Le rapport annuel de la Sécurité d’Etat de Lettonie (VDD) publié hier signale que le nombre des commentateurs « pro-Kremlin » a plus que doublé en un an (51%), après avoir augmenté de 39% en 2024.
Le 9 mai, plus de 260 résidents ont posté sur les réseaux sociaux des photos du ruban de saint Georges et d’autres « symboles de la Russie ».
Tous ces agents de Moscou sont répertoriés, et le VDD publie une carte indiquant où habitent les « traitres ».

L’un d’eux, Aleksandrs Gapoņenko, a été condamné le 27 janvier à dix ans de prison et trois ans de probation pour avoir participé à une conférence en Russie, au cours de laquelle il a qualifié d’ethnocide l’interdiction de parler russe et la fermeture des écoles russophones en Lettonie.
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Au fond, les pays baltes ne veulent pas sembler démériter auprès de leur grand frère bâtard en territoires ukrainiens dans la discrimination envers les russes et russophones. Ils font ce qu’ils peuvent. Ils ont surtout la chance d’être insignifiants en comparaison avec ycelui de leurs populations et des pourcentages de la population russe, sinon que seraient-ils devenus s’ils avaient été instrumentalisés par les européisto-otaniens au point de vouloir et de devoir s’affronter militairement à la Russie ?
En millions d’habitants. Lettonie : 1, 8 (indice de fécondité de 1,2) ; l’Estonie : 1,3 et Lituanie : 2,7 quand même !
Depuis 1989, sous la pression russophobe allant jusqu’à la privation de droits, les Russes restent encore 28,5 % en Lettonie ; 25,6 % en Estonie et 9,4 % en Lituanie. La proportion a baissé grosso-modo d’un quart en chacun des chihuahua baltes depuis 1989.
À part les régions de Volhynie et Galicie, les territoires ukrainiens sont majoritairement russes ; et russes en un nombre plus qu’écrasant à l’est de ligne Karkhov-Odessa, en gros.
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