Leila Huissoud chante à l’église

Le 27 juillet dernier, Le Pays Roannais titrait sur Leila Huissoud qui a « enchanté les spectateurs présents à l’église de Marols » dans la Loire. Avec notamment une chanson intitulée « La vieille ». La donzelle se prend pour Brassens. Mais Brassens n’aurait jamais chanté cela dans une église. En outre la chanson n’est pas d’elle, elle a été écrite par l’ignoble Patrick Font en 1983.

Voici ce que les chaisières de Marols étaient enchantées d’entendre dans leur église (la vidéo est ici) :

J’ai pas besoin de vous dit-elle au médecin
En élevant vers lui son troisième verre de vin
Tandis que les vieillards autour de la pendule
Chantaient à quatre voix La grosse bite à Dudule
Et l’on vit ce spectacle ô combien ravissant
De 80 gâteux quittant l’établissement
Afin de ratisser les hospices du pays
Arrachant à la mort des moribonds surpris

J’ai pas besoin de vous, dit-elle au curé
Qui au chevet d’un vieux s’esquintait à prier
Vous voyez bien que ce cadavre n’est pas mort
S’il ne respire plus par contre il bande encore
Un petit coup de branlette le remettra sur pattes
Comme un coup de manivelle sur une vieille Juva 4
Le prêtre révulsé tombait les bras en croix
Il respirait encore, mais il ne bandait pas

Ce n’est pas la première fois que Leila Huissoud chante dans une église. Ni la dernière, puisqu’elle est programmée par exemple en juin 2026 à l’église Saint-Maurice de Lille, qui est l’église gothique du centre historique de la ville.

En Russie elle serait en prison. En France elle est bénie par l’Eglise.

Voici ce qu’elle écrit, elle, et il n’y a personne pour corriger ses fautes ni lui dire d’apprendre le français avant de se prendre pour Brassens :

La Fontaine était zoophile et Molière exilé fiscale
Quand les littéraires nous enfilent on sent mieux passé la morale
Maintenant plus besoin de subterfuge
Plus de fourmis et plus d’avare
Les cigales chantent le déluge mais n’engueule jamais l’arrosoir

Saint Lin

Sur saint Lin on a le témoignage de saint Irénée, et pas grand-chose de plus.

On fait mémoire de sainte Thècle. Voir ici, et .

Le martyrologe évoque aussi saint Constance, « mansionnaire » (sacristain) de l’église Saint-Etienne d’Ancône. Saint Grégoire le Grand en parle dans ses Dialogues (I, 5) :

Il y avait près de la ville d’Ancône une église du bienheureux martyr Etienne, à laquelle était attaché par office un homme vénérable nommé Constance ; le bruit de sa sainteté s’était répandu au loin. Plein de mépris pour les intérêts de la terre, il aspirait de tout son cœur aux seuls biens célestes. Un jour que l’huile manquait à l’église, et que le serviteur de Dieu n’avait absolument rien pour alimenter les lampes, il les remplit d’eau, y mit des mèches à l’ordinaire, puis il les alluma, et l’eau brûla dans les lampes absolument comme si c’eût été de l’huile. Considérez, mon cher Pierre, le mérite d’un homme qui, dans une nécessité extrême, a changé la nature d’un élément. (…)

Comme le bruit de sa sainteté avait retenti au loin, bien des personnes de diverses provinces désiraient ardemment de le voir. Un jour un paysan vint d’une contrée lointaine pour jouir de ce spectacle. A la même heure, le saint homme, monté sur un gradin de bois, s’occupait à raccommoder les lampes. Il avait une fort petite taille, un physique grêle et misérable. La personne qui était venue le voir cherchait à le reconnaître, et demandait instamment qu’on voulût bien le lui montrer. Ceux qui le connaissaient lui rendirent ce service. Mais comme les insensés jugent du mérite d’après les qualités extérieures, le villageois, à la vue d’un petit homme sans apparence, ne put se persuader que ce fût véritablement lui. La renommée et la vue d’un tel objet engageaient une sorte de lutte dans l’esprit du manant. Il ne pouvait s’imaginer que celui dont l’opinion lui avait tellement prôné la grandeur fût en réalité si petit à ses yeux. Sur de nombreuses assertions que c’était bien Constance lui-même, il le méprisa et le tourna en ridicule, en s’écriant : « J’ai cru, moi, que c’était un grand homme, et celui-là n’a rien de l’homme ! » A ces mots, le serviteur de Dieu quitte les lampes qu’il répare, descend avec un joyeux empressement, se jette, dans l’excès de sa charité, au cou du paysan, le serre étroitement dans ses bras, le couvre de baisers, et le remercie avec effusion de ce qu’il a si bien jugé de sa personne. « Vous êtes, lui dit-il, le seul qui ayez sur moi les yeux ouverts. » Jugez par là de l’humilité d’un homme qui paie par un surcroît de charité le mépris dont il est l’objet ! Les outrages que nous essuyons révèlent les sentiments de nos cœurs. Ordinairement l’orgueil se complaît dans les honneurs, et l’homme humble dans son propre mépris. Est-il méprisable aux yeux des autres, il se réjouit de voir leur jugement confirmer ses propres pensées.

*

Il est remarquable que le miracle de la lampe s’est reproduit en 1875 au Liban. Le P. Charbel voulait prendre la suite de l’ermite qui venait de mourir. Le père abbé hésitait. Pour le mettre à l’épreuve il lui confie un travail « urgent ». Le P. Charbel s’y met aussitôt, mais voici la nuit qui arrive. Il demande aux serviteurs de mettre de l’huile dans sa lampe. Pour lui faire une farce et voir sa réaction, ils mettent de l’eau à la place de l’huile. Mais le P. Charbel allume sa lampe normalement, et elle continue de briller. Le serviteur qui avait mis l’eau court trouver le père abbé et confesse ce qu’il a fait. Le père abbé va inspecter la lampe, et il n’y a effectivement aucune trace d’huile. Alors il comprend qu’il doit laisser saint Charbel devenir ermite.

Cynisme sans limite

Le ministre israélien des Affaires étrangères déclare qu’Israël est « préoccupée » par la soi-disant violation de l’espace aérien estonien au-dessus de la Baltique par des avions russes se rendant à Kaliningrad. Car ces violations, qui s’ajoutent au « récent événement en Pologne » (les soi-disant drones russes), « peut menacer la stabilité et la paix dans la région ».

Parce que Israël s’y connaît en stabilité et en paix dans sa région… C’est obscène de condamner une éventuelle violation de quelques minutes quand Israël viole quotidiennement, depuis des décennies, l’espace aérien libanais et syrien, et fréquemment l’espace aérien jordanien et irakien, et l’espace aérien de l’Iran, du Qatar et du Yemen quand il va bombarder ces pays…

Ukraine : où l’Eglise orthodoxe est préservée

En réponse à la question d’un journal local, l’administration régionale ukrainienne de Zaporojia fait savoir qu’au 1er septembre aucune communauté de l’Eglise orthodoxe ukrainienne n’a déposé de documents pour changer d’appartenance, à savoir pour rejoindre l’Eglise du pouvoir.

L’Union des journalistes orthodoxes ukrainiens, qui rapporte cette information, souligne que la région compte 162 paroisses de l’Église orthodoxe ukrainienne et que « la plupart des églises se trouvent dans le territoire occupé ».

En bref la Russie préserve l’intégrité de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, alors que certains districts de l’ouest se félicitent de l’avoir éradiquée. En l’occurrence il ne s’agit pas d’un territoire occupé, mais libéré de ceux qui veulent détruire l’Eglise orthodoxe.

Encore un

Le juge en question n’est pas un simple juge fédéral, c’est Brett Kavanaugh, un des 9 juges de la Cour suprême des Etats-Unis, nommé par Donald Trump lors de son premier mandat.

L’un des avocats de l’accusé souligne que Nicholas Roske s’appelle désormais “Sophie Roske” et que son équipe juridique se référera à lui en utilisant des pronoms féminins. Et que la défense n’utilisera pas le nom légal de Roske « par respect pour elle »…