situation est tendue à la frontière, et à cause « d’arrestations arbitraires de citoyens polonais ».

Si la situation était tendue à la frontière on ne voit pas pourquoi elle a été rouverte, et pourquoi on incite les citoyens à la franchir dans le sens Biéorussie-Pologne…

Quant aux « arrestations arbitraires », c’est un fantasme de plus. Il y a eu UN Polonais arrêté en Biélorussie, le 4 septembre (donc avant l’épisode de fermeture et de réouverture de la frontière) : un jeune carme de Cracovie (en civil) trouvé en possession d’un document tamponné « Secret » sur les manœuvres russo-biélorusses qui allaient avoir lieu, et en compagnie d’un citoyen biélorusse auquel il aurait fait miroiter un salaire s’il livrait des informations selon les médias biélorusses.

Donald Tusk avait aussitôt dénoncé une « provocation » et déclaré : « Je ne suis pas certain encore de la nature de la visite de notre jésuite (sic) mais selon mes informations il y est allé voir un ami ou une connaissance. »

Quoi qu’il en soit s’il y avait eu d’autres arrestations « arbitraires » le gouvernement polonais nous l’aurait fait savoir.

(En revanche, les Polonais ont arrêté DEUX Biélorusses, accusés d’avoir fait voler un drone au-dessus du palais présidentiel.)

Grossi à Moscou

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, est à Moscou pour participer à la Semaine atomique mondiale, ouverte hier par Vladmir Poutine qui a notamment annoncé :

« Dès 2030, nous prévoyons de lancer le premier système d’énergie nucléaire au monde avec un cycle de combustible fermé en Russie, dans la région de Tomsk. Qu’est-ce que cela signifie ? Il s’agit d’une avancée véritablement révolutionnaire réalisée par des scientifiques et des ingénieurs russes. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que la quasi-totalité du volume (95 %) du combustible usé sera réutilisé plusieurs fois dans des réacteurs. Un tel mécanisme permettra à terme de résoudre presque entièrement le problème de l’accumulation des déchets radioactifs. Et, ce qui est également crucial, il éliminera pour l’essentiel la question de l’approvisionnement en uranium. »

Grossi a invité la Russie à la conférence sur l’énergie nucléaire qui se tiendra à Vienne en décembre.

Poutine et Loukachenko ont dit soutenir la candidature de Grossi au poste de secrétaire général de l’ONU.

Puis Poutine a reçu Grossi au Kremlin.