Ukraine : deux conditions

Lors d’une interview à RT, hier, Serguei Lavrov est revenu sur deux points non négociables d’une paix en Ukraine : le droit des Ukrainiens de parler russe, et d’être membres de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, conformément aux principes des Nations Unies.

Il a souligné que dans d’autres pays en conflit il n’y avait pas de telles interdictions : « L’arabe n’est pas interdit en Israël, l’hébreu n’est pas interdit en Palestine ni dans les autres pays arabes. Nulle part on n’interdit une langue. Mais en Ukraine, ce n’est pas seulement une langue, c’est la langue du peuple indigène de ces régions, une langue officielle de l’ONU, qui est interdite. »

La liberté linguistique et la liberté religieuse sont inscrites dans la Charte des Nations Unies, et l’Ukraine en est membre, elle doit donc respecter la Charte.

Et en qui concerne Macron :

« Il a répété, il y a une semaine ou deux, qu’il pourrait appeler Vladimir Poutine prochainement. Mais honnêtement, ce n’est pas sérieux, c’est une diplomatie pitoyable. Si l’on veut vraiment discuter sérieusement, il suffit de décrocher le téléphone. Poutine répondra, il écoute toutes les propositions. Et si ces propositions sont sérieuses, je peux vous assurer qu’elles recevront une réponse sérieuse, concrète et pragmatique. »


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