Ursule veut donner 1.500 milliards à l’Ukraine…

Viktor Orban écrit sur sa page Facebook :

« Hier, à Davos, le président Zelensky a mis le paquet. Il n’y a rien de nouveau à ce qu’il s’en prenne à nouveau au gouvernement hongrois et à moi-même à l’approche des élections en Hongrie. Ce qui est surprenant, c’est qu’il ait également critiqué tous les autres dirigeants européens dans son discours. Il estime que l’aide envoyée à l’Ukraine, les armes et la détermination de l’Europe sont insuffisantes. La réponse de Bruxelles ne s’est pas fait attendre. Hier soir, Ursula von der Leyen a présenté une feuille de route pour le développement de l’Ukraine. Dans ce document, Bruxelles a accepté toutes les demandes ukrainiennes. 800 milliards de dollars pour l’Ukraine, une adhésion accélérée à l’UE d’ici 2027 et un financement supplémentaire jusqu’en 2040. Nous en sommes arrivés là. Tant que le président Zelensky sera assis à l’envers sur son cheval, les Bruxellois paieront sans broncher. Nous avons notre mot à dire à ce sujet. Une pétition nationale va être lancée pour faire savoir à Bruxelles que nous ne paierons pas ! »

Parlant à des journalistes à Bruxelles, Orban a dit que les dirigeants des pays de l’UE ont reçu un document confidentiel indiquant que la demande financière de l’Ukraine est de 1.500 milliards, dont 800 sur dix ans pour la « reconstruction », et 700 d’aide militaire.

Au début de son texte, Orban fait allusion aux stupides insultes proférées contre lui par Zelensky dans son discours à Davos :

« Tous les Viktor qui vivent de l’argent européen tout en essayant de liquider les intérêts européens méritent de recevoir un grand coup sur la tête. Et ce n’est pas parce qu’il aime Moscou que nous devons permettre aux capitales européennes de devenir des petits Moscou. »

Orban avait répondu sur les réseaux sociaux :

« Je vois que nous ne nous comprendrons pas. Je suis un homme libre, au service du peuple hongrois. Vous êtes un homme dans une situation difficile, qui n’a pas pu ou n’a pas voulu mettre fin à une guerre depuis quatre ans. Et ce, malgré le fait que le président des États-Unis vous ait apporté toute l’aide dont vous aviez besoin. Malgré vos insultes délibérées, le peuple ukrainien peut compter sur nous pour continuer à fournir à votre pays de l’électricité et du carburant, tout comme nous continuerons à aider les réfugiés arrivant d’Ukraine. La vie s’occupera du reste et chacun obtiendra ce qu’il mérite. »

Ukraine-Russie

Il semble qu’il se passe quelque chose de nouveau dans les discussions sur la guerre en Ukraine. Hier, Donald Trump a convoqué Zelensky à Davos alors qu’il n’avait pas l‘intention d’y aller. Hier soir, Vladimir Poutine a reçu pendant quatre heures l’envoyé spécial de Trump Steve Witkoff et Jared Kushner, en présence de son conseiller Iouri Ouchakov. Aujourd’hui se tient à Abou Dhabi une réunion tripartite Russie-Etats-Unis-Ukraine. La délégation russe est composée exclusivement de militaires, sous la direction de l’amiral Igor Kostioukov, chef du département principal du renseignement de l’état-major russe.

L’argent par les fenêtres

Kaja Kallas, hier :

Aujourd’hui, l’UE a débloqué les premiers 10 millions d’euros destinés à la création d’un nouveau tribunal spécial chargé de juger les dirigeants russes pour leur rôle dans la guerre menée par Moscou contre l’Ukraine. Les dirigeants russes sont responsables de cette guerre et ils doivent rendre des comptes. Il ne peut y avoir d’impunité.

Ce fut un plaisir de discuter avec Alain Berset et de signer le contrat avec le Conseil de l’Europe.

Après tout, si par hasard ce tribunal finissait par exister, il pourrait servir à juger la clique de Kiev coupable de génocide sur son propre peuple, de graves atteintes à la démocratie et aux libertés, de persécution religieuse et de discrimination linguistique.

La persécution en Ukraine

Le tribunal de Dnipro a prolongé de deux mois la détention « provisoire » du métropolite Arsène, abbé de Sviatogorsk.

Un professeur de médecine de Kiev a fait valoir que l’état de santé du métropolite exigeait des examens dans des cliniques spécialisées et que les médecins de Dnipro se sont « révélés totalement incompétents ». Il a déclaré que le métropolite a besoin d’un traitement hospitalier et d’une rééducation après un an et neuf mois passés en détention provisoire, et que les médicaments actuellement prescrits « non seulement ne sont d’aucune aide, mais ils sont même nocifs ».

Mais le juge est resté inflexible. L’abbé du grand monastère du Donbass est en prison sans jugement depuis le 24 avril 2024, il doit y rester, quel que soit son état de santé.

Rappelons qu’il a été arrêté pour avoir averti les fidèles dans une homélie qu’il y avait des barrages de l’armée à tel et tel endroit et avoir mis en ligne cette homélie (mise en ligne après la fin des barrages).

Pendant ce temps-là l’Eglise du pouvoir continue, mais à un moindre rythme, de voler les églises orthodoxes, et l’administration de « légaliser » les « transferts », comme hier encore à Kouzmine près de Khmelnitski.

Continuité bergoglienne

Léon XIV a nommé Carlo Roberto Maria Redaelli, jusqu’ici archevêque de Gorizia, secrétaire du dicastère pour le clergé. Il est l’un des plus farouches adversaires de la liturgie traditionnelle.

A l’assemblée de la conférence des évêques italiens, en 2018, Mgr Redaelli s’était fait le porte-parole des évêques qui condamnaient le motu proprio Summorum Pontificum. Messa in latino relatait :

Mgr Redaelli, évêque de Gorizia (dont nous savons qu’il a obtenu un diplôme en droit canonique à l’Université pontificale grégorienne) a affirmé que le Missel ancien de Jean XXIII avait été abrogé par Paul VI (contrairement à ce qu’affirme Benoît XVI dans le Motu Proprio) et que, par conséquent, Summorum Pontificum, dont les prémisses juridiques sont erronées, est inopérant dans la partie où il affirme la validité continue de l’ancien missel et reconnaît sa validité inchangée aujourd’hui. Pour cette raison, le motu proprio est un « non-sens » juridique et la liturgie « tridentine » n’a pas été légitimement rétablie par le motu proprio et ne peut être considérée comme libéralisée.

D’autre part, en 2017 il avait refusé de condamner le « mariage » d’un chef scout avec un homme. Il avait invité les fidèles à « réfléchir ensemble pour comprendre si, même à partir d’un événement aussi controversé, on peut recevoir des aspects de la grâce » et rappelait  » l’invitation à accueillir, discerner et intégrer qui imprègne le magistère du pape François ».